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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 10:00


http://image.jeuxvideo.com/images/p3/d/r/driver-san-francisco-playstation-3-ps3-00d.jpgNB : jeu testé sur PS3 et sur PC. Mais préférez à tout prix la version PS3 ou, à la rigueur, Xbox 360, car la version PC est mal optimisée et nécessite une bonne config' pour le faire tourner correctement.

 

Tanner est de retour. Et il n'est pas content. Mais qui est Tanner, me direz-vous ?


Petit rappel.


En 1999 sort le premier jeu Driver sur PlayStation 1 et PC, et qui met en scène un policier infiltré qui met ses talents de pilote de course au service de la Mafia locale. Plutôt original à l'époque, Driver permettait surtout au joueur d'évoluer en voiture dans une ville complètement libre soumise à la circulation et aux forces de l'ordre qui n'hésitent pas une seule seconde à littéralement défoncer l'automobiliste qui grille un feu rouge ou qui dépasse de 1 km/h la vitesse autorisée. Si ça, ce n'est pas du zèle ! ...


Très vite, une suite sera mise en chantier, reprenant peu ou prou le même concept mais en incluant quelques phases à pied, surtout pour permettre à Tanner de changer de véhicule lorsque celui de base est trop abîmé. Une idée pas mauvaise en soi. Mais une mise en oeuvre laborieuse même si, malgré ses nombreux bugs, Driver 2 restait malgré tout un bon jeu.


En 2004, les choses commenceront à se gâter avec Driver 3 (rebaptisé Driv3r pour l'occasion). Plusieurs raisons à celui. La première : la vague GTA est passée par là et a grandement séduit. Verts de jalousie, de nombreux développeurs ont essayé d'appliquer la recette gagnante (voitures, armes, motos, phases à pied). Certains y arriveront plus ou moins (Saint Rows, True Crime). Driv3r, lui, n'y arrivera pas. Mal finalisé, rempli de bugs, le jeu sent le bâclé et est déjà vieux avant sa propre sortie.


Une tentative de réhabilitation aura lieu avec l'épisode Driver : Parallel Lines mais peine perdue. Driver semble bel et bien fini, et John Tanner semble avoir pris définitivement sa retraite.


Mais c'était sans compter sur DRIVER SAN FRANCISCO qui opère un véritable retour aux sources et qui pointe le bout de son nez en automne 2011.


Au programme les éléments-clés qui ont fait le succès de la franchise à ses débuts : une ambiance 70's, une conduite nerveuse, une bande-son disco, des poursuites en veux-tu en voilà... Et il n'en fallait pas plus. Driver en Anglais signifie "chauffeur". Adieu les phases à pied qui annonçaient déjà le déclin de la saga avec Driver 2. Tanner reste vissé derrière son volant et les développeurs ont trouvé une manière assez inédite de le faire changer de voiture : le shift.


Ce drôle de mécanisme permet ainsi à Tanner de changer de véhicule avec la seule force de son esprit. Formulé ainsi, il y a de quoi laisser sceptique mais cela prend tout son sens compte tenu du mode histoire de cet épisode qui se passe en fait dans la tête de Tanner. Un grave accident le plonge dès le début du jeu dans le coma, et il vit donc ses aventures dans sa propre tête.


Pas franchement convaincant sur le papier, il faut le voir pour le croire mais cette pirouette scénaristique constitue tout simplement une excellente idée afin de recentrer le gameplay sur les phases de conduite. Car, comme cela était dit précédemment, les phases à pied ont ici complètement disparu. Ce qui illustre incontestablement la volonté de se démarquer d'un GTA-like classique et d'insister sur le fait que Driver est surtout un jeu de voitures qui se suffit à lui-même.


Pari réussi. Les fans des premiers épisodes ne seront pas dépaysés et s'amuseront même de retrouver ce qui faisait le charme du début (ces piétons impossibles à écraser, le thème musical du 1er épisode, les véhicules de base du premier opus).


A cela s'ajoute une maniabilité souple qui permet une conduite nerveuse et dynamique, un doublage français assez sympathique (bien que perfectible) et une bande-son funky à souhait.


Graphiquement, on ne tombe pas à la renverse mais les véhicules sont bien modélisés et réagissent comme il se doit aux impacts et aux brusques changements de direction imposés par le joueur. De même que la ville de San Francisco est correctement retranscrite avec son ambiance californienne (photographie chaleureuse, soleil à tout heure, etc).


On peut aussi évoquer la gestion du trafic qui suscite le respect. A la manière de n'importe quelle grande ville, les rues sont pleines à craquer d'automobilistes. De quoi compliquer la tâche de Tanner qui devra composer avec les embouteillages et jauger le risque à griller un feu rouge. En effet, la population est dense, tant sur les trottoirs que sur le goudron. Et c'est surtout sur le goudron que ça va poser problème, notamment lors des poursuites et des courses contre la montre, car le trafic peut s'avérer être l'ennemi mortel du jeu. Une partie peut être perdue juste à cause de la voiture qui a tourné sans prévenir. Cela rend également les courses-poursuites sur l'autoroute extrêmement grisantes. Déjà car la sensation de vitesse est excessivement bien rendue, mais surtout parce qu'il y a TOUJOURS DU MONDE sur ces satanées routes. Bien sûr, il reste la possibilité d'emprunter les ruelles ou les chemins de terre (ces derniers demandant de maîtriser les dérapages contrôlés), mais quand il s'agit de courser un criminel, prendre l'autoroute, c'est un peu comme grimper dans un grand huit : on s'accroche à sa manette, on se concentre et on essaye d'anticiper les obstacles et virages potentiellement dangereux. Bref. On n'a pas vraiment l'esprit tranquille. Comme en vrai en fait, finalement. Chapeau.

 

Vous l'aurez compris : le trafic est un élément essentiel à prendre en compte, et peut s'avérer être tant votre ennemi que votre allié. Surtout avec le jeu du shift qui permet à Tanner de se glisser dans la peau d'un autre automobiliste pour provoquer une collision avec ses poursuivants. Vraiment jouissif et excitant, mais tout aussi frustrant quand on loupe son coup.


Concernant les modes de jeux, ils sont assez nombreux mais légèrement répétitifs : on course un fuyard, on se fait courser, on doit arriver à tel endroit avant la fin du chrono, on doit faire des cascades, des sauts, des dérapages (ou drift), etc. Pour un vrai fan de Driver, la durée de vie sera assez longue. Pour les autres, ils en verront le bout plutôt rapidement. Heureusement, il y a aussi des quêtes annexes, des mini-jeux, des items et des véhicules à collectionner ainsi que, comme dans tout Driver qui se respecte, le mode réalisation, qui permet de revivre ses meilleures cascades en changeant comme on le souhaite les angles de caméra (un vrai bonheur pour les cinéphiles).


 

A cela s'ajoute un vrai mode multijoueurs, que cela soit en ligne ou en local avec un écran splitté. Ce qui ne gâche rien (le principe du shift en multijoueurs donne lieu à un véritable carnage).

 


Pour conclure, Driver San Francisco fait partie de ses jeux qui ressuscitent une franchise en revenant sur ses bases en les amplifiant, et qui font espérer d'autres épisodes à l'avenir. Un vrai plaisir, surtout pour les Driver-fans.


Roule, Tanner ! Roule !

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commentaires

web designer 22/05/2014 12:20

have download all the games that you have shared her ea sit is very much interesting to play. Keep updating more of the recent launched games in this site as I am eagerly waiting for the same.

Margot 31/12/2012 00:11

Il fallait bien que ca arrive...!! à force de me tanner avec ce jeu, j'aurais dû m'en douter que tu finirais par écrire un article dessus.
Article que je trouve très complet, mais je doit t'avouer que ca ne m'étonne pas du tout...venant de toi et de ton amour inconditionnel pr ce jeu.
Bref. Tu m'aurais presque donner envie de le tester.
Je trouve que l'idée du shift est très bonne, mais perso, j'aurais peur de m'ennuyer à devoir toujours faire le même genre de missions (tout en voiture). Apres je te ss totalement, il vallait mieux
bannir le mode "gta". mais bon, je suis peut être septique, parce que je ne suis pas fan comme toi. J'ai très peu touché à Driver I (une fois en fait) et c'était il y a pas mal d'années. 5non je ne
suis pas vieille).

Que dire de plus. rien je suppose. Si ça me reviens je l'écrirai. Bye.

PS:(tu fais des soirée Jungle speed sans moi toi mtn ^^)