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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 00:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/25/54/18841096.jpgEtymologiquement, "dexter" vient du latin et fait écho aux termes "droit" et "habile". On parle aussi de dextérité. Est-ce un hasard si le plus célèbre serial killer du petit écran a pour prénom Dexter ?

 

Dexter Morgan travaille pour la police de Miami. Il est un expert médico-légal spécialisé dans les tâches de sang. Les projections et autres giclures de liquide rouge, ça le connaît. Tant du côté policier que du côté criminel d'ailleurs. Car Dexter est avant tout un serial killer très habile qui tue depuis son plus jeune âge. Adopté par un flic qui lui a appris un certain nombre de principes (le "code"), il ne s'en prend qu'aux "méchants" et s'accommode de cette double identité en mentant à ses collègues, sa soeur et sa petite amie. Mais un autre tueur, tout aussi méthodique que lui, fait son arrivée en ville et, pire, semble le connaître...

 

La série en arrive aujourd'hui à sa sixième saison et dire qu'elle a rencontré un franc succès est un doux euphémisme tant les inconditionnels du personnage sont nombreux.

 

Toutefois, dire que l'histoire est une création originale pour la télévision serait mentir. En effet, les différents protagonistes sont inspirés d'un roman de Jeff Lindsay, Ce cher Dexter, même si l'intrigue du show aura par la suite tendance à s'écarter de celle du bouquin.

 

Le succès de Dexter ne réside cependant pas dans l'histoire mais bel et bien dans la présentation qui est faite du personnage principal.

 

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Reprenant le concept très classique de la "voix Off" (utilisé dans de nombreuses séries telles que Scrubs ou Desperate Housewives), Dexter nous parle, nous fait part de ses impressions (pas de ses sentiments, il dit lui-même qu'il n'en éprouve aucun), nous prend en témoin... Une grande première dans l'univers télévisuel que d'entrer dans la tête d'un tueur en série.

 

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Cela s'était déjà vu dans d'autres médias mais jamais dans une série TV. On peut d'ailleurs évoquer la parenté non dissimulée de Dexter avec Patrick Bateman, le héros du roman et film éponyme American Psycho (où un golden-boy new-yorkais se livre à d'atroces boucheries une fois la nuit venue). Dexter utilisera d'ailleurs le pseudonyme de Patrick Bateman pour obtenir des sédatifs.

 

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Malgré ce postulat un peu glauque, la série dépeint le quotidien du héros non sans humour, en mettant surtout l'accent sur les enquêtes policières. Car si Dexter devait être rangé dans une catégorie, nul doute que cela serait celle des séries d'investigation. L'ensemble se veut quand même plus attractif, moins tape-à-l'oeil et mieux construit qu'une énième déclinaison des Experts (comme la version Miami, qui est celle qui se rapproche le plus de Dexter niveau ambiance).

 

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Il suffit, pour s'en convaincre, de s'attarder sur les différents génériques. Celui de Dexter est un parfait résumé de l'esprit du show : un humour surprenant, quelques scènes pas toujours jolies et une sensation de terrain connu (le rituel du réveil) avec, en fond sonore, une musique originale (et pas une chanson d'un groupe connu).

 

 

A côté de ça, le générique des Experts : Miami fait piètre figure (des flics taille mannequin en train de se la racler devant divers paysages de Floride avec un tube de The Who...).

 

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Dexter convainc aussi grâce à une ambiance particulière. Outre des personnages secondaires plus ou moins intéressants selon leurs intrigues, les producteurs ont porté une forte attention sur ce qu'ils qualifient de personnage à part entière : la ville de Miami.

 

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Ambiance cubaine, musique latine, photographie chaude, populations ethniques diverses (contrairement aux Experts où, encore une fois, quelque soit le lieu, ce sont toujours des top-models qu'on retrouve), on est loin du cliché hollywoodien et cela renforce l'immersion dans l'univers du héros qui, dès le premier épisode, parle de nourriture cubaine.

 

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Bien sûr, présenté ainsi, Dexter apparaît comme une série très bonne. Et c'est d'ailleurs le cas. Mais que serait une critique sans pointer ne serait-ce qu'un peu du doigt les petits défauts ?

 

On retrouve dans l'ensemble les mêmes faiblesses pour toutes les séries : intrigues pas toujours passionnantes et qui tournent en rond (mention spéciale à la saison 3), quelques longueurs vers les moitiés de saison, rythme un peu languissant, révélations du passée tirées par les cheveux, etc. Soulignons quand même les bonnes idées des saisons 2 et 4 qui ont su maintenir le cap après une très bonne saison 1.

 

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Mais rien de bien grave du côté des aspects négatifs car, en faisant le bilan des plus et des moins, Dexter affiche fièrement une note bien supérieure à la moyenne des séries qui pullulent aujourd'hui.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/77/52/11/19642863.jpgJe suis né à la fin des années 80. Je fais donc partie d'une génération qui a été culturellement nourrie avec la série animée Tintin de 1992 et Batman TAS mais Lois & Clark, Buffy contre les vampires, Charmed, Sliders et j'en passe, en passant par les Minikeums de France 3, le Club Dorothée de TF1 et, bien sûr (!) la fameuse Trilogie du Samedi de M6 qui diffusait principalement des séries fantastiques dont, justement, Smallville.

 

Le show raconte la jeunesse de Superman. Plus précisément la vie de Clark Kent avant qu'il ne devienne Superman. On devine rapidement l'idée des producteurs : concilier le monde geek des superhéros avec celui, plus codifié, des séries fantastico-romantiques pour ados (ex. Dawson, Newport Beach) mettant en scène des top-models sauvant le monde à tout va.

 

Malheureusement, le mélange n'a pas su conserver l'équilibre et le spectacle s'adresse principalement au public teenage, au même titre que Charmed ou Buffy (même si Buffy, contrairement aux deux autres, conserve le charme cumulé des années 90 et de la série B).

 

On retrouve donc des personnages emblématiques (Clark Kent bien sûr mais aussi ses parents adoptifs, Lana Lang et Lex Luthor) mais aussi de la pure création (Chloé Sullivan, Lionel Luthor), le tout racontant le début de la relation entre Clark et Lex (qui seront plus tard les meilleurs ennemis du monde) et les retombées de la pluie de météorites avec laquelle est arrivé le jeune héros.

 

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En cela, Smallville va ressembler de très près aux séries fantastiques du style Buffy puisque, dans un premier temps, chaque épisode va se dérouler de la même façon : un personnage tiers qui mute sous l'effet de la kriptonite (ce qui sera appelé plus tard dans la série les "Kripto-Monstres").

 

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Au fur à mesure qu'on avance, les intrigues principales se creusent, de nouveaux personnages apparaissent et, bientôt, un fil rouge anime chaque saison avec, bien sûr, en toile de fond, la naissance du héros que tout le monde connaît.

 

Hélas! Smallville se heurte aux pièges classiques des séries pour ados : morale puritaine exacerbée, amour et famille au centre de tout, love stories interminables aux ressorts vus et revus...

 

Partant de là, la série fut paradoxalement un succès (une impressionnante longévité de dix années, une première pour le genre) même si, dès le début, le scénario ne convainc jamais totalement.

 

Les plus geeks pointeront impitoyablement du doigt les libertés prises d'avec le matériau d'origine et beaucoup regretteronshttp://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/11/36/19190738.jpg que ce qu'on est venu voir ne pointe le bout de son nez qu'au tout dernier épisode.

 

Bien sûr, les producteurs et acteurs principaux avaient averti que le show parlerait moins de Superman que de l'évolution d'un jeune homme hors du commun qui découvre ses pouvoirs, apprend à les maîtriser (à l'exception du vol...) et les utilisent pour faire le Bien avec un grand B.

 

En cela, on n'est en général pas déçu par la personnalité de Clark Kent. Il faut dire que le personnage est ce qui se fait de plus "parfait" en terme de héros : beau, musclé, fort, intelligent, ne ment jamais (ou presque)... Nécessairement une tête à claques en raison de ces trop grosses qualités qui ne font toutefois pas perdre de vue qu'on parle là du mythe Superman. Le reste du casting est de la même trempée.

 

Les plus érudits reconnaîtront ça et là les clins d'oeil et autres hommages disséminés dans les dix saisons. Que cela soit des guest-stars incontournables (Christopher Reeve, Margot Kidder, Dean Cain, Teri Hatcher, Terence Stamp) ou plaisants (Rutger Hauer, Pam Grier), des lieux et personnages connus de l'univers DC (Aquaman) et même des apparitions furtives du thème culte de John Williams, le spectacle est suffisamment emballé pour susciter un minimum d'intérêt.

 

L'esthétique clip de l'ensemble laisse place à un certain savoir-faire via des effets spéciaux de bonne facture et une photographie lumineuse mettant en avant le rouge et le bleu.

 

Malheureusement, le tout sonne trop teenage pour emporter la totale adhésion avec, en prim, une sur-utilisation des chansons à la mode (un signe distinctif qui ne trompe que trop rarement, ce qui rend la chanson du générique, sympathique au début, absolument indigeste) et d'interprètes qui sortent plus d'une école de mannequinat que de théâtre.

 

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Le scénario lui-même part dans tous les sens et multiplie honteusement de fausses pistes auxquelles le spectateur ne croit pas un seul instant (les multiples disparitions et enlèvements des personnages principaux dont on sait pertinemment qu'ils reviendront).

 

La palme reviendra sûrement à ce que j'appelle les movie-episode, où comment des scénaristes paresseux reprennent sans talent le fil rouge d'un film à succès. Saw, The Game, Very Bad Trip, Matrix, Inception et bien d'autres passent à la moulinette et cette initiative témoigne d'une logique plus que douteuse trahissant généralement un sérieux manque d'inspiration.

 

Le départ pour Metropolis à partir de la saison 8 (et l'arrivée de nouveaux producteurs) donnera un sérieux coup de fouet et permettra enfin d'entrevoir le réel potentiel de la série (l'idée du Flou est bien trouvée) qui se rapproche alors plus de Superman que de Buffy.

 

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Le final sera d'ailleurs de cette veine, comprendre par là teenage et maladroit, piochant ses idées à droite et à gauche. Ce qui résume, pour conclure, l'esprit de Smallville. Continuer l'énumération des petites qualités et gros défauts du show n'a dès lors plus d'intérêt à partir du moment où on sait à quoi s'attendre : une énième série fantastique pour ados, bourrée d'effets spéciaux et de bons sentiments.

 

On s'attendait un peu à mieux quand il s'agissait de s'attaquer au mythe Superman mais, avec le recul, force est de constater que l'esprit naïf et désuet de l'univers a bel et bien été conservé dans cette histoire qui, revisitée, apparaît plus clinquante que réellement marquante. Lois & Clark, malgré son aspect kitsch, était plus convaincant.

 

Et pour finir, la toute dernière scène de la série, peut-être la plus réussie car jouant à fond sur la nostalgie et la musique de John Williams. Un cocktail toujours gagnant.

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:30

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Ca y est! C'est chose faite! Je suis l'heureux possesseur des quatre saisons de la série TV Heroes en DVD. On remercie les promotions de la Fnac qui se déroulent de mai à juillet et qui consistent à ramener le prix extraordinairement élevé de certains coffrets DVD à quelque chose de plus raisonnable (20 ou 30 € selon la série et/ou son ancienneté/popularité), en plus du fameux "pour deux achetés, le troisième offert".

 

L'occasion de compléter la collection avec les deux saisons qui me manquaient : la 2 et la 4. L'occasion aussi, après un visionnage de l'intégralité des épisodes en hyper bonne qualité, de revenir sur ce qui a fait le succès et la descente aux enfers d'un show qui n'a cessé de décevoir avant de s'achever en queue de poisson.

 

Procédons par thématique.

 

Le sujet : les superhéros

 

La série parle de gens ordinaires qui se découvrent des pouvoirs extraordinaires. Un synopsis basique pour une histoire http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/61/29/28/18781709.jpgclassique de superhéros comme on en connaît des tas. Celle qui s'en rapproche le plus est certainement X-men de par le nombre (assez élevé voire trop) de personnages qui agissent seul au début (la découverte de leurs aptitudes) puis en groupes.

 

Les superhéros sont aussi un thème peu usité dans les séries TV, il faut le dire. A part des tentatives assez moyennes (Mutant X), trop kitsch (Loïs & Clark) ou définitivement trop tournées vers un jeune public (Smallville, qui lorgne du côté de Buffy et de Charmed), seul Heroes rend un hommage vibrant aux comics, ce qui s'en ressent au travers du formalisme général de la série.

 

Le formalisme général de la série

 

Par formalisme général, on peut aussi entendre "emballage". Je parle du générique de quinze secondes, mystérieux à souhait (l'éclipse, le titre, le nom du créateur, le thème musical : simple et efficace) mais aussi de la police d'écriture digne des BD pour présenter le casting ou encore de l'incrustation des titres dans des éléments du décors (dans un micro-onde, sur une tasse, sur une toile, etc) ou la localisation des personnages dans le temps et l'espace (un peu comme le fameux "pendant ce temps..." des BD classiques).

 

Il faut aussi souligner les thématiques de l'histoire. La série se divise en quatre saisons mais, parmi ces quatre saisons, on compte cinq volumes (ou cinq tomes) qui ont chacun leurs thématiques. Dans l'ordre a-t-on :

- Genesis : la découverte des pouvoirs, la crise d'identité, la présentation des personnages principaux ;

- Generations : une thématique familiale très forte, ou comment les enfants doivent réparer les erreurs de leurs parents ;

- Villains (honteusement traduit : "les traître" ...) : le bien ou le mal, la lumière ou l'obscurité, la division manichéenne, l'éternel choix subordonné au vécu, aux expériences, au ressenti et à sa propre nature ;

- Fugitives : la stigmatisation, la chasse à l'homme, le terrorisme ou les superhéros contre le gouvernement qui connaît leur existence mais veut étouffer l'affaire ;

- Redemption : le retour à une vie normale, à une acceptation de sa condition, au pardon.

 

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Un sixième volume s'ouvrait à la fin de la saison 4 et était intitulé A Brave New World ("le meilleur des mondes", en VF) : la rélévation au monde de l'existence de gens ayant des pouvoirs. Mais en raison d'audiences catastrophiques, de scénarii tournant en rond et de coûts de production trop élevés, la série fut arrêtée en mai 2010. A tort ou à raison? Pas de réponse tranchée sur la question car il faut l'avouer : Heroes a souvent fait des erreurs grossières, même si de très bonnes idées étaient dispatchées un peu partout. Une des qualités premières de la série qu'on avait tendance à oublier, c'était quand même son budget.

 

Un budget conséquent et de bonnes éditions DVD

 

Une série TV avec un budget, c'est une bonne chose.

 

N'oublions pas que c'est un média censé coûter moins cher qu'un film qui sortira au cinéma. Avec son budget, Heroes s'est permis de posséder un certain nombre d'atouts techniques qui ont indéniablement participé à son succès : une bonne réalisation, une bonne photographie, de bons effets spéciaux dans l'ensemble (certains plus réussis que d'autres mais la quête de la perfection est ardue), l'utilisation judicieuse des fonds verts, une bonne musique (on y reviendra) et de bons acteurs.

 

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Un budget qui s'est aussi ressenti dans les éditions DVD car, soulignons-le, rarement des DVD n'auront donné autant de satisfaction, que cela soit au niveau d'une image très belle (les couleurs, la netteté, les détails), d'un son très propre (tant pour la VF que la VO), d'une édition française intégrale et de menus très réussis.

 

Sur ce point, les quatre coffrets ont bénéficié d'un soin tout particulier qui donne une toute autre dimension au visionnage du feuilleton. Le petit plus qui fait craquer? La possibilité de visionner en continu tous les épisodes d'un disque, sans se coltiner les résumés des épisodes précédents et génériques de fin qui cassent le rythme.

 


 

 

Tel que je vous le présente, vous vous dites sûrement que le show n'a pas l'air si mal. Mais je n'ai pas encore abordé ses grosses faiblesses. Et elles sont hélas très nombreuses. A commencer par son sujet. Les superhéros, c'est cool mais ça ne plaît pas à tout le monde.

 

Aussi, la série s'adresse à une tranche d'âge entre 13 et 33 ans plutôt aguerrie à l'exercice. Egalement, le nombre élevé de personnages alourdit considérablement un rythme qui, dans les premiers épisodes (la douloureuse et nécessaire étape de l'exposition des enjeux), n'est pas des plus rapides... A cela s'ajoute le fait que tous les personnages ne sont pas intéressants et que, bizarrement, les scénaristes ont mis en avant les moins passionnants !

 

Un nombre élevé de personnages mais ...

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/67/67/04/18995770.JPGC'est aussi un prétexte pour évoquer un casting plutôt sympathique qui a la qualité de n'avoir que peu ou pas de têtes bien connues, histoire de renforcer le côté "tout-le-monde" des héros qui rencontrent des problèmes véritablement humains dans le premier volume : dépendance, crise d'ado, crise d'identité, difficultés professionnelles, dettes, deuil, etc.

 

Malheureusement, on est vite perdu avec autant de personnages, de noms et d'histoires. D'autant plus qu'au tout début, chacun fait cavalier seul, ce qui donne lieu à des intrigues et sous-intrigues qui n'ont souvent aucun lien entre elles, qui handicapent le rythme et accouchent alors d'un dénouement stérile.

 

Impression d'autant plus renforcée que de nombreux personnages intéressants ne font que passer (Ella, interprétée par la très craquante Kristen Bell) tandis que d'autres, extraordinairement inutiles, restent le temps de deux saisons (Maya est un boulet fini) voire des quatre avec des résurrections très très louches (Ali Larter qui incarne au début des jumelles puis ... des triplées! ou des clones, ou ce que vous voudrez histoire de dire que tous ses personnages meurent mais que l'actrice, elle, revient quand même).

 

Il y a aussi le duo asiatique Hiro/Ando, très vite énervant (yatta! TA G****!!), et Claire la pom pom girl qui arrive à garder la tête d'affiche seulement grâce à sa jolie frimousse (son personnage ne sait pas ce qu'il veut : "je veux être normale", "je ne veux pas me cacher", "je veux ci", "je veux ça"). Il suffit de citer Sylar, Nathan, Noah et Peter (les plus emblématiques) pour exprimer de nombreux regrets quant au fait qu'ils sont souvent sous-exploités et bénéficient d'intrigues indignes (la confrontation entre Sylar et son père biologique dans le volume 4).

 

Il faut aussi noter certains guests et personnages réguliers qui font vraiment plaisir (Malcolm McDowell, Stan Lee, Robert Knepper, Zeljko Ivanek, George Takei, etc) et force est de reconnaître que si les scénaristes ne maîtrisent pas leur sujet, la galerie de personnages attire souvent la sympathie, tant du côté des gentils que des méchants. Sans oublier que le casting réunit souvent des acteurs se ressemblant fortement pour jouer des personnages de la même famille (ex. Claire et sa mère biologique, Matt et Maury Parkman, etc).

 

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Malheureusement, les histoires, comme déjà dit plus hauts, se répètent et souffrent de ralentissements catastrophiques. Ainsi, si Heroes est particulièrement bien emballé pour une série qui brasse pas mal de sous-genres (fantastique, action, drame, comédie, horreur), on peut crier haut et fort que ce qui a mené le show à sa perte, ce sont les scénaristes qui se sont clairement pris les pieds dans le tapis.

 

... Des scénarios vraiment faiblards (à bas les voyages dans le temps)


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Dès la saison 1, on sent les faiblesses de la série. A commencer par un rythme extrêmement lent dès les tous  premiers épisodes. Conséquence, une grande partie des spectateurs a décroché avant même que cela ne débute pour de vrai, et on peut les comprendre. Bien sûr, le rythme s'accélère dès que les enjeux sont bien posés et qu'on a répondu à toutes les questions que se posent le public, ce grâce à des épisodes flashback/flashforward ou "en temps réel" vraiment palpitants (l'épisode "L"homme de main" de la saison 1 qui met en scène une prise d'otages).

 

Malheureusement, si les allers et retours dans le temps sont devenus une véritable tradition au cours des quatre saisons, ce sont aussi des viviers à incohérences scénaristiques. Alors certes, le thème du voyage spatio-temporel est extrêmement difficile à manipuler (surtout pour une série avec autant de personnages différents) mais force est de constater que la majeure faiblesse de la série vient de là, en plus de sa redondance : un personnage vient du futur pour avertir quelqu'un du présent sur le fait que la fin du monde (dans l'ordre : l'explosion de New York, la contamination du monde par un virus et une substance chimique pouvant donner à n'importe qui des pouvoirs ...) est proche et qu'il faut l'en empêcher.

 

Idem pour un autre travers : les peintures du futur. Quelque soit la saison (hormis la 4e qui y échappe), il y a toujours un personnage doté du don de peindre le futur. Une initiative sympathique car les dessins sont dans l'ambiance comics mais là aussi un nid à embrouilles qui fait un véritable doigt d'honneur au paradoxe du grand-père (si on remonte dans le temps pour tuer son grand-père alors qu'on n'est soi-même pas encore né, comment peut-on alors remonter le temps pour tuer son grand-père?).

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/67/67/04/18995774.JPGAutant dans Dragon Ball et Retour vers le Futur, les voyages dans le temps donnaient naissance à des époques alternatives (une bonne idée, surtout que la saison 1 de Heroes s'est beaucoup inspiré du personnage de Trunks de Dragon Ball pour le Hiro du futur), autant dans Heroes cela ne veut strictement rien dire, et ce dès la saison 1 (encore que celle-ci ne s'en tire pas trop mal, comparée aux suivantes).

 

Enfin, l'ultime défaut de la série, c'est de ne jamais arriver à donner des finales dignes de ce nom aux volumes. Le combat entre Peter et Sylar (saison 1, volume 1) est un "pétard mouillé". L'affrontement de la saison 2 (volume 2) est du même acabit (mais on peut le mettre sur le dos de la grève des scénaristes). Idem pour le volume 5 (saison 4) où Robert Knepper est réellement pitoyable, sans parler d'une baston s'annonçant épique entre Peter, Nathan et Sylar (volume 4, saison 3) et qui est finalement dissimulée au public par ... une porte!!! Seul le volume 3 (saison 3) s'en sort avec les honneurs grâce à un épisode (3x13) bien ficelé malgré la mort trop rapide du bad guy (à la fin du 3x12).

 

Cela n'empêche toutefois pas le spectacle d'être appréciable. Malgré le flop des saisons 2, 3 et 4, la communauté Heroes vit encore car le show a permis la naissance d'un univers déclinable sur de nombreux supports (dont les comics éponymes, sorte de mini-histoires se déroulant parallèlement aux intrigues de chaque saison).

 

De nombreuses références

 

Outre les qualités techniques et les failles scénaristiques, Heroes se démarque aussi par les références plus ou moins décelables. Bien sûr, on ne peut éviter le rapprochement entre le duo nippon et des personnages de manga, ou encore la très facile comparaison avec les films de superhéros récents (Batman, Spider-Man et surtout X-Men en tête).

 

Cela passe ensuite par du plus subtil (les costumes, qui se veulent à la fois moulants comme les traditionnels collants au couleurs flashie, ou amples, tels une cape) voire de la référence purement cinématographique que seuls les plus attentifs (ou les possesseurs des DVD qui auront écouté les commentaires) reconnaîtront (Le Parrain dans l'épisode 3x08).

 

Cela peut aussi être très bref (un plan hommage à Shining) comme plus équivoque (Retour vers le Futur, La http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/05/11/01/051101_af.jpgCaravane de l'Etrange, Dragon Ball). Il avait même été dit quelque part sur le net que Heroes était un "croisement réussi entre X-Men et le film Incassable de M. Night Shyamalan". Au regard de l'ambiance, du rythme et de l'histoire, on ne peut qu'être d'accord avec ce dernier propos. Même du point de vue musical.

 

La musique, cette composante importante souvent oubliée

 

Loin est l'idée de comparer la B.O. de Incassable (un grand classique, signée James Newton Howard, aka JNH) et celle de Heroes (composée par Wendy Melvoin et Lisa Coleman, aka Wendy & Lisa). Mais les deux sont très proches en ce qu'elles illustrent une ambiance de superhéros de manière unique et complètement inattendue. JNH utilise quand même pour son thème principal ("Visions") des sonorités rap (!) tandis que Wendy & Lisa usent constamment du Shenkar (cet espèce de soupir mystérieux indhou). Ca chance de la traditionnelle marche héroïque et cuivrée pleine d'espoir.

 

La B.O. de Heroes est à ce titre très soignée et très thématique, chaque personnage bénéficiant de son propre thème (Nikki et ses choeurs féminins furieux, Sylar et son piano grave et lourd, Mohinder et son petit motif rapide et mystérieux, etc). Il est regrettable cependant que le seul album sorti, bien que très intéressant à écouter (musique d'ambiance à réserver aux connaisseurs), ne reflète qu'à peine un dixième de ce qui a été composé pour les 78 épisodes. Quid de la déchirante musique qui se fait entendre pour la dernière apparition de Nathan? Quid des multiples arrangements du thème de Sylar? Une nouvelle fois, les béophiles sont lésés.

 

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Bilan (pour de vrai)

 

Au final, que retenir de ces quatre saisons de Heroes? Qu'on pourrait en dire encore beaucoup, mais que l'essentiel transparaît dans les lignes précédentes : une série bien conçue mais des scénarii approximatifs, des personnages attachants et de bons acteurs mais beaucoup d'errements de la part des scénaristes, ce qui a valu au show de se terminer véritablement en queue de poisson. La question se pose encore aujourd'hui pour son créateur, Tim Kring, d'achever l'histoire commencée en 2006. Mais sur quel support? Une ultime saison? Un téléfilm? Un film? Une BD? Seul l'avenir nous le dira. Yatta.

 

Et on finit en beauté avec le générique : simple, court, efficace. Tout est dit en 15 secondes. Et on oublie le générique français, illustration du syndrôme Prison Break/Faf La Rage :

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 22:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/78/35/82/19514169.jpgQuand on s'intéresse un peu à l'actualité des séries TV, difficile de passer à côté de la série The Walking Dead.

 

Adaptation du comic éponyme dont j'ignorais jusque là l'existence, le show propose, pour sa première saison, pas plus de six épisodes. Espérons que la qualité primera sur la quantité. Sinon, on n'est pas sorti de l'auberge.

 

Pour la petite histoire, The Walkind Dead (TWD pour les intimes) reprend, dans le cadre de son introduction (et je me limiterai à cette seule introduction, car je n'ai visionné qu'un seul épisode : le tout premier) les grandes lignes du célèbre film britannique 28 jours plus tard de Danny Boyle.

 

Et pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, il s'agit en gros d'un pauvre type comme tout le monde qui, à l'occasion de ses fonctions (un shérif dans TWD, un coursier dans 28 jours plus tard), se retrouve blessé et tombe dans le coma. A son réveil, quelle surprise pour lui de constater que tout est vide et que les seuls gens qu'il croise essayent tous de le bouffer, en plus d'avoir des gueules de déterrés!

 

On pourrait continuer plus loin sur la comparaison et s'acharner sur le manque d'originalité. Mais cela serait sévère car la série paraît bien sûr posséder certaines qualités (heureusement!). Mais une des qualités ne sera vraisemblablement pas le scénario car l'épisode pilote, d'une durée de 1h20 environ, n'a pas exposé d'enjeux particuliers, hormis un triangle amoureux en approche qui s'annonce d'une prévisibilité à toute épreuve.

 

Non, la vraie qualité de TWD est purement technique. Réalisation, effets spéciaux, maquillages, décors... Pas de doute, les producteurs ont tiré les leçons des meilleurs ingrédients des films de zombies et l'ambiance propre au genre répond présent. Le point faible, c'est que le suspense ne semble pas particulièrement au rendez-vous : des personnages peu attachants, aucun fil rouge solide, de l'action un peu molle (à l'image des zombies quoi) ... On ne ressent pas le besoin irrépressible de mater la suite si on n'est pas fan des morts-vivants et du gore (autre qualité de la série : on a droit à du bon gore ; mais pas tout le monde aime...).

 

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Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs : il ne s'agit que d'un épisode pilote qui ne fait que poser les bases d'une histoire. Il est donc assez normal que cela tatônne au début. On espère juste que ce ne sera qu'au début...

 

Edit

 

Hop! Six épisodes visionnés. Une saison de finie. Que dire? Que retenir? Que mes premières impressions sur l'épisode pilote se confirment : une série pour les fans de zombies. Je n'ai cependant pas craché sur ce spectacle, étant moi-même amateur de la première heure des morts-vivants avides de chair fraiche, mais le fait est qu'on ne sort pas des sentiers battus et que cette saison 1 s'annonce clairement comme une saison d'exposition. Autrement dit, si The Walkind Dead ne veut pas connaître le sort funeste des séries qui n'auront jamais une fin digne de nom (Heroes, Les 4400, etc), il va falloir pousser un peu plus fort lors de la saison 2, notamment en augmentant le nombre d'épisodes.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/74/38/63/19513099.jpgCette année, How I Met Your Mother (HIMYM pour les intimes) entame sa sixième saison. Ce n'est pas rien pour une sitcom.

 

D'autant plus rien ne semblait prédestiner cette énième série, tournée de manière très classique (décors fixes, rires préenregistrés) au succès. Mais n'avait-on pas dit la même chose de Friends, autre série du genre, qui tint la distance pendant plus d'une dizaine d'années?

 

La première chose qu'on peut dire sur HIMYM, c'est que la recette apliquée est la même que pour Friends : une bande de potes approchant la trentaine, à peine sortis de l'adolescence, en proie à des situations cocasses découlant de leur vie sentimentale et professionnelle.

 

Mais l'attrait de HIMYM réside surtout dans un suspense quasi-insoutenable qui résonne dans le titre : "comment j'ai rencontré votre mère". Le concept de base, c'est le suivant. Dans un futur relativement proche, un père raconte à ses enfants comment il a rencontré leur génitrice. Ce père, c'est Ted, jeune architecte new-yorkais, qui vit en coloc avec son meilleur ami Marshall, ce dernier engagé dans une relation longue durée avec Lily. Les trois traînent avec Barney, un incorrigible coureur prétentieux. Leur existence prend un autre tournant quand, dans le bar où ils ont l'habitude d'aller, Ted croise le regard de la jolie Robin, une présentatrice télé.

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Autant mettre fin au suspense tout de suite (et c'est fait à la fin de l'épisode pilote) : Robin n'est pas la Maman. Et c'est là tout l'attrait de la série : distiller les informations au compte-goutte concernant la future Mother, en multipliant les fausses pistes et en ne faisait que l'apercevoir... Un véritable suspense digne de 24h chrono, ou presque.

 

Bien sûr, HIMYM ne consiste pas uniquement en cela, et même si c'était le cas, cela serait fort rébarbatif. Car HIMYM institue surtout des délires, des private jokes, amenés à devenir aussi cultes que ceux qu'on retrouve dans Friends ou Scrubs : la chèvre, l'ananas, le slapsgiving, le "Legen... wait a minute.. Dary!" de Barney, le sandwich... On ne saurait cependant trop vous conseiller de fuir la version française et de préférer en tout point la V.O. qui regorge de jeux de mots savoureux et impossibles à traduire.

 

HIMYM est donc assurément la sitcom des années 2000, remplaçant plus que bien, voire en mieux, Friends. La comparaison était bien sûr inévitable compte tenu du socle même du show, mais HIMYM se distingue nettement de son prédécesseur par cette douce folie ambiante qu'elle peut se permettre puisque l'ensemble des épisodes ne sont que de gigantesques flashbacks où le narrateur lui-même semble se perdre puisque se rajoutent à cela d'autres souvenirs.

 

L'autre point fort de la série est inévitablement le personnage de Barney Stinson qui, bien que présenté comme un véritable crétin manipulateur et immoral au tout début, gagnera au fil des saisons, au même titre que tous les personnages principaux, une profondeur bienvenue qu'on ne peut malheureusement pas développer lors des premiers épisodes, qui sont généralement plus destinés à présenter le caractère romantique du héros (ici, Ted).

 

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C'est d'ailleurs ce qu'on pourra reprocher à HIMYM : ses deux premières saisons un peu trop sages qui ne la font pas vraiment sortir des sentiers battus. Néanmoins, dès la saison 3, ça prend une autre tournure : les délires fusent, les informations sur la Maman se précisent... Et surtout, les années passent. Et à terme, les scénaristes ne vont plus avoir le choix car, pour rester un minimum cohérent, la fameuse rencontre ne doit plus tarder. Reste à espérer que cela sera aussi bien que le reste...

 

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Alors bien sûr, la forme traditionnelle (décors fixes, rires préenregistrés) a de quoi démotiver les moins réceptifs au genre. Pour autant, cela ne devient plus trop un problème car l'ensemble est tellement drôle et original dans le contenu qu'on ne prête plus guère attention à ces "hahaha".

 

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How I Met Your Mother, sitcom à découvrir d"urgence. Déjà culte. Et vous, haaaaave you met Ted?

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:00

 

http://www.scifiscoop.com/wp-content/uploads/2009/08/heroes_volume_5_redemption.jpg

 

Après une saison 3 plutôt bien foutue malgré quelques baisses de rythme et certaines incohérences scénaristiques, on attendait assez impatiemment la saison 4. Du moins, moi, je l'attendais. Et surtout pour le devenir de Nathan/Sylar qui laissait espérer une excellente et tragique histoire de dualité qui amènerait sûrement la disparition définitive d'un personnage important.

 

En attendait, les héros retournent à une vie "normale" et se remettent progressivement de l'épuisant volume 4 où ils étaient pourchassés par les forces gouvernementales. Les choses se calment. Claire part à la fac, Noah découvre la vie de célibataire, Peter profite de ses pouvoirs pour sauver le monde à sa manière en se consacrant à 200 % à son job d'ambulancier... Est-ce un hasard si le titre du volume s'appelle Redemption?

 

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Mais les intrigues ne sont pas toutes aussi gentillettes. On commence par une étrange fête foraine dont le dirigeant, Samuel (interprété par Robert "T-Bag" Knepper), semble avoir de drôles de desseins pour les gens ayant des pouvoirs. De même, Matt Parkman, traumatisé par le lavage de cerveau qu'il dut opérer à la fin de la saison 3, est victime d'inquiétantes visions. Sans compter Tracy Strauss qui cherche à se venger des responsables de sa mort présumée, dont Danko et Bennet.

 

On était en droit d'attendre à une quatrième saison toute aussi passionnante que les première et troisième. Hélas! il n'en est rien car, va savoir pourquoi, les choses se tassent et on a sérieusement l'impression d'assister à une prolongation de la saison 2, hantée par du remplissage et des intrigues sous-exploitées, au détriment de ce qui était vraiment intéressant dans les conséquences de la saison précédente.

 

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La déception est donc de mise cette année. Personne ne semble croire à l'avenir du show qui avait pourtant bien débuté. Que cela soit les acteurs qui paraissent vraiment fatigués, les scénaristes qui ont du mal à tenir la route ou tout simplement les techniciens qui ont sûrement été victimes d'une diminution de budget évidente, Heroes tente de sauver les meubles avec une saison dont le nombre d'épisodes aurait peut-être mieux fait de passer de 19 à 12.

 

La faute à une intrigue principale pas franchement intéressante, étirée en longueur, extrêmement prévisible, et qui se boucle de manière extrêmement bâclée (nouvelle preuve que les scénaristes ne savent pas clore une saison).

 

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Inversement, de nombreuses sous-intrigues prometteuses passent rapidement à la trappe ou ne durent que le temps de quelques épisodes. La principale déception vient surtout du sort réservé à Nathan/Sylar. Alors qu'on pouvait penser que cela constituerait le fil rouge de ce volume 5 qui aurait pu prendre fin par un affrontement final en diamétrale opposition avec celui de la saison 1 (où Nathan revenait aider son frère), cette histoire excitante sur le papier subit un traitement extrêmement convenu (voire mauvais) qui ne va jamais au bout des choses (dommage que le personnage de Millie, vue dans la saison 3, ne soit pas plus présent). Même chose pour le personnage du jeune guérisseur dont le sort est réglé de manière bien sale sans que cela n'ait de réelles conséquences (à part une vengeance expédiée un peu vite).

 

Bien sûr, tout n'est pas à jeter dans cette saison 4. Si le personnage de la malentendante (interprétée par une véritable malentendante qui fut un temps l'héroïne de la série Sue Thomas, l'oeil du FBI) est sous-développé lui aussi, il est prétexte à des scènes touchantes et poétiques qu'on aurait aimé plus nombreuses (ou du moins plus utiles). De même, la quasi-disparition de Mohinder et Ando permet de mieux se concentrer sur d'autres personnages qui constituent toujours les valeurs sûres de la série comme Noah Bennet, dans une moindre mesure Peter Petrelli (qui paraît bien plus naturel ici que précédemment où il se la jouait trop) et Hiro, dont la quête pour sauver sa bien-aimée le rend plus tolérable (moins de yatta) et plus sombre (la scène où il empoigne Samuel). On notera enfin un Sylar bien en retrait, qui incarne parfaitement l'idée de rédemption mais dont les meilleures apparitions ne figurent que dans la saison précédente.

 

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L'autre gros point noir de cette saison est aussi l'absence de lien entre toutes les intrigues et sous-intrigues. De nombreux personnages ne vont jamais se croiser durant les 19 épisodes! Je prends l'exemple de Nathan et de Claire (qui sont quand même unis par un lien de parenté!). De même, le problème Sylar qui, autrefois, ralliait tous les héros, aura ici des conséquences bien limitées, et ce de manière injustifiée. Pourquoi Matt ne va jamais voir Bennet ou Angela pour leur faire part des difficultés qu'il rencontre avec l'esprit du tueur?

 

De même, si Samuel sera allé voir une bonne partie des personnages pour tenter de les rallier à sa cause, il est vraiment dommage qu'on ne se rende compte de sa dangerosité potentielle que vers le 15ème épisode (il est quand même le fil rouge de la saison!).

 

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Il y a donc une forte impression d'éclatement des intrigues, qui sont toutes indépendantes des unes des autres. Suivre Heroes est toujours un peu compliqué à cause de ça, mais généralement, à la fin, tout se connecte, et on comprend mieux certains choix scénaristiques. Ici, ce n'est pas vraiment le cas et ça respire pas mal l'irrégularité. Il n'est ainsi pas rare de voir disparaître durant plusieurs épisodes de nombreux personnages pour mieux nous les ressortir sans prévenir, comme si les scénaristes s'étaient rendus compte qu'ils oubliaient de traiter quelque chose (Matt en est le parfait exemple, ainsi que Tracy).

 

Dans la même veine, il est aussi regrettable que Claire soit très présente durant cette saison alors que, personnellement, je trouve que c'est un des personnages les moins intéressants. Peut-être est-ce pour rallier les plus libidineux? D'autant plus que l'actrice use fort du maquillage et des mini-shorts à cette fin supposée...

 

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Par contre, le côté terriblement sombre de l'Humanité ressort dans ce volume 5 avec en tête le massacre du jeune guérisseur, et cet employé que Peter tentera de raisonner, sans succès. Hélas, il s'agit de quelques gouttes perdues dans l'océan.

 

En effet, la déception est majoritairement présente dans cette saison qui plaira surtout aux fans (et encore, même eux sont terriblement sévères). Saison qui est officiellement la dernière, la faute à des audiences catastrophiques et en chute libre depuis la saison 2. Pour autant, l'ensemble se suit agréablement, mais il ressort une très forte impression d'intrigues à tiroirs que les scénaristes n'ont clairement pas cherché à refermer, sans parler d'un final toujours aussi frustrant... qui ouvrait pourtant la voie vers a brave new world. Y aura-t-il un jour une conclusion digne de ce nom à cette aventure?

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 08:00

http://www.latourdesheros.com/ltdh/images/2/2d/BTAS_Pr%C3%A9sentation.jpg1989 fut une période assez juteuse pour le cinéma. C'est aussi l'année de sortie d'un grand succès public et critique, en même temps que l'affirmation d'un jeune réalisateur qui livre ici sa première oeuvre de commande : le mythique Batman de Tim Burton, mettant notamment en scène Jack Nicholson dans le rôle du Joker. Deux ans plus tard sort la suite, grand spectacle incompris et mature constituant le travail le plus torturé du cinéaste : Batman, le défi (en VO, Batman Returns).

 

Les deux films firent, comme beaucoup d'autres, l'objet d'un merchandising assez important qui donna même lieu à une adaptation en série animée. Le phénomène s'est déjà produit pour d'autres oeuvres telles que S.O.S Fantômes, Godzilla, Retour vers le Futur, Jumanji, La Momie et même ... Rambo (véridique).

 

Avec cette énumération, quelque chose doit sauter immédiatement aux yeux du lecteur à savoir la question du comment adapter en dessin animé un film qui ne se destine pas initialement au jeune public. Rambo est bien sûr l'exemple le plus flagrant, et inutile de dire que le fait qu'il fasse l'objet d'une chronique sur le site Nanarland n'est pas un hasard.

 

Mais qu'on se rassure, l'adaptation animée n'est pas forcément toute réussie quand elle provient d'un film tout public. Il suffit de voir celle de Godzilla qui, comme je l'avais rapidement dit ici, continue un pseudo-hommage aux films de monstres des années 60-80 pouvant aller jusqu'à opposer King Kong et Godzilla (le singe américain contre le lézard japonais), l'ambiance nanar en prime.

 

http://www.latourdesheros.com/Batman_TAS/Decoration/Batman_Serie3.jpg

 

Heureusement, certaines adaptations sortent vraiment du lot en offrant à tous les publics (et pas seulement le jeune) un spectacle à plusieurs lectures qui a pu en traumatiser plus d'un (dont j'ai fait partie). Inutile de vous faire languir plus longtemps : je parle bien évidemment de la série animée des 90 dénommée Batman, plus connue aux Etats-Unis sous le titre de Batman : The Animated Series, Batman TAS ou encore BTAS, diffusée sur France 3 à l'époque mémorable des Minikeums. Laissons-nous nous envahir de nostalgie avec ce générique culte. 

 

Soulignons que le générique du pilote, plus proche du film de 1989, et empruntant tout simplement la même BO, ressemblait à ça.

 

 


 

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Ces deux génériques véhiculent à eux seuls l'ambiance si particulière de cette série. L'univers de Batman est ici réduit à sa plus simple expression, tout en restant d'une redoutable efficacité. Le style graphique est plutôt épuré, les ombres ont la part belle, le jour ne semble jamais se lever... L'aspect rétrofuturiste joue aussi un grand rôle, avec des personnages et véhicules directement sortis des années 50 (les costumes, les coiffures - Poison Ivy est dessinée sur le modèle de Veronica Lake). On est clairement face à un comic du point de vue purement visuel.

 

Côté son, on salue une musique extrêmement respectueuse de celle de Danny Elfman qui s'affranchit progressivement de son modèle. Le Batman Theme toujours présent se laisse souvent détrôner par des motifs musicaux propres à chaque personnage : les échos "circus" du Joker, les notes "mafieuses" de Double-Face, la lourde et comique marche du Pingouin, sans oublier les accents félins et grâcieux du thème associé à Catwoman.

 

Niveau voix, que cela soit en Anglais ou en Français, on a droit à du tout bon sur tous les fronts, mention spéciale au Joker qui bénéficie en VO de la voix de Mark Hamill (Luke Skywalker de Star Wars) et en VF de celle de Pierre Hatet (également le doubleur de Doc dans Retour vers le Futur).

 

Mais ce côté technique quasi-sans faute ne serait rien sans des scénarios qui s'approprient littéralement le mythe "batmanien" et le retranscrivent en épisodes de vingt minutes. Une durée vraiment trop courte qui obligea les scénaristes Paul Dini et Bruce Timm à écrire des histoires se déroulant sur deux épisodes. Ces dyptiques constituent d'ailleurs les meilleurs moments de cette série en 85 épisodes, le recours à une quarantaine de minutes permettant de mieux développer certaines intrigues et personnages (la naissance de certains méchants, surtout), le tout saupoudré d'une maturité encore plus forte qu'à l'accoutumée.

 

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Difficile pour ma génération d'oublier le dyptique mettant en scène le personnage de Gueule d'Argile (Clayface en VO) dont les causes de la transformation constituent un moment plus qu'effrayant pour les enfants, puisque s'apparentant à une scène de torture atroce où tout se déroule via les ombres de la victime et de ses bourreaux. De la même manière, le final (vidéo ci-dessous) est un spectacle tout aussi perturbant et incroyablement dramatique pour un dessin animé.

 

 

 

Encore mieux, certains personnages assez critiqués trouvent une seconde jeunesse dans ce dessin animé. Je pense à Robin et Batgirl qui bénéficient chacun d'un convaincant dyptique narrant leurs origines et motivations d'un point de vue très très sérieux, ce qui constitue un véritable exploit tant ces deux alliés semblent a priori lisses et scénaristiquement inintéressants (les épisodes concernant la naissance de Robin ont même été récompensés).

 

http://www.premiere.com/var/ezflow_site/storage/images/list/the-best-and-worst-batman-villains/the-best-bat-villains-harley-quinn/44247-1-eng-US/The-Best-Bat-Villains-Harley-Quinn_imagelarge.jpgBTAS s'oriente de ce fait vers un public large au sens contraire du terme, à savoir qu'il parvient à toucher non seulement les enfants (l'aspect dessin animé) mais également les adultes (histoires travailées, personnages torturés), le tout sans verser dans la puérilité.

 

Les quelques défauts que l'on peut faire à cette série restent que certaines histoires sont parfois bien faiblardes par rapport à d'autres (dramatiquement parlant), et que l'aspect premier degré peut déranger les plus sceptiques (Batman qui fait des sauts de trois mètres...). Sans oublier le fait que le personnage du Joker fait partie des méchants les plus sous-exploités de la série (alors qu'il est pourtant le pur nemesis de Batman). La faute au film de 1989 qui a déjà suffisamment développé sa personnalité? Possible. Par contre, des personnages inédits prennent vie ici et se verront réutilisés dans d'autres supports (certains comics). On pense notamment à la petite amie du Joker (l'attachante Harley Quinn), au bourru détective Bullock ou encore à l'agent Montoya (dont l'agent Ramirez du Dark Knight de 2008 est une parfaite réincarnation).

 

Bref. Inutile d'aller plus loin ici, et autant dire que BTAS fut une série animée d'une grande qualité, encore inégalée à ce jour malgré les suites successives (Batman : la relève, etc), et constituant sans nul doute l'un des spectacles les plus réussis et matures mettant en scène l'homme chauve-souris, le tout en évitant le raccourci facile selon lequel un dessin animé n'est que pour les enfants.

 

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Une réussite, tout simplement, et quoiqu'on en dise le meilleur dessin animé sur Batman qui lança la mode des séries animées DC Comics comme Superman, et même deux suites à Batman TAS avec The New Adventures Of Batman et Batman Beyond, toujours sous la houlette de Paul Dini et Bruce Timm.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 08:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/72/40/81/19162990.jpgCougar Town entame à la fin du mois de septembre sa deuxième saison. Série toute nouvelle toute belle, elle est l'occasion de retrouver l'actrice Courteney Cox (la célèbre Monica de Friends) dans le rôle d'une femme divorcée qui se sent vieillissante et se remet sur le marché en fréquentant de jeunes hommes de 20-30 ans. On appelle ces femmes des "cougars", d'où le titre de la série qui met en scène ce phénomène très répandu outre-Atlantique.

 

Mais outre la présence de Courteney Cox au générique, ce qui m'a surtout interpelé est plutôt le créateur du show, à savoir Bill Lawrence, qui n'est autre que le type à l'origine de Spin City et Scrubs (!).

 

Pour cette raison, on sent une influence nettement "scrubsienne" dans Cougar Town, que cela soit par la présence de Christa Miller (la femme de Bill Lawrence à la ville qui jouait déjà Jordan, l'ex-femme du Dr Cox, dans Scrubs) ou une réalisation assez rafraîchissante qui évite de retomber dans la sitcom classique et ses rires pré-enregistrés.

 

D'autres éléments viennent alimenter cette comparaison comme la musique easy-listening qui ponctue chaque instant comique, les chansons de rock alternatif à la fin de l'épisode ou encore l'humour lourdingue que l'on retrouvait dans les dernières saisons de Scrubs.

 

De même, Cougar Town, par son aspect banlieusard, fait inévitablement penser à Desperate Housewives, puisqu'on assiste à la vie d'un petit quartier WASP et de ses habitants. Le personnage de Courteney Cox ressemble d'ailleurs pas mal au croisement d'une Susan Meyer (maladresse) et d'une Gabrielle Solis (coquetterie), ou encore de Carla Espinosa (côté très maternel) et d'Elliot Reid (côté névrotique et déjanté), tant physiquement que moralement.

 

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Quant aux autres personnages, force est d'avouer qu'ils sont assez stéréotypés, et ce dès le début. Le gentil ado, l'ex-mari déjanté, le mari bedonnant soumis, la collègue de travail jeune et délurée... A part l'héroïne en elle-même (et encore), on ne se prend d'affection pour aucun d'eux car ils sont présentés dès le début de manière assez caricaturale, sans que l'on sache vraiment de quoi il en retourne, et surtout sans montrer dès le départ (mais ça viendra par la suite) au spectateur leur côté humain (contrairement à Scrubs), ce qui renforce cette impression dérangeante (mais réelle) que Courteney Cox porte l'ensemble du spectacle sur ses frêles épaules.

 

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Une erreur qui ne pardonne pas vraiment, d'autant plus que l'humour est assez lourd, voire vulgaire selon certains. La série en elle-même a essuyé pas mal de critiques négatives à ses débuts, notamment sur le fait qu'elle ne maîtrise pas son sujet (qui passe à la trappe dès les dix premiers épisodes ; les scénaristes pensent d'ailleurs à changer le titre) et qu'elle n'est pas vraiment drôle. S'il est vrai que la série décontenance pas mal dès son premier épisode en raison de son format (20 minutes) qui fait que tout va trop très vite, le visionnage des épisodes suivants permet de se faire une meilleure idée car l'ensemble reste malgré tout divertissant et frais, à défaut d'être réellement original puisqu'à part la forme (qui rappelle Scrubs), le fond n'est sensiblement pas différent de ce qu'on peut trouver dans une sitcom classique avec rires pré-enregistrés. Même les principaux gags, chutes et répliques sont directement repiqués de Scrubs (les flashs, les cascades, les "comment il a fait ça aussi vite?").

 

Il n'empêche que Cougar Town a malgré tout suscité mon intérêt, et surtout ma curiosité, car en démarrant sur les chapeaux de roues, il est difficile de ne pas se demander comment vont évoluer les choses, même si on sent venir les thèmes abordés et certaines grosses péripéties supposées surprendre, bien qu'au final, l'ensemble demeure hyper prévisible et semble se recentrer sur la micro-communauté du quartier (Bill Lawrence songe à renommer la série Friends & Neighbors).

 

Conclusion : si Cougar Town ne révolutionnera pas le genre, le show remplit honorablement son but sans  vraiment chercher à faire plus. Il est évident que ça ne sera jamais aussi culte que Scrubs.

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 08:00

http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/167514_619a741bdd32caebb9e2eda3f2477411.jpg Huit saisons? Scrubs en est déjà à huit saisons?!! Damn it ! Fou que le temps passe vite! Bon, faut dire que l'année précédente n'avait pas été bien folichonne (merci la grève des scénaristes), vu que la saison 7, bien que très sympathique, ne comptait que onze épisodes.

 

Là est l'occasion avec cette huitième fournée de repartir pour une bonne vingtaine d'épisodes plus fous les uns que les autres! Seulement voilà : huit saisons, ça commence à faire un chiffre. Et on commençait déjà à nous mettre la puce à l'oreille avec le disparition de Laverne dans la saison 6 ainsi que le départ à la retrait de Kelso dans la saison 7. Il était inéluctable que Scrubs allait prendre fin. Et pas question de décevoir les fans. Car la saison 8, à la manière de ce qui se fait depuis la saison 5, cible essentiellement les fans. Les vrais. Le noyau dur. Ceux qui connaissent quasiment tous les épisodes par coeur et qui sont capables de réciter les répliques du docteur Cox (croyez-moi, ça tient de l'exploit). Ceux qui sont définitivement les seuls à comprendre les private jokes qui parsèment maintenant la totalité des épisodes depuis plus de trois ans.

 

Pour cette raison, cette saison 8 n'est pas celle qu'il faut choisir pour s'initier à l'univers de JD et de Turk. Loin de là. Fuyez comme la peste cette édition et plongez-vous dans n'importe quelle autre (à part peut-être la 6 et la 7), car si Scrubs est une série hilarante, la saison 8 fait quasiment figure d'exception. Le côté comique est toujours présent mais il a décidé de souvent prendre congé au cours de 19 épisodes qui font ressentir la véritable conclusion aux aventures du Sacré-Coeur. Hormis le guest-star sympa mais lourdingue de Courteney Cox (que l'on retrouvera un an plus tard dans Cougar Town, la nouvelle série de Bill Lawrence), les intrigues et rebondissements se concentrent grandement sur un passage de flambeau (les nouveaux internes), la fin d'une époque (Cox devient directeur de l'hosto), l'entrée définitive dans la vie d'adulte (JD se case définitivement) et les perpétuelles remises en cause (JD, Turk et Elliot ne sont plus des élèves et doivent assumer leur rôle de modèle pour les générations futures).

 

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Est-ce un hasard si les délires de JD sont plus rares et moins déjantés? Est-ce une coïncidence si chaque épisode se termine de manière assez mélancolique et fatiguée? Le plus représentatif est sûrement le deuxième épisode qui se consacre essentiellement exclusivement à une soirée que passent Turk et JD à discuter avec un patient en phase terminale. Pas franchement marrant pour une sitcom.

 

C'est sûrement le principal reproche à faire à cette saison 8 : en plus de sentir la fin, ça sent aussi la lassitude. Une lassitude quasi-palpable dont on ressentait déjà la présence auparavant, mais qui n'a jamais été aussi forte que maintenant.

 

La conclusion se fait cependant en beauté. La saison 8 met gentiment en place les rouages, et s'il existe bien une saison 9 (pâle remake), nul doute que Scrubs first generation s'éteint pour de bon.

 

http://series-tv.premiere.fr/var/premiere/storage/images/series/news-series/scrubs-sarah-chalke-bientot-a-la-maternite/26688220-1-fre-FR/Scrubs-Sarah-Chalke-bientot-a-la-maternite_image_article_paysage_new.jpg

De manière comparative, on est loin des débuts et on sent que les années ont passé. Les ressorts comiques qui n'ont jamais cessé d'être les mêmes depuis la saison 1 sont usés. Les scénaristes le sentent, et les acteurs aussi (certains disparaissent même durant plusieurs épisodes). Dans cette ultime saison (que seuls les fans sauront apprécier à sa juste valeur, même s'il s'agit sûrement de la moins bonne de toutes, sans prendre en compte la 9), Scrubs tire sa révérence et dit doucement adieu à son public, tel un patient qui se sait condamné et accepte son sort, non sans avoir combattu courageusement la maladie.


http://tvmedia.ign.com/tv/image/article/980/980793/ScrubsFinale_1241732432.jpg

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 08:00

http://www.lesitedelevenementiel.com/wp-content/uploads/dvd_scrubs_s7.jpgLa saison 7 est la saison des bébés! La jaquette du coffret DVD le montre bien. Plus que jamais, les héros commencent à se remettre en question. Pas professionnellement parlant, mais en tant que jeunes adultes, et surtout jeunes parents.

 

Il est hélas dommage que ce parti pris intéressant qui donne un second souffle à la série (qui commençait légèrement à lasser dans la saison 6) n'ait pas été plus développé.

 

En effet, la saison 7 a été victime comme d'autres de la longue grève des scénaristes durant l'année 2007-2008. Elle ne comporte donc que 11 épisodes, et le plus scandaleux dans tout ça, c'est que le coffret DVD coûte le même prix qu'une saison normale qui en compte en moyenne le double.

 

On ne boude cependant pas son plaisir car cette saison très courte reste malgré tout d'un bon niveau dans la digne continuité des années précédentes. Autrement dit, on aime ou on n'aime pas.

 

La saison 8 va cependant prendre une direction plus grave.

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