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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 18:00

http://29.media.tumblr.com/tumblr_lbu6mmqXrQ1qaa2q3o1_1289687436_cover.jpgHeureux les béophiles impatients : il n'est pas rare que le CD d'une musique de films sorte avant le film lui-même (sauf dans les cas exceptionnels où le CD ne sortira jamais, sans raison valable, remember Spider-Man 3 de Christopher Young...).

 

C'est le cas cette année de la première partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort (HP7.1 pour les intimes), film prévu le 24 novembre, B.O. commercialisée le 15.

 

A l'heure où j'écris, nous sommes le 16 novembre. 14h32. J'avais examen ce matin de 8h à 11h, suivi par 3h de cours (transformées en 2h seulement par une prof pressée : ouf).

 

Bien sûr, avant même la sortie du CD, le piratage a fait son oeuvre. Cela faisait bien plus de dix jours que la B.O. entière était publiée sur YouTube et autres sites d'écoute libre. L'occasion de se faire une idée sur le produit fini, oeuvre de l'esprit d'un compositeur français actuellement en vogue : M. Alexandre Desplat.

 

J'avais déjà fait part de mon commencement de déception en écoutant quelques pistes au hasard sur YouTube. Faut dire qu'au premier abord, l'écoute d'une B.O. est ardue. Encore plus quand on n'a pas vu le film. En ne sachant pas à quel passage la musique correspond, difficile de se faire une idée, même si certaines pistes, de part leur violence et leur titre, laissent présager de grosses scènes d'action (la piste n° 4 intitulée Sky Battle, celle que je préfère actuellement, sous réserve d'une écoute plus approfondie).

 

 


Il y a quand même de quoi être frustré. Pour une saga de huit livres adaptés en huit films, pas moins de quatre compositeurs aux styles extrêmement différents auront officié dessus. On a vu mieux en terme de continuité.

 

Ca avait pourtant bien commencé vu que John Williams (LE GRAND John WIlliams) s'était attelé à la composition de la musique des trois premiers films, en instituant un thème principal mémorable et une multitudes d'autres thèmes tout aussi marquants (Dobby, Voldemort, Fumseck...). La richesse des thèmes avait cependant laissé la place à une B.O. plus expérimentale et unitaire pour la musique du troisième épisode.

 

Le tournant est cependant marqué par un changement de compositeur dès le 4ème épisode, avec Patrick Doyle. Nouveau changement avec Nicholas Hooper qui officie pour le 5 et le 6. Le style change, se fait plus sombre, plus atmosphérique et moins mémorable. Certains diront que c'est moins magique.

 

http://media.melty.fr/media--image-307127-article-ajust_650.jpg

Dans la pure continuité de Hooper, Alexandre Desplat perpétue une musique d'ambiance, d'où ne se dégage aucun thème marquant. Pas même le thème principal (Hedwig's Theme) qui boude le départ de John Williams et qui se fait entendre ... une fois si j'ai bien compté. Je ne saurais pas que c'est une B.O. estampillée Harry Potter, je ne le soupçonnerais même pas.

 

Quelques pistes s'en sortent plutôt bien, à mon sens. Les premières notamment, avec un gros coup de coeur pour la piste n° 2, Snape At The Malfoy Manor.

 

Première impression légèrement décevante cependant sur l'ensemble du CD. Mais patience : il ne faut jamais rester sur une première impression.

 


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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:00

http://www.elbakin.net/plume/xmedia/fantasy/interviews/coulais.jpgTitre un peu à rallonge pour cet article. Un ami qui m'est cher m'a fait la remarque que mes derniers articles commençaient un peu à ne ressembler qu'à des commentaires de mes pics de visites. Ce n'est pas faux. Pour la peine, je corrige le tir avec un billet un peu plus spécialisé sur une de mes passions : la musique de films.

 

Néanmoins, je ne peux passer sous silence l'extraordinaire pic de la journée de hier : 66 visites uniques! Un record pour Citizen Cancre qui bousille littéralement le pic 53 intervenu 24 heures avant. De quoi attiser encore plus ma curiosité avec la traditionnelle question qui demeure sur l'effectivité de ces 66 visites. Un clic sur le blog équivaut à une visite unique, mais plusieurs clics lors de la même journée ne donnera pas lieu à plusieurs visites uniques. Là est la subtilité. 66 personnes différentes ont donc cliqué sur le blog.

 

Bon, bien sûr, en étudiant un peu les statistiques quant à la provenance des visiteurs, je modère mon enthousiasme. Surtout quand je vois quel type de mots-clés ont été tapés pour finalement aboutir ici (y a de quoi être surpris!).

 

Bref! 

 

Passons au coeur de l'article. Je parlais pas mal de compositeurs de musiques de films récemment. Je n'ai parlé que de ceux américains. Mais je voulais m'attarder ici sur un compositeur français.

 

Certains pourraient penser à Alexandre Desplat, compositeur français très en vogue, qui signa notamment les BO de Twilight 2, de Harry Potter 7.1 et de L'étrange histoire de Benjamin Button, et qui faisait parti du jury au dernier Festival de Cannes.

 

Mais non.

 

Je pense ici à Bruno Coulais. Et à deux de ses B.O., que je trouve extrêmement intéressantes : Coraline et Vidocq. Mais Bruno Coulais est surtout bien plus connu pour savoir signé des musiques assez populaires, comme celle du documentaire Microscomos, ou encore, en 2004, celle d'un film tout aussi populaire (au sens strict du terme), Les Choristes.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/18/77/18373973.jpg

 

Soulignons à ce titre les réactions très inflammables de l'opinion publique qui croit détenir un chef-d'oeuvre du cinéma français dès lors que le long-métrage trône au box-office pendant un mois ou deux. De quoi énerver et aboutir à un résultat contre-productif. Il suffit de se rappeler de Bienvenue chez les Ch'tis, dernier cas en date, pour illustrer au mieux le propos. Pas des bouses, mais de gentils petits films inoffensifs, pas transcendants pour un sou, sur lesquels on mise bien trop (d'où les déceptions qui en découlent par la suite).

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/00/02/23/05/69215342_af.jpgBref (oui, encore). Je reviens donc sur Bruno Coulais, et ses deux CD phares à mon sens. Un poil trop spécialisé peut-être. Autant la musique de Coraline peut susciter l'intérêt, autant celle de Vidocq peut étonner.

 

D'autant plus que Vidocq peut sûrement être considéré à juste titre comme un gros flop du cinéma français à la manière de Astérix aux Jeux Olympiques. Une énième tentative ratée de copier les Américains en livrant des spectacles boursouflés et prétentieux où des acteurs souvent mauvais côtoient un scénario d'un vide abyssale.

 

Le plus dommage pour Vidocq, c'est sûrement le fait qu'il y avait un sérieux potentiel. L'introduction du fantastique dans une enquête se déroulant dans le Paris de 1830... Je sais pas pour vous, mais moi, ça m'intriguait. Sans compter la présence au casting de Depardieu et Dussollier, qui sont quand même de grosses grosses valeurs sûres du cinéma français (et qui le prouvent une nouvelle fois ici). De même, visuellement, l'image se targue d'une photographie jaunie d'un effet superbe.

 

Hélas! Patatra du côté de Guillaume Canet qui, s'il a convaincu avec ses réalisations, n'est pas aussi performant du côté de l'interprétation. Sans oublier Pitof, le réalisateur, qui ne parvient pas à faire oublier qu'il sort du milieu des effets spéciaux, tant sa réalisation est marquée par l'esbrouffe la plus totale et la plus gratuite, mention spéciale à la manière dont il filme un cheval au galop.

 

La musique de Bruno Coulais fait partie des quelques forces de Vidocq et participe à l'ambiance si particulière et mystérieuse qui pouvait séduire au premier abord. Prise à part ou écoutée durant le film, elle est extrêmement efficace, en témoigne le générique de début, et prouve une nouvelle fois que M. Coulais est un grand compositeur.

 

http://www.elbakin.net/plume/xmedia/fantasy/news/animation/coraline/coralineCD.jpg

Et un grand compositeur français, c'est avant tout un compositeur qui s'exploite. Comme le fera après lui Alexandre Desplat (Harry Potter, quoi!), il s'attèle donc à des musiques de films américains. Et la B.O. qui me vient à l'esprit en premier lieu est celle de Coraline. Bon, j'avoue que je ne connais de lui que trois B.O. (Les Choristes, Vidocq et Coraline). Mais quelles B.O.!

 

La force de la musique de Coraline est que, tout comme le film qui fait très burtonien, la musique fait très elfmanienne, mais avec subtilité. Car M. Coulais a un style qui lui est propre, et qui transpire véritablement tout le long du CD.

 

Et en fait, je ne sais que dire de plus. Parler de musique en disant que c'est trop bien et tout, c'est facile. Mais je ne m'y connais pas assez pour partir dans de grosses grosses reviews vantant les mérites de l'idée d'avoir placer un instrument insolite pour donner un certain effet.

 

Pour ça, je renvoie aux critiques de Quentin Billard du site Goldenscore, qui fait ça très bien mais qui s'adresse vraiment aux vrais vrais fans de musiques de films (je ne suis qu'un vrai pas, pas un vrai vrai fan^^).

 

=> Review de Vidocq

=> Review de Coraline

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 08:00

http://userserve-ak.last.fm/serve/_/2300708/Elliot+Goldenthal+Elliot_goldenthal.jpg J'ai eu le plaisir de découvrir le travail de Elliot Goldenthal pour la première fois dans le film Batman Forever, où il succéda à Danny Elfman.

 

Pas franchement une mince affaire. C'est comme passer après John Williams : on aura du mal à faire mieux.

 

Pour autant, Goldenthal ne s'en sort pas trop mal car il parvient malgré tout à imposer son style musical dans le genre extrêmement codifié de la musique de superhéros.

 

La musique de Batman Forever et de Batman & Robin est ainsi une agréable surprise pour ces deux grosses productions à la qualité très relative et responsables de la disparition des écrans de l'homme chauve-souris pendant près de huit ans.

 

Outre son travail sur la première saga Batman, Goldenthal présente la particularité de livrer des B.O. quasiment athématiques, sans thème récurrent (Alien 3) ou du moins mémorable (Interview with the vampire), ce qui rend l'écoute des CD très ardue quand on ne connaît pas le film ou l'ambiance retranscrite. La B.O. d'Alien 3 a traîné pendant longtemps dans un placard avant que j'arrive pleinement à l'apprécier!

 

Et encore, il s'agit d'une musique très axée sur des espèces de bruits métalliques, ce qui sied parfaitement pour illustrer un film de science-fiction (Alien 3) ou à tendance rétrofuturiste (Batman Forever).

 

Le compositeur reste néanmoins assez éclectique avec la B.O. horrifique qu'il signa en 1989 pour Pet Cemetary (Simetierre) où il a recours à des voix enfantines flippantes pour musicalement illustrer le décor d'un cimetière pour animaux où les enfants d'une petite ville avaient coutume d'enterrer leurs défunts compagnons.


http://www.goldenscore.fr/images/batmanrobin.jpg

Mais ce que j'ai surtout noté avec Elliot Godenthal, et c'est une des principales raisons qui me le font grandement apprécier, c'est le côté très ludique de son travail. Surtout sur les deux B.O. de Batman qu'il a faites et où l'on sent clairement qu'il s'est fait plaisir. Il alterne entre différents genres musicaux (jazz, boogie, valse, tango) et livre à partir de là des thèmes pour la quasi-totalité des personnages (Batman, Sphinx, Poison Ivy...). Coup de gueule au passage sur la B.O. de Batman & Robin qui n'a jamais été officiellement éditée (peut-être à cause du flop que fut le long-métrage au box-office).

 

Considéré comme un compositeur avant-gardiste, Goldenthal s'est aussi illustré avec d'autres oeuvres (dernièrement, Public Enemies) mais ne cache pas son goût très prononcé pour les opéras et les concerts, vers lesquels il semble plus se tourner.

 


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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:00

  http://www.cinema-france.com/images_1/f0f0ff6697b1d921e39c780ad7ebc13a20090110171435.jpgDans la continuation de ce qui a été fait avant avec John Williams, je m'intéresse cette fois à Danny Elfman.

 

Un nom assez original, qu'on n'oublie généralement pas quand on l'aperçoit dans un générique.

 

De la même manière que John Williams, Danny Elfman a livré de nombreux thèmes mémorables. Et à la manière de John Williams, il est aussi le compositeur attitré d'un autre grand réalisateur, Tim Burton, et ce depuis 1985 (avec Pee Wee Big Aventure, dont le thème principal aura été repris pour une pub de chocolat Milka).

 

Le compositeur a ainsi marqué la musique de films par de nombreux motifs souvent réutilisés et considérés comme de grands classiques (Beetlejuice, Batman...).

 

Fan de Bernard Herrmann (le compositeur attitré de Alfred Hitchcock), Elfman lui rendra en quelque sorte hommage dans le Batman Theme, très (trop?) fortement inspiré de la musique du Voyage au centre de la Terre de 1959.

 

 

 

Elfman composera aussi la musique de Batman Returns (mon film préféré!) et la piste d'introduction (Birth Of Penguin) est considérée pour beaucoup (dont moi) comme une de ses meilleures oeuvres.

 

 



Mais pour avoir rencontré le succès de ces deux B.O., Elfman se verra injustement cantonné au statut de compositeur de musique de films de superhéros, avec trois films de Sam Raimi : Darkmarn (1990) Spider-Man (2002) et Spider-Man 2 (2004). Sans oublier le Hulk de Ang Lee (2003).

 

Or, c'est avec son travail pour les films de Tim Burton que Elfman va connaître une véritable consécration. Après le Batman de 1989 suit Edward aux mains d'argent, considéré comme le meilleur film de Tim Burton ainsi que la meilleure musique du compositeur (réutilisée dans quelques pubs du Parfum Chanel n° 5). Sans parler du l'Etrange Noël de M. Jack (Nightmare Before Christmas) où il prête sa voix au personnage du héros quand il chante (le culte What's This?).

 

 


 

Il est vrai que ces CD doivent être possédés par tous les béophiles, si ce n'est pas déjà fait, car absolument toutes les pistes (ou presque) sont SUBLIMES. Même les non béophiles sont susceptibles d'y trouver leur compte.

 

Autre élément à noter : vers la même période, Elfman compose aussi le thème culte d'une série qui l'est tout autant, Les Simpson, où, comme pour Edward..., il développe une thématique musicale "banlieusarde" qu'il reprendra en 2004 pour le thème du générique de Desperate Housewives.

 

 

 

La particularité de la musique de Danny Elfman réside aussi dans l'utilisation récurrente des choeurs (on parle souvent de "choeurs elfmaniens"), surtout ceux de jeunes garçons, ce qui confère à la musique, blague de mauvais goût mise à part, une certaine beauté.

 

Les meilleurs travaux de Elfman se retrouvent sur la quasi-totalité des films de Tim Burton, cinéaste dont il retranscrit musicalement et à merveille l'ambiance particulière ("burtonienne"). Mais le compositeur s'en tire aussi avec quelques compositions "hors Burton" toutes aussi réjouissantes mais ne valant surtout que pour les thèmes principaux plutôt bien travaillés (Men In Black, The Frighteners). Il signa aussi quelques partitions de jeux vidéos, dont celle de Fable.

 

Hélas, aujourd'hui, en dehors des films de Tim Burton (Alice... est le dernier en date), Danny Elfman ne livre plus grand chose de bien intéressant et semble s'être conformé dans un style très conventionnel et peu marquant, en témoignent ses plus récentes oeuvres (Terminator Salvation et Wolfman). Ca change radicalement de son premier boulot pour Tim Burton, en écoute ci-dessous.

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 08:00

http://blogs.allocine.fr/blogsdatas/mdata/4/5/1/Z20060315135812173548154/img/theterminal6.jpgAprès m'être frotté aux GTA-like, à diverses sagas (Matrix, Harry Potter) et autres séries TV (Scrubs, Heroes), il m'est venu l'idée de consacrer quelques lignes à une autre de mes grandes (peut-être la plus grande après le cinéma) passion : la musique de films.

 

Un hobbie qui, avouons-le, transpirait dans chacun de mes articles (le traditionnel dernier paragraphe sur la musique d'un film dont je sais qu'elle a été faite par un de mes compositeurs préférés).

 

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, difficile de faire mieux que de parler de THE compositeur de la musique de films en la personne de John Williams, qui aura grandement marqué le dernier quart du XXe siècle avec pas moins d'une cinquantaine de CD à son actif, et qui nous réserve encore de belles surprises (la future B.O. du film Tintin va, paraît-il, devenir un classique).


  http://www.torrentsland.com/upload/preview/music/5/6/6/a3ec8d9ada3e8b0566ae21ed5e5cd705.jpgMais surtout, c'est grâce à sa collaboration avec Steven Spielberg que John Williams s'est vraiment imposé à Hollywood, et ce en même temps que le réalisateur de E.T. Le compositeur a ainsi su livrer pour presque tous les films du cinéaste une musique instantanément inoubliable. Il gagnera même un deuxième oscar pour la musique des Dents de la Mer.

 

John Williams est aussi le mec derrière l'intégralité de la musique de la saga Star Wars, soit les six épisodes sortis entre 1977 et 2005. En plus du générique, il livre peut-être ce qui est son oeuvre la plus connue avec la Marche Impériale qui accompagne la plupart des apparitions de Dark Vador. Une musique culte pour un personnage culte. Une recette similaire sera appliquée pour le Superman de 1978, thème qui sera repris en 2006 par John Ottman pour Superman Returns.

 

Surtout, et c'est là que j'apporte ma touche personnelle, John Williams est celui à qui l'on doit la musique désormais célèbre de Harry Potter (le fameux Hedwig's Theme), musique qui m'est tellement restée dans la tête après le visionnage du premier épisode en 2001 que je n'ai pu résister à l'envie de me procurer le CD de la B.O.

 

Ma passion pour la musique de films est née. Et pas seulement pour celle des oeuvres de John Williams.

 

http://www.torrentsland.com/upload/preview/music/6/2/9/e5ba9e3f669e61fb3044d5cf556ceec7.jpgHélas pour les fans de cet artiste et de son travail sur les trois premiers Harry Potter, il sera remplacé par d'autres compositeurs pour les épisodes suivants (dans l'ordre : Patrick Doyle, Nicholas Hooper et Alexandre Desplat), et le résultat, bien que correct, ne sera jamais aussi convaincant. Plusieurs rumeurs faisaient état de son retour pour la musique du sixième puis du septième épisodes. Hélas...

 

Autre travail marquant de John Williams, c'est sa monumentale B.O. pour La Liste de Schindler qui hante les esprits. Sa meilleure musique (le violon soliste) pour le meilleur film de Spielberg? Assurément!

 

Mais j'affectionne aussi beaucoup d'autres de ses oeuvres, moins marquantes mais très classiques comme Jurassic Park et Le Monde Perdu (c'est pas pour rien qu'on l'appelle "le dinosaure de la musique de films" !) ainsi que Hook et les quatre Indiana Jones (le thème de l'Arche...).

 

Bien sûr, à force d'écouter ses musiques, on se rend rapidement compte qu'il a son propre style (souvent copié mais jamais égalé) et qu'il fait parfois du recyclage. L'exemple le plus flagrant est bien sûr la musique du premier Harry Potter qui ressemble beaucoup à celle de Hook, ou tout simplement la même musique pour une course-poursuite dans Harry Potter 2 et Star Wars 2 (sortis sensiblement à la même période).

 

Il n'en reste pas moins que John Williams demeure un de mes compositeurs favoris, encore aujourd'hui très actif, même si ses dernières oeuvres deviennnent moins thématiques et plus atmosphériques.

 

J'attends de pied ferme un retour à une B.O. purement thématique avec la musique du prochain film Tintin !

 

http://1.bp.blogspot.com/_FbG9rWPXqnc/SfXJCjp3VwI/AAAAAAAAQU4/B0vpiOyfdvU/s320/Folder2.jpg

 

Et au passage, je dédie cet article à tous ceux qui, pour mes vingt ans (il y a deux ans, donc), m'ont offert le superbe coffret 4 CD intitulé "The music of John Williams : 40 years of film music" avec les travaux les plus marquants de cet imposant barbu, revisités par l'Orchestre Philharmonique de Prague!

 

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:00

http://www.gameguru.in/images/michael-giacchino.jpgJe suis un fan de musique de films. Ce n'est un secret pour personne. Je suis également un fan de musique de jeux vidéos (BOJ).

 

Et il arrive parfois que des compositeurs livrent des oeuvres des deux côtés de la barrière. C'est le cas de Michael Giacchino. Ce nom ne dira peut-être pas grand chose, surtout que le milieu des B.O. est étranger à beaucoup de personnes.

 

Michael Giacchino est à la fois compositeur de B.O.F et de B.O.J. Et à l'heure où je vous parle, je m'écoute en boucle une excellente B.O.J qu'on dirait tout droit sortie d'un film : celle de Medal Of Honor premier du nom sorti en 1999.

 

Est-ce d'ailleurs un hasard si la musique est tellement cinématographique, vu que derrière ce jeu se cache Dreamworks, la maison de Steven Spielberg? Steven Spielberg qui est aussi un fidèle collaborateur de John Williams (le meilleur compositeur de B.O.F ever). Je fais ce rapprochement tout simplement pour dire à quel point la musique de Medal Of Honor est beaucoup imprégnée du style de John Williams, tant et si bien que cela m'aurait peu surpris d'apprendre qu'elle avait été composée par John Williams lui-même.

 

Mais ce n'est pas le cas. Le monsieur derrière ces musiques sublimes n'est autre que Michael Giacchino qui, plus tard, s'illustrera avec d'autres merveilleuses B.O.F dont celles de trois Pixar (rien que ça!), et pas les moins bons : Les Indestructibles, Ratatouille et Là-Haut.

 

S'il y a un mot pour définir Michael Giacchino, c'est définitivement éclectique (et pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire, n'ayez pas honte, j'ai moi-même cherché la définition dans le dico : "ouvert à plusieurs tendances" ; tous les jours, j'apprends de nouveaux mots de cette manière).

 

Musique de superhéros, musique d'ambiance parisienne-carte-postale, musique discrète, triste et retenue, musique de guerre...

 

Non, vraiment, Michael Giacchino, c'est le jeune compositeur à suivre. Pour moi, il est le potentiel successeur de John Williams dans la musique de films golden age hollywoodienne.

 Et si vous ne me croyez pas, écoutez ce qui suit.

 

La première piste est issue de la B.O.F de Schindler's List, par John Williams. La deuxième du jeu Medal Of Honor : Première Ligne, également composée par M. Giacchino. Si après, on me dit que les styles ne sont pas proches, vous n'avez pas d'oreille!

 

 


 
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 12:00

http://ooster.ru/covers/ost_20/Tomb_Raider_Game_Soundtrack.pngUne BO est une bande originale.

Une BOF est une bande originale de films.

Une BOJ, c'est quoi?

 

Suspense.

 

Vous tremblez d'impatience, hein?

 

Je vous fais encore lambiner quelques secondes.

 

Sinon, ça va, vous?

 

Fait chaud aujourd'hui.

 

Vous êtes allés au ciné récemment?

 

Vous pensez que la toupie va tomber?

 

Bon allez, fin du supplice. Une BOJ, c'est comme ça que j'appelle la musique d'un jeu vidéo : la bande originale du jeu. Je ne sais pas si l'acronyme est officiel mais à moi, il me plaît bien. Et ça m'évitera par la suite à taper la signification entière.

 

Comme certains le savent déjà, je vénère la musique de films. Mon lecteur MP3 contient approximativement 66 % de musiques issus de films, ou encore de séries TV. Dans le tas, j'inclue les musiques de jeux vidéos (les fameuses BOJ) qui tendent à se complexiifier et à suivre le même chemin que les productions vidéoludiques actuelles, à savoir emprunter beaucoup au cinéma.

 

Or, un jeu ne peut se prétendre comme se rapprochant du 7ème Art si sa musique ne fait pas de même.

 

La BOJ n'a cependant pas attendu que les jeux empruntent au cinéma pour être illustrés par une musique digne d'une production hollywoodienne.

 

En témoignent d'anciens jeux qui ont un thème reconnaissable entre mille. C'est le cas de Tomb Raider avec sa traditionnelle musique du menu, douce et mélodieuse, posée et relaxante, présente surtout dans les quatre premiers épisodes de la série.

Mais dans ce dernier cas, la musique majeure reste le thème principal, au final assez peu présent sur l'ensemble de l'aventure. Tomb Raider est avant tout un jeu d'ambiance, la musique est donc discrète, et tout repose sur les bruits de pas et autres effets sonores inquiétants (la respiration d'un ennemi approchant, etc).

 

 


 

 

Plus récemment, et c'est le cas d'un des derniers Tomb Raider (Anniversary, remake du tout premier épisode sur consoles récentes), la musique se fait plus imposante, plus présente et plus diversifiée. On se rend compte aussi, rien que par la musique, que le budget de création du jeu a augmenté. En effet, la BOJ est bourrée de choeurs et de musiques héroïques. Une BOJ digne d'une BOF!

 

Mais la saga Tomb Raider n'est qu'un exemple pour illustrer l'évolution dans le temps des BOJ.

 

D'autres jeux s'en sortent admirablement bien, et le nom des compositeurs perce jusqu'à ce qu'un beau jour on leur demande de composer non plus une BOJ mais une BOF.

C'est, je crois, le cas de Michael Giacchino qui composa les musiques de quelques épisodes de Medal Of Honor, et qui, aujourd'hui, a à son actif la BOF de pas moins de trois dessins animés Pixar : Les Indestructibles, Ratatouille et Là-Haut (des supers BO, au passage).

 

Un autre nom à retenir dans le monde de la BOJ, c'est à mon sens Jesper Kyd, que je connais surtout pour avoir signé la bande-son des trois derniers épisodes de la série de jeux vidéos Hitman. La BOJ du dernier, Hitman Blood Money, est d'ailleurs un petit bijou qui a gagné en notoriété grâce à une extraordinaire reprise du Ave Maria.

 

 

 

En ce moment, j'écoute en boucle la musique du jeu Spider-Man 2, musique qui colle merveilleusement bien à l'ambiance comics. Jugez plutôt :

 

 

Bien sûr, le plus difficile dans ces BO,  c'est de les trouver... Beaucoup n'ont pas été commercialisées. Et quand on n'est dans ces cas-là, il ne reste plus qu'à se satisfaire de l'écoute YouTube. Tout ça pour dire que la BOJ a de beaux jours devant elle à condition d'être écoutable seule, et pas pendant la phase de jeu.

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:20

http://www.goldenscore.fr/images/harrypotter6.jpgCet article risque de ne pas plaire à tout le monde. En effet, si vous n'êtes fan ni de musiques de films ni de Harry Potter, autant que vous passiez directement votre chemin.


Si, malgré cela, vous continuez à lire ces lignes parce que vous trouvez que l'auteur, dans sa modestie légendaire, a une plume tellement agréable qu'il vous est impossible de résister à la lecture de ce qui suit, vous m'en voyez tout flatté et vous souhaite donc de passer un agréable moment en compagnie de cet écrit.


Ecrit qui va porter sur un exercice particulier : la critique d'album de musique de films. Je m'y étais déjà timidement adonné pour d'autres albums (notamment celui de Batman Forever) mais je n'avais pas été convaincu. Et comme chacun le sait, si on ne se convainc pas soi-même, difficile de convaincre les autres. Le tour de force va résider dans l'impression que je vais vous donner de connaître à fond mon sujet (la musique de films et ses techniques) alors que ce n'est absolument pas le cas.


Je remercie au passage les gens qui prennent le temps de me lire et de laisser des commentaires. Ca fait particulièrement plaisir d'entendre qu'une amie a cherché dans une librairie la BD Peter Pan de Régis Loisel sur laquelle j'avais émis un avis ici et . De même d'avoir donné envie à cette même amie de revoir la série Heroes et de tenter d'enrôler son copain dans la communauté des fans. Ce sont de petites victoires, mais qu'il faut célébrer comme des grandes, car bien souvent les défaites sont plus nombreuses.


Je reviens donc au sujet de cet article : la critique (j'ai plutôt envie de dire l'avis subjectif de Citizen Cancre) sur la musique du sixième épisode de Harry Potter (HP6).


HP6 est sorti sur nos écrans il y a presque un an. La sortie était initialement prévue pour fin novembre 2008 mais devant le succès rencontré en été 2008 par la Warner (qui détient les droits des films Harry Potter -HP-) avec The Dark Knight (elle détient aussi les droits des films Batman), il a été jugé bon (bon pour la Warner, pas pour les fans qui ont dû attendre sept mois de plus) de reporter la sortie de HP6 pour l'été 2009.


Attente donc incroyablement longue pour les fans de HP qui ont dû patienter deux grosses années entre la sortie de HP5 et celle de HP6.


HP6 est à mon sens un des meilleurs épisodes de la saga Harry Potter avec HP3. On pourra dire ce qu'on voudra, que l'histoire n'est pas respectée, qu'il manque beaucoup de choses, que l'on imaginait pas telle péripétie comme ça, il n'empêche que les films HP sont des adaptations. Adaptation n'est pas transposition. Un film ne fait pas passer les mêmes émotions qu'un livre, et vice-versa. Donc un film ne sera que rarement supérieur à un livre, sauf peut-être pour ce qui est de l'action (les scènes de combat ne sont pas particulièrement faciles à rendre captivantes avec des mots).


Mais je développerai plus tard mon avis sur le film HP6. C'est ici la musique de ce long-métrage qui nous intéresse.


J'ai choisi de donner un avis à cette bande originale (B.O.) parce qu'elle est relativement facile à critiquer.


Premier point, il est facile de critiquer le compositeur, un Britannique inconnu répondant au nom de Nicholas Hooper, qui livre ici sa deuxième oeuvre pour le cinéma avec HP6. Deux ans plutôt, le même monsieur avait composé la musique de HP5. Habitué au téléfilm, Hooper a donc imposé un style simpliste et facile à HP5. Les pistes du CD, à l'exception de quelques-unes, étaient majoritairement décevantes et peu mémorables, jouant trop sur aspect Disney qui a pu convenir à quelques scènes comiques mais pas à celles dramatiques.


Les béophiles (c'est ainsi qu'on appelle les fans de musique de films, à ne pas confondre avec "béotien" qui signifie "ignorant et grossier") ont donc été largement déçus. Il faut aussi dire que Nicholas Hooper passe après deux talentueux compositeurs expérimentés que sont John Williams (le maître incontestable de la musique de films américaine) et Patrick Doyle (compositeur britannique au style classique et efficace). Il est d'ailleurs étonnant que la Warner n'ait pas protesté quant au choix de confier la musique d'une production telle que Harry Potter à un compositeur quasi-inconnu.


Soyons cependant indulgents. Nicholas Hooper n'a pas non plus livré une musique complètement pourrie. Elle colle plutôt bien aux images et remplit bien son rôle. Elle ne restera juste pas dans les annales de la musique de films comme la musique de John Williams a pu le faire avec le maintenant classique et célèbre Hedwig's Theme (encore appelé vulgairement "thème de Harry Potter").


Autre point positif pour Hooper, la musique de HP6 est bien moins décevante que celle de HP5. Ce n'est pas tout à fait ça, diront certains (dont je fais partie), mais c'est largement assez pour illustrer les (magnifiques) images du film.


Le seul et unique CD de HP6 se décompose ainsi en 28 pistes. Plutôt mauvais signe pour une musique de films, puisqu'un nombre élevé de pistes correspond, de manière inversement proportionnelle, à la durée de chaque piste. Inutile, donc, de s'attendre à des musiques de près de cinq minutes (comme cela fut souvent le cas pour la musique des autres films HP), la musique la plus longue dépassant péniblement les 3:30 min, pour une moyenne de 2 minutes par piste.

 

 

 

La première piste, comme son nom l'indique (Opening) est l'ouverture du film. Le Hedwig's Theme s'y fait entendre en écho mais de manière discrète et timide, préférant laisser la place à une mélodie d'une infinie tristesse, illustrant l'image d'un Harry en deuil, en proie aux journalistes qui l'interroge sur l'évènement tragique ayant amené au décès d'un être cher. Pour la première fois, le titre du film apparaît sur une mélodie autre que le traditionnel thème de Harry Potter. Une belle introduction en matière, qui a su retranscrire à merveille le sentiment de solitude du héros. Malheureusement, le reste de la piste est gâchée dans sa deuxième partie par une musique guerrière et menaçante illustrant l'attaque d'un pont londonien par les méchants de l'histoire. Extrêmement simpliste, la musique se fait progressivement plus menaçante et rapide, à l'aide de gros tambours et de violons stridents horrifiques. Première déception, donc. Le thème des méchants se doit d'être percutant et mémorable. Hooper loupe ici cet aspect et cède à la facilité : il enfile de gros sabots et se contente d'une recette vue et revue. Heureusement que la première minute de cette introduction remonte le niveau.

Pour la deuxième piste, In Noctem, Hooper livre un chant. Audacieux et juste. Cela avait déjà été fait dans HP3 par John Williams avec Double Trouble, ce qui avait conquis le coeur des fans, la chanson illustrant à merveille le côté magique et décalé "potterien". Pour In Noctem (signifiant "dans la nuit" en latin, sauf erreur), l'ambiance est plus lugubre. La magie est bien présente, mais une magie plutôt "nocturne". Les paroles sont à moitié en latin, à moitié en anglais, et la musique utilisée en arrière-plan fait penser à une berceuse. Une musique faussement rassurante du meilleur effet, qui n'est pas utilisée intégralement dans le montage cinéma mais faisant l'objet d'une scène coupée disponible sur le DVD (où on aperçoit la chorale de l'école s'exercer le soir avant la scène finale).

Je n'ai pas particulièrement aimé cette troisième piste (The Story Begins), qui illustre la scène où Harry rejoint Dumbledore pour partir à l'aventure. La mélodie est peu inspirée et simpliste dans la première minute malgré son côté motivant. La deuxième partie vire durant trente secondes dans un aspect horrifique malheureusement désamorcée par un motif étonnament joyeux mais mal placé (qu'est-ce que ça vient faire là?). On voit clairement que Hooper ne sait pas sur quel pied danser.

La quatrième piste (Ginny) amorce le côté romantique qui gouverne dans le reste de la B.O. Mais le véritable attrait de cette musique, c'est la reprise joliment classique du Hedwig's Theme, qui se fera entendre pour la dernière fois sur le CD.

Snape & The Unbreakable Vow est une musique de méchants. Ambiance sombre et inquiétante, effets garantis.

Premier coup de gueule pour cette piste qui, dans son titre entre parenthèses, dit tout ce qu'on lui reproche : Wizard Wheezes (Not In Film). Une mélodie jazzy entraînante dont elle devine qu'elle devait illustrer la scène du magasin de farces et attrapes de jumeaux Weasley, mais qui n'a finalement pas été retenue, et à laquelle a été préférée la gigue irlandaise qu'on entend dans HP5 quand les mêmes jumeaux Weasley foutent le bordel durant l'examen de fin d'année avec des feux d'artifice. Vraiment dommage!

Dumbledore's Speech, c'est la version sans parole de In Noctem. Ambiance pesante à souhait à laquelle se rajoute, avec cette absence de paroles, un côté mystérieux assez efficace.

Living Death illustre le cours de potions. La musique est alors légère, sautillante et comique, pour une scène digne d'un dessin animé. Très agréable et ludique. Un des morceaux que je préfère.

Musique d'ambiance pour cette incursion dans la Pensive (Into The Pensieve). Ambiance toujours pesante. Rien de transcendant. Musique fonctionnelle. Rien de plus à ajouter.

L'attrait de cette piste (The Book), outre sa première partie mystérieuse et angoissante tournant autour du livre du Prince de Sang-Mêlé, c'est sa deuxième partie, légère et comique, comme Living Death, le côté sautillant en moins.

Ron's Victory, c'est le morceau d'action du CD! Et pour couronner le tout, c'est un hommage à la musique Quidditch, Third Year de John Williams entendue dans HP3. Le style est hélas simpliste et facile, à l'image de la BO entière, mais c'est entraînant et plus que fonctionnel. Un autre morceau que je préfère.

Harry & Hermione est le morceau romantique du CD. Hooper utilise la harpe pour une mélodie mélancolique. C'est vu et revu mais efficace. Mais le plus intéressant, ce sont les vingt dernières secondes qui accompagnent un sublime plan du château de Poudlard où, pendant qu'on aperçoit Ron embrasser sa petite amie à travers la fenêtre, la caméra se dirige vers la Tour d'Astronomie où Drago, seul et désespéré, regarde le vide (pour peu, on penserait qu'il songe au suicide).

Je n'ai pas beaucoup aimé School!. Style trop lourd et pas vraiment utile, surtout quand on voit la scène que ça accompagne (une conversation entre Ron et Harry).

Malfoy's Mission est un autre morceau du CD que j'aime beaucoup. Bien que simple dans sa construction, il demeure extrêmement efficace, notamment grâce aux quelques notes de piano se faisant entendre à la fin de la première minute.

Slug Party est une musique de gala plutôt comique. Il est vrai que la scène qu'elle accompagne est drôle et sonne juste. Rien de plus à dire.

Le thème des méchants est de retour dans Into The Rushes. Il n'avait pas convaincu dans Opening, il ne convainc pas plus ici.

Hooper excelle ici dans cette marche funèbre aux accents irlandais. Farewell Aragog est un bel et noble morceau, tout comme le paysage qu'on aperçoit dans le film quand il se fait entendre.

Ce morceau est quasi-identique à celui de Dumbledore's Speech. Même son titre est similaire, ou presque (Dumbledore's Foreboding). Je n'ai pas compris l'intérêt de ce morceau qui fait doublon dans le CD.

Of Love & War est dans la même lignée que Ron's Victory. Une musique d'action, mais qui n'est pas utilisée dans le film. Je pense qu'elle aurait dû illustrer la scène de l'entraînement de quidditch mais, une nouvelle fois, une piste de HP5 a été préférée. Vraiment dommage.

Dans la continuité de Harry & Hermione, le titre de cette piste dit tout ce qu'il y a à savoir : When Harry Kissed Ginny. Cordes romantiques. L'aspect mélancolique en moins, le côté cucul-la-praline en plus. D'où ma préférence pour Harry & Hermione.

S'il y a bien un thème qui revient plusieurs fois dans HP6, c'est bien celui de l'excellent professeur Slughorn : un thème joué à la flûte qui sied magnifiquement au personnage. Il est dommage de ne trouver dans le CD qu'une seule piste (Slughorn's Confession) qui y est consacrée alors qu'on l'entend bien 5 ou 6 fois dans le film.

Les choses sérieuses commencent avec Journey To The Cave. Le début de la piste est triste et attendrissant puis devient guerrier dès que Harry et Dumbledore arrivent devant le grotte. La musique est alors sérieuse et puissante, mais encore une fois trop simpliste et pas assez glorieuse, préférant s'axer sur le côté dramatique.

The Drink Of Despair... Un titre bien lugubre pour une scène qui ne l'est pas moins. Simple et efficace. Et perturbant pour les âmes trop sensibles.

Plongée dans l'horreur avec Inferi In The Firestorm durant la première minute. La deuxième minute se veut plein d'espoir et grandiose. Pour l'espoir, ça marche. Pour le grandiose, on repassera, la musique de Hooper se passant de basses qui auraient ici trouvé leur place.

The Killing Of Dumbledore ou le titre qui vous raconte le film... HP4 et HP5 avaient eu des pistes aux titres similaires. Je me demande ce qui passe par la tête des compositeurs à ces moments-là...  Bref. Quoiqu'il en soit, morceau attendrissant au début virant soudainement en morceau stressant par ses violons répétitifs et rapides.

Dumbledore's Farewell est un autre thème récurrent de HP6. Il s'agit d'une version plus longue et plus grave de la première partie du Opening. Larmoyant à souhait, mais moins efficace. Certains diront que c'est le morceau phare du score. Ca n'est pas mon cas.

The Friends ou une musique rassurante et pleine d'espoir, comme on a l'habitude d'en voir dans les autres films HP. L'attrait réside dans la mélodie mélancolique accompagnant le vol du phénix qui pleure la mort de son maître.

Weasley Stomp ou une nouvelle gigue irlandaise, entraînante et sautillante! Sublime! Mais une nouvelle fois absente du film. Décidément... Je me demande sérieusement à quoi pensent les monteurs qui ont la plupart du temps oublié d'intégrer au film les meilleurs morceaux d'une BO relativement moyenne.

 

Le bilan est, vous l'aurez compris, ceci : simplisme et facilité. Musique fonctionnelle mais pauvre, trop axée sur les aigues et pas les basses. Néanmoins, c'est toujours mieux que HP5. Dans tous les cas, Nicholas Hooper ne vient pas pour HP7, préférant céder la place à un compositeur français plus expérimenté et connu que lui : Alexandre Desplat (qui a fait parti du jury du dernier festival de Cannes). Espérons que le monsieur saura livrer un travail faisant honneur à la France (c'est pas avec les Bleus qu'on va être fier du drapeau tricolore!).

 

Et c'est seulement maintenant que je me rends compte de ceci : si vous avez eu le courage de lire tout ce qu'il  y avait au-dessus, je vous adule.

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 20:46

HP1-Cover.jpg

Parce que, plus que jamais, je suis un véritable adorateur des musiques de films (encore dit bandes originales ou B.O.), je me devais de revenir sur le CD qui m'a fait découvrir cette matière. Et ce CD, c'est bien sûr celui de la BO du premier film Harry Potter.

Sentimentalement parlant, je me sens donc obligé d'acquérir, et ce jusqu'à ce qu'ils soient tous sortis, les CD de la musique de la saga composée des huit films.


Je me demande d'ailleurs si la musique de "Harry Potter 7" fera l'objet de un ou deux CD.


Bref, ce qui suit est mon avis sur les six premières BO!



Harry Potter and the Philosopher's Stone (2001) - John Williams
Quand cela fait un certain nombre d'années qu'on s'est plongé dans la musique de films, un nom tel que celui de John Williams fait trembler. Celui que l'on aime à appeler "le dinosaure de la musique de films" n'est autre que celui à qui on doit la majorité des thèmes les plus mémorables du cinéma du dernier quart du XXe siècle : Star Wars, Indiana Jones, Les dents de la mer, Superman... Rien d'étonnant d'apprendre que c'est à ce grand monsieur que l'on a confié la musique de la très attendue adaptation cinématographique de Harry Potter.
Et pour la peine, difficile de bouder son plaisir! Cependant, si on notera que John Williams a bel et bien son propre style, ce n'est pas dans cette B.O. qu'il compte le renouveler. En effet, les béophiles qui ont déjà écouté inlassablement les CD du "dinosaure" retrouveront de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres du compositeur. Ainsi, le "Hedwig's Theme" ressemble de très près à "The Dance Of The Witches" du film "Les sorcières d'Eastwick" et les orchestrations de ce premier Harry Potter sont identiques à celles de "Hook".
Mais le meilleur avec John Williams, c'est qu'on ne se lasse pas. Bien que son style soit aisément reconnaissable, la virtuosité des instruments utilisés ne laisse aucune place à l'ennui : tout se mêle magnifiquement bien puisqu'on retrouve un côté magique, mystérieux, espiègle, enfantin et, au fur et à mesure qu'on progresse dans le CD, la musique se fait également plus sombre jusqu'à faire penser aux pistes les plus ténébreuses de la saga Star Wars. Le thème de Voldemort en est un parfait exemple et fait directement écho à la célèbre Marche Impériale. Il est juste dommage que ce thème ne réapparaitra pas au-delà du second film, ce qui va sérieusement se répercuter sur la continuité musicale de la saga à cause des changements de compositeurs et de réalisateurs.

Harry Potter and the Chamber of Secrets (2002) - John Williams

A la première écoute, il est normal de trouver que cette seconde B.O. soit très similaire à la précédente : la majeure partie des thèmes reviennent et souvent au même endroit, de surcroît. Il faut dire que les deux premiers films se ressemblent également beaucoup, les péripéties étant quasiment symétriques (départ des Dursley, trajet jusqu'à Poudlard, match de quidditch). Mais John Williams a su apporter la touche de nouveauté nécessaire pour ne pas que l'on s'ennuie dans cette oeuvre qui reste jusqu'à ce jour la plus riche en thèmes mémorables. En faisant abstraction de ceux qui apparaissaient déjà avant (le Hedwig's Theme, le thème de Voldemort, celui plus intime des parents de Harry...), il faut ajouter à cela le majestueux thème de "Fawkes the Phoenix", celui plus sombre de "The Chamber of Secrets", le motif sautillant de "Dobby the House Elf" ou encore la marche grandiloquente et prétentieuse de "Gilderoy Lockhart".

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (2004) - John Williams

Ce troisième épisode se caractérise par le premier changement de réalisateur : Chris Columbus cède la place à Alfonso Cuàron qui apporte une touche de maturité et de froideur bienvenue dans un univers qui n'a de cesse de s'assombrir. La musique de John Williams suit ainsi cette mouvance et si la continuité musicale n'est pas très atteinte, elle ne reste hélas pas intacte puisque le "Hedwig's Theme" finit par se faire détrôner par "Double Trouble", un motif moyen-âgeux qui n'en reste pas moins inapproprié, puisque le côté ancien se ressent également au niveau des images du film (photographie plus sombre, décors plus poussiéreux).
Là où le bât blesse, c'est dans les nouveaux thèmes. Si la B.O. de Harry Potter 3 reste sûrement la plus inventive, la plus inspirée, la plus sombre et la plus violente, elle marque moins les esprits que les précédentes. Les nouveaux thèmes (le thème de Buck, de Double Trouble, de Peter Pettigrow) ont beau être là, ils ne se retiennent pas si facilement, la faute peut-être à des orchestrations résolument plus simples. Néanmoins, les fans de John Williams seront comblés car ce CD est immanquablement marqué par la touche "star-warsienne", comme si John Williams avait fait une répétition générale en 2004 sur Harry Potter 3, un an plus tard avant la sortie de l'épisode 3 de la saga de George Lucas.

Harry Potter and the Goblet of Fire (2005) - Patrick Doyle

Nouveau réalisateur mais également nouveau compositeur pour ce quatrième épisode. La devise? Le côté british très mis en avant puisque, pour la première fois, le réalisateur et le compositeur sont britanniques (notons que Harry Potter est à la base une oeuvre anglaise).
La continuité musicale se brise complètement ici. Il est évident que passer après John Williams n'est pas une mince affaire et qu'il faudra faire preuve d'indulgence envers Patrick Doyle, compositeur plutôt bon mais trop classique et au style plus que pompeux.
La musique adopte ici un côté beaucoup plus festif puisque cet épisode est marqué par un tournoi entre trois écoles de magie. Les cuivres et les percussions sont donc mis à l'honneur et la majorité des pistes de Harry Potter 4 sont des musiques glorifiantes et victorieuses à souhait. Mais Patrick Doyle arrive à instituer un climat plus lourd avec un nouveau thème pour Voldemort. Il est au passage dommage qu'il n'ait pas repris celui de John Williams. D'ailleurs, seul le Hedwig's Theme sera ici repris, et de manière plutôt succinte (deux fois dans le CD, quatre dans le film).
Gros coup de griffe cependant pour cette B.O. qui aurait gagné des points si toute la musique apparaissant dans le film était retranscrite dans le CD : on a réellement l'impression qu'il manque 20 minutes de musique lors de l'écoute. Où est passé le motif mystérieux qui se fait entendre lors de la présentation de la Coupe de Feu? Ou encore la musique pesante qui illustre la révélation finale sur Maugrey? Dommage.
Mais Patrick Doyle a fait un bon boulot. Il n'égalera pas John Williams mais sa reprise du Hedwig's Theme, résolument plus sombre et violente, qui apparaît dans la première piste du CD, "The Story Continues", reste sûrement une des meilleures variantes du célèbre thème.

Harry Potter and the Order of the Phoenix (2007) - Nicholas Hooper

Avec Nicholas Hooper, c'est la débandade. Pour un compositeur qui n'a jusque là travaillé que sur des téléfilms, composer la musique du cinquième Harry Potter est une véritable aubaine. Hélas, on sent que le monsieur est bien trop inexpérimenté. Sa reprise du Hedwig's Theme est assez simpliste et la mélodie mélancolico-dramatique qui accompagne l'introduction fait justement trop penser à un téléfilm. Heureusement, le CD s'en sort avec quelques pistes bien senties comme "Professor Umbridge" ou "The Ministry Of Magic".
Mais le bilan final reste plus que mitigé. Pas (ou trop peu) de thèmes marquants, motifs qui se veulent tristes de manière trop gratuite... Grosse déception. La musique de Harry Potter 5 est sûrement la plus mauvaise. Dommage car ce n'est pas le cas du film.

Harry Potter and the Half-Blood Prince (2009) - Nicholas Hooper

On pouvait craindre le retour de Nicholas Hooper à la musique de ce sixième opus. Et force est de constater qu'à la première vision du film (et à la première écoute du CD), le compositeur n'a guère fait de miracle. Néanmoins, il s'est grandement amélioré. La musique d'introduction est très réussie (peut-être est-ce dû aussi aux images très fortes dominées par un gros plan de Harry meurtri par le récent décès de son parrain) et le thème associé à Dumbledore illustre à merveille le côté tragique qui va dominer le final de cet épisode.
Nicholas Hooper compose aussi quelques thèmes fort sympathiques tels que celui de Slughorn et de la potion de Felix Felicis. On saluera également deux pistes, "Living Death" et "The Book", qui apportent une touche de légèreté bienvenue à l'ensemble grâce à ses accents humoristiques, et deux autres, plus orientées action, telles que "Ron's Victory" (qui s'offre le luxe de reprendre le thème de "Quidditch, Third Year" de Harry Potter 3) et "Of Love & War" (dommage que le morceau ne soit pas entendu durant le film). Mais la sixième année dans Harry Potter correspondant à la saison des amours, deux pistes ("Harry & Hermione" et "When Ginny Kissed Harry") illustrent à merveille les péripéties sentimentales des jeunes héros.

Harry Potter and the Deahtly Hallow (2010-2011)
Nicholas Hooper a exprimé son désir de ne pas revenir pour le dernier épisode divisé en deux parties. On a beaucoup parlé du retour de John Williams et on ne pouvait s'empêcher de trembler d'excitation devant ce que ce "dinosaure" de la musique de films pourrait faire pour cet opus riche en actions (on imagine déjà une musique digne de l'épisode III de Star Wars, sûrement une des meilleures BO de John Williams). Mais c'est officiellement le compositeur français Alexandre Desplat qui est chargé du boulot. Pas moins de quatre compositeurs au style bien différent pour une saga de huit films... Difficile d'assurer la continuité avec ça!.
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