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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 08:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/72/40/81/19162990.jpgCougar Town entame à la fin du mois de septembre sa deuxième saison. Série toute nouvelle toute belle, elle est l'occasion de retrouver l'actrice Courteney Cox (la célèbre Monica de Friends) dans le rôle d'une femme divorcée qui se sent vieillissante et se remet sur le marché en fréquentant de jeunes hommes de 20-30 ans. On appelle ces femmes des "cougars", d'où le titre de la série qui met en scène ce phénomène très répandu outre-Atlantique.

 

Mais outre la présence de Courteney Cox au générique, ce qui m'a surtout interpelé est plutôt le créateur du show, à savoir Bill Lawrence, qui n'est autre que le type à l'origine de Spin City et Scrubs (!).

 

Pour cette raison, on sent une influence nettement "scrubsienne" dans Cougar Town, que cela soit par la présence de Christa Miller (la femme de Bill Lawrence à la ville qui jouait déjà Jordan, l'ex-femme du Dr Cox, dans Scrubs) ou une réalisation assez rafraîchissante qui évite de retomber dans la sitcom classique et ses rires pré-enregistrés.

 

D'autres éléments viennent alimenter cette comparaison comme la musique easy-listening qui ponctue chaque instant comique, les chansons de rock alternatif à la fin de l'épisode ou encore l'humour lourdingue que l'on retrouvait dans les dernières saisons de Scrubs.

 

De même, Cougar Town, par son aspect banlieusard, fait inévitablement penser à Desperate Housewives, puisqu'on assiste à la vie d'un petit quartier WASP et de ses habitants. Le personnage de Courteney Cox ressemble d'ailleurs pas mal au croisement d'une Susan Meyer (maladresse) et d'une Gabrielle Solis (coquetterie), ou encore de Carla Espinosa (côté très maternel) et d'Elliot Reid (côté névrotique et déjanté), tant physiquement que moralement.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/70/70/40/19108143.jpg

 

Quant aux autres personnages, force est d'avouer qu'ils sont assez stéréotypés, et ce dès le début. Le gentil ado, l'ex-mari déjanté, le mari bedonnant soumis, la collègue de travail jeune et délurée... A part l'héroïne en elle-même (et encore), on ne se prend d'affection pour aucun d'eux car ils sont présentés dès le début de manière assez caricaturale, sans que l'on sache vraiment de quoi il en retourne, et surtout sans montrer dès le départ (mais ça viendra par la suite) au spectateur leur côté humain (contrairement à Scrubs), ce qui renforce cette impression dérangeante (mais réelle) que Courteney Cox porte l'ensemble du spectacle sur ses frêles épaules.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/72/30/94/19159532.jpg

 

Une erreur qui ne pardonne pas vraiment, d'autant plus que l'humour est assez lourd, voire vulgaire selon certains. La série en elle-même a essuyé pas mal de critiques négatives à ses débuts, notamment sur le fait qu'elle ne maîtrise pas son sujet (qui passe à la trappe dès les dix premiers épisodes ; les scénaristes pensent d'ailleurs à changer le titre) et qu'elle n'est pas vraiment drôle. S'il est vrai que la série décontenance pas mal dès son premier épisode en raison de son format (20 minutes) qui fait que tout va trop très vite, le visionnage des épisodes suivants permet de se faire une meilleure idée car l'ensemble reste malgré tout divertissant et frais, à défaut d'être réellement original puisqu'à part la forme (qui rappelle Scrubs), le fond n'est sensiblement pas différent de ce qu'on peut trouver dans une sitcom classique avec rires pré-enregistrés. Même les principaux gags, chutes et répliques sont directement repiqués de Scrubs (les flashs, les cascades, les "comment il a fait ça aussi vite?").

 

Il n'empêche que Cougar Town a malgré tout suscité mon intérêt, et surtout ma curiosité, car en démarrant sur les chapeaux de roues, il est difficile de ne pas se demander comment vont évoluer les choses, même si on sent venir les thèmes abordés et certaines grosses péripéties supposées surprendre, bien qu'au final, l'ensemble demeure hyper prévisible et semble se recentrer sur la micro-communauté du quartier (Bill Lawrence songe à renommer la série Friends & Neighbors).

 

Conclusion : si Cougar Town ne révolutionnera pas le genre, le show remplit honorablement son but sans  vraiment chercher à faire plus. Il est évident que ça ne sera jamais aussi culte que Scrubs.

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