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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 08:00

http://kebawe.com/bullons/images/Spirou65.jpgAujourd'hui, je suis allé à la plage. Le dernier bain du 10 septembre. Oui, du 10. Je triche car au moment où j'écris, nous sommes le vendredi 10 septembre 2010, et il est 19h38. Je sors de la douche. Je me sens propre et frais. C'était le dernier bain de l'été. Demain (donc samedi), je repars pour la ville où je fais mes études. Ma rentrée est le lundi 13. Un jour après le 12, date de parution supposée de cet article.

 

Mais le 12 septembre, c'est aussi mon anniversaire. Donc joyeux anniversaire à moi-même. J'ai maintenant 20 ans depuis deux ans (oui, 22 ans, je sais, chut! je vous ai rien demandé). Merci d'avance à tous ceux qui y auront pensé, de manière sincère ou polie!

 

La manière sincère, c'est ceux qui savent que c'est le 12 septembre. Ceux qui s'en souviennent pour de vrai. Ceux qui n'ont pas besoin de Facebook pour ça. Facebook qui s'avère effectivement très pratique pour ne pas oublier l'anniversaire de vos "amis Facebook" (un "ami Facebook" n'est pas forcément un ami tout court). C'est aussi l'occasion de voir l'attention que vous pouvez porter à des gens que vous connaissez mais sans plus (le choix cornélien : lui fêter son anniv' ou pas?).

 

Les amis, les vrais, n'ont pas besoin de Facebook pour se souvenir des anniversaires (du moins, j'ose l'espérer). Bien sûr, pas tout le monde a la chance d'avoir une mémoire d'éléphant pour ce qui est de retenir les dates, à la manière de votre serviteur. Dans ces cas-là, Facebook est un excellent moyen pour une piqûre de rappel, et ceux qui vous souhaitent votre anniversaire car ils ont vu que c'était aujourd'hui témoignent d'une politesse et d'une courtoisie somme toute appréciables et bienvenues. Et ils sont donc ceux qui auront pensé à votre anniversaire de manière polie.

 

Dans tous les cas, et encore une fois, merci à ceux qui me l'auront souhaité et me le souhaiteront dans la journée du dimanche. Ne crachons pas sur ceux qui ont la gentillesse de manifester une petite pensée à mon égard!

 

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Je reviens le temps de quelques phrases sur mon dernier bain de l'année 2010, qui fait quand même l'objet du titre de cet article. J'aurais dû ne pas être seul pour the last baignade mais un concours de circonstances fit que finalement si. Ce qui rejoint un peu ce que je disais dans le 101ème article sur les personnes qui ne passeront plus jamais en priorité, que les raisons soient valables ou non. Ce qui vous interpelle sur le fait que des gens ne sont bel et bien plus dans vos vies, que vous le vouliez ou non, et ce même si vous vous risquiez encore à penser le contraire bien que vous savez dans le fond de pas y avoir mis du vôtre pour certaines raisons (lassitude, déprime, terrible sentiment que vous n'avez rien à dire).

 

Armé de mon masque, de mon tuba, de ma motivation et de mon état d'esprit en mode summer is over, je suis allé nager. Il était aux alentours de 18h30. Le soleil a commencé à décliner depuis longtemps. Les plages s'endorment lentement avant le week-end. Plus personne dans l'eau. On sent que septembre est là et que les touristes sont presque tous partis. L'eau est relativement bonne, un peu fraîche quand on y entre (comme toujours) et très claire voire propre (signe indéniable que les vacances sont finies). Je crawle. Je fais mon petit tour. Sur la deuxième moitié du parcours, je tombe sur un de ces trucs violets qui piquent. A la télé, dans les films et sur les photos, je trouve ça terriblement beau. Mais celles que je vois en vrai sont moches et n'évoquent qu'un souvenir d'enfance (et de démangeaisons) de l'époque où je m'en suis pris une en pleine figure. Leur nom commence par M.

 

http://vroum52.com/mm.img/meduse%5B1%5D.jpg

 

Des M...

 

Ce ne sont pas des moules façon Lac des Mort-Vivants (clin d'oeil aux nanars-fans) ou encore des merdes (riez mais ça m'est arrivé quelques fois de nager accidentiellementà côté d'excréments humains -qui n'étaient pas les miens- ramenés vers les rives ; heureusement que je n'ai pas bu la tasse à ces moments précis). Ce genre de créatures devant lesquelles je suis tombé nez à nez, on en voit aussi dans le film Sept Vies, avec Will Smith qui se la joue lover en quête de rédemption. J'en profite pour signaler au passage qu'il s'agit d'un film de ménagères (ça a plu à ma mère et ses copines) extrêmement convenu et prévisible (chassez le naturel, il revient au galop).

 

Bref, je n'ai plus le nom de ces saletés en tête. Dans tous les cas, j'en suis resté médusé. Mon mois d'août a été assez pauvre, notamment pour ce qui des baignades à la mer puisque les seules fois où j'y suis allé, je suis toujours tombé sur elles. J'en vois une : je ne vais plus à la plage pendant une semaine. J'en vois deux : deux semaines. Etc.

 

http://www.lesclesjunior.com/rubriques/france/societe/les-meduses-sont-de-retour-ces-etranges-animaux-marins-debarquent-de-plus-en-plus-nombreux-sur-nos-rivages-mediterraneens-et-atlantiques/image_article

Le pire avec ces bidules, c'est que c'est comme les fourmis : si vous en voyez une, vous pouvez être certain qu'elle n'est pas seule. Lors du bain de vendredi, ça n'a pas loupé. Ca a commencé par ce que j'ai cru en voir une, mais ça s'est avéré être un résidu de je sais pas quoi genre sac plastique. A partir de ce moment, votre esprit travaille comme dans ces moments où vous vous apprêtez à vous coucher après avoir vu un film d'horreur ("un bruit, une ombre? y a quelqu'un dans la maison, c'est sûr!").

 

Deux minutes plus tard, je tombe sur ma première méduse. Elle était à moins d'un mètre, proche de la surface et inclinée dans ma direction. J'ai laissé échappé un cri de surprise dans mon tuba. J'ai commencé à m'activer en espérant qu'elle se soit perdue et que sa famille n'était pas à côté. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'aperçois une de ses cousines à moins de quatre mètres. Je ne suis pas un gros courageux mais les méduses, c'est au-dessus de mes forces depuis bien longtemps. Je sors la tête de l'eau à la recherche du rivage le plus proche et m'active pour le rejoindre le plus vite possible en priant une force quelconque de ne pas rencontrer d'autres promeneuses violettes et gélatineuses (je parle des méduses, pas des mémés au bonnet de bain rose qui font leur dos crawlé tous les matins et me rentrent sans cesse dedans quand j'ai eu le courage de me lever).

 

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Je sors de l'eau, me dessale à une des douches, me pose sur ma serviette, lis quelques pages qu'un livre que j'aurais espéré finir avant la fin de l'été (j'en suis à la 38ème page : la honte) et rentre chez moi. Dans la rue de ma maison, je vois ma mère discuter avec un voisin.

 

- Bien nagé? me demande-t-elle.

- Ca va, mais j'ai vu des méduses alors j'suis pas resté très longtemps, dis-je en guise de réponse.

- Des méduses? s'offusque le voisin. Où ça?

- Entre la première et la deuxième plage.

- Ah! Oui. Vous devriez aller nager vers là où va votre père. De l'autre côté. Y en a jamais par là. Ou alors c'est vous qui les attirez.

 

Fin de la conversation.

 

Je veux bien croire que je les attire. Pas une de mes baignades en août ne s'est soldée sans que je rencontre une méduse. Et j'aime pas les plages où va mon père. Y a pas de douche. Enfin, si. Y en a une mais l'eau y est coupée dès que le poste de secours ferme (19h). Et je n'aime pas rentrer chez moi salé. Je n'aime le sel que sur mon poisson, ma viande et mes frites. J'aime aussi beaucoup manquer quelque chose de bien salé, et boire un verre d'eau fraîche juste après. Ca fait partie des petits plaisirs que j'aime cultiver, comme Amélie Poulain le fait en cassant la croûte de sa crème brûlée avec le dos de la cuillère.

 

Changement de sujet.

 

Page de pub. Oui. Moi qui suis anti-pub, j'ai ourtant été très séduit par l'une d'entre elles. Une pub de parfum, qui plus est. Franchement, comment faire de la pub pour un parfum à part en vous le faisant sentir (ce qui se fait dans les échantillons qu'on trouve dans un magazine)? La télé a trouvé comment grâce à des spots qui ne veulent rien dire et présentant des mannequins en train de faire tout et n'importe quoi à moitié nu ou déguisé, sous fond de musique so cool, so cute, so class.

 

http://www.news-parfums.com/images/lacoste/pub_prhom.jpg

 

Certaines de ses pubs ont quand même marqué mon enfance, tel est le cas de celle pour le parfum Chanel n° 5 où la thématique est tellement évidente que je ne ferai pas l'affront de la citer ici.

 

 

Pour les béophiles qui me lisent, la musique de cette vidéo ne les aura pas laissés indifférents puisqu'il s'agit bien sûr du thème de Edward aux mains d'argent, sûrement l'une des oeuvres les plus belles, abouties et appréciées du compositeur Danny Elfman. Le CD est une petite merveille dont je recommande vivement l'achat (ou l'écoute sur Deezer, avant de se décider).

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61TLiT44aIL._SS500_.jpg

Autre publicité plus récente dont je suis tombé amoureux de la musique, c'est celle de Aqua Di Gioia de Giorgio Armani, diffusée en juillet dernier. J'ai beaucoup aimé ce spot. Que ce soit le cadre (la forêt brumeuse, le ressac), la mannequin hyper maquillée et ses yeux bleus (elle s'appelle Emily Didonato, a à peine 19 ans, doit peser 35 kg à tout casser et n'est jolie que dans le plan final où elle sourit), le tout est magnifié par la musique jouée en fond sonore : Arrival Of Birds, de The Cinematic Orchestra. Ecoutez : c'est sublime et triste à la fois. Et ça fait aussi très pub de parfum, comme quoi...

 

Pour ceux qui veulent mater la pub, c'est plus bas. Mais je suis sûr que vous l'avez déjà vue.

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 Et je continue avec le film que j'ai vu jeudi soir. Coup de gueule contre la télévision. La rentrée est prétexte à pas mal de nouveautés, à commencer par la diffusion de séries TV dont les saisons sont inédites en France (même si tout le monde les a déjà vues via le streaming ou le téléchargement). France 4 diffuse tous les jeudi soir à 20h35 l'excellente saison 3 de Heroes (dont j'ai déjà parlée ici et ici) à raison de trois ou quatre épisodes. Dès mardi et sur M6, c'est au tour de la saison 6 de Desperate Housewives (ça devient hyper redondant et j'y ai pas encore vu, donc je vais sûrement y mater). La saison 2 de The Mentalist a aussi débuté il y a quelques jours sur TF1 (pas vu mais paraît que le personnage principal a du charisme), etc.

 

Egalement, et c'est pas plus mal, les chaînes gratuites commencent à diffuser des films un peu plus récents (et moins récents) et les éternelles rediffusions estivales sont enfin terminées (Le gendarme de Saint-Tropez, La septième compagnie... Stop!). Le hic, c'est que toutes les chaînes de la TNT ont l'idée saugrenue de diffuser des programmes inédits (ou du moins intéressants) en même temps. Ainsi, rien que jeudi dernier, on avait le choix entre Heroes saison 3, Les Incorruptibles, Hitman, Los Angeles 2013, etc. Dommage que des programmations attrayantes n'aient pas lieu à d'autres moments comme le vendredi ou samedi soir (pas tout le monde sort faire la fête, ou du moins pas tout le temps) qui sont des plages horaires où il n'y a habituellement et strictement rien de bien à se mettre sous la dent.

 

Le choix a été vite fait jeudi dernier en ce qui me concerne vu que j'ai la saison 3 de Heroes en DVD et que j'ai déjà vu plusieurs fois Hitman (dont la critique ne va pas tarder). Los Angeles 2013 est, paraît-il, un classique du film d'anticipation que je voulais voir, mais j'avais envie des Incorruptibles hier soir. Et vu que je n'étais pas seul devant la télé, ce choix a plu à mon père qui aime beaucoup ce film, notamment pour son casting.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/36/11/15/19254759.jpgEt hop : nouvelle critique de film. Mais de manière rapide car l'article commence à s'éterniser, et je me demande si je n'ai pas déjà perdu 90 % de mon lectorat dès que je me suis intéressé aux pubs de parfum.

 

A la rigueur, peut-être serait-il plus judicieux de parler de ce chef-d'oeuvre dans un billet qui lui serait entièrement consacré. Je le ferai sûrement plus tard. Mais je tiens quand même à dire ceci en guise d'introduction.

 

Les Incorruptibles est l'adaptation au cinéma d'une série TV éponyme relatant l'histoire d'une brigade qui fait la guerre aux trafiquants d'alcool (dont Al Capone) lors de la prohibition dans les années 30. La particularité des personnes composant cette équipe est qu'elles défendent la Loi et se font un honneur de la respecter ET de la faire respecter (et en plus, c'est une histoire vraie).

 

Le film, sorti en 1987, rassemble un glorieux casting (Kevin Costner, Sean Connery, Robert De Niro...) devant la caméra d'un excellent réalisateur (Brian De Palma). Musique splendide d'Ennio Morricone. Mise en scène exemplaire (la scène de la gare est une tuerie dans tous les sens du terme). Seul et rare défaut : des décors plats et vides qui font très théâtre. A part ça, c'est un chef-d'oeuvre, un classique, un incontournable. Et si vous l'avez raté hier soir, tant pis pour vous (même si vous aviez une bonne raison).

 

Merci une troisième fois à ceux qui m'ont souhaité mon anniversaire dont je déteste la date puisque souvent associé avec ... la rentrée! Pour la peine, la mienne, c'est demain. Le premier cours commence à midi, et c'est non stop jusqu'à 17h. Donc je suis forcé de faire un brunch. J'ai toujours rêvé de tremper une tranche de jambon dans mon chocolat chaud.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 19:36

IMG_4449.JPG Aujourd'hui, c'est le 21 juin. C'est donc la Fête de la Musique, mais c'est également l'été! Difficile à croire dans certaines régions de la France quand on voit les températures, tant de l'air que de l'eau.

 

J'ai la chance d'habiter près de la mer. Il ne me faut pas plus de dix minutes à pied pour rejoindre une plage. En temps normal, j'ai l'occasion de "goûter" l'eau de mer bien avant le début de l'été. Généralement vers mi-avril, pendant les vacances de Pâques. Au plus tard, durant le mois de mai. Cette année, j'ai pas mal de retard! La faute au temps d'une part, et au fait que je n'étais pas particulièrement proche de la mer jusqu'à la semaine dernière d'autre part.

 

J'avais pour projet d'aller me baigner hier, avec un ami qui était en ville pour le week-end. Bien sûr, à partir du moment où on projette d'aller à la plage, le temps nous fait le coup de l'orage, des nuages et du froid. Difficile, dans ces conditions, de se jeter à l'eau, au sens propre comme au figuré, quand vous rechignez à sortir sans prendre un pull.

 

Aujourd'hui, le soleil est réapparu. Mon ami, déjà reparti, m'a d'ailleurs envoyé un message pour manifester son indignation quant à ce temps particulièrement farceur et cruel qui l'a empêcher d'aller se baigner un des rares jours où il ne travaillait pas.

 

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/00/02/56/16/affiche.jpgPour ma part, n'ayant rien de particulier à faire aujourd'hui, je me suis dit qu'il était temps de m'immerger, d'autant plus que c'est le 21 juin, début de l'été. J'aurais eu honte de me baigner plus tard, il fallait au moins que je me baigne aujourd'hui! La seule année où je me suis baigné aussi tard remonte à il y a cinq ou six ans. France 3 rediffusait une saga qui donne à tout le monde l'envie de ... ne pas aller à l'eau : Les Dents de la Mer. Pour un cinéphile amateur comme moi, même à cette époque, je me devais de voir ce grand classique de Steven Spielberg, qui était d'ailleurs son premier film. Film qui au passage n'a pas pris une ride, et ce malgré ces ... 35 ans! Mais j'aurais l'occasion d'y revenir.

Tout ça pour dire que, la première fois que je l'ai vu, je n'ai plus osé aller à la plage pendant près de trois semaines. Non pas que ça fait peur. Mais c'est l'après-coup qui fait travailler l'esprit : vous êtes dans l'eau, vous vous dites qu'on ne voit pas ce qu'il y a au fond, et soudain vous imaginez qu'une créature monstrueuse et affamée vous saisit le pied et vous entraîne tout en bas, et le pire est à venir (se noyer, se faire bouffer, se faire arracher un à un les quatre membres...).

 

Mais je m'égare.

Je reprends mon récit. Je prends ma serviette. J'arrive à la plage. Pas grand monde. Encore un peu de soleil (il est 18h). Temps doux, pas froid mais pas chaud non plus. Sur le sable, un groupe de jeunes, et deux couples dont un qui joue aux raquettes. Je mets le pied dans l'eau. Je ne pus réprimer un "ouh!" qui a dû se faire entendre puisqu'un des couples me regardait amusé (surtout la femme). J'avance de plus en plus. L'eau est froide et monte jusqu'aux genoux (vous avez remarqué que l'eau est toujours plus chaude quand y a des gens dedans, surtout les petits enfants?), puis c'est l'atteinte du point sensible (vous savez : ce qui paraît incroyablement petit avec de l'eau à cette température). Au point où j'en étais, et vu que je me suis déjà à moitié mouillé, et que j'aurais eu trop de honte de ressortir parce que j'avais l'impression que tous les gens sur la plage me regardaient (peut-être parce que j'étais le seul courageux fou à affronter l'eau), je me suis complètement immergé. J'ai nagé pendant dix minutes, et suis reparti aussi sec. Je suis peut-être pas resté longtemps mais moi, je me suis baigné dans cette eau froide! Espérons qu'elle se réchauffe bientôt... Vive l'été? Je dirai ça quand le temps s'y prêtera.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 21:51

Qui n'a jamais entendu parler du film Citizen Kane?kane.jpg

 

Je n'ai pas la prétention d'être la référence ultime en matière de cinéma mais il faut avouer que les gens qui ne s'intéressent pas à ce milieu ou qui ne discutent pas beaucoup avec les gens qui s'y intéressent n'ont certainement jamais entendu parler de ce long-métrage réalisé en 1941 par un jeune réalisateur alors âgé de 26 ans, le célèbre Orson Welles, connu pour avoir créé une véritable panique aux Etats-Unis grâce à une émission de radio : alors qu'il lisait quelques pages du livre La Guerre des Mondes de H.G. Wells, oeuvre qui traite d'une attaque extra-terrestre, les gens ont réellement cru à cette invasion.

Citizen McDuck

Un autre point à citer concernant Citizen Kane est qu'il fait partie d'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Rien que ça. Mais sa date de mise en bouteille pourra en décontenancer plus d'un. Déjà que quand on parle d'un film qui date des années 80, on le traite d'ancêtre...

Nous avons ici affaire à un classique du cinéma qui fit l'objet de nombreux hommages (dans Les Simpson et dans La Jeunesse de Picsou, épisode 12, notamment ; un célèbre magazine s'appelle même Citizen K. si je ne m'abuse).

 

L'histoire de Citizen Kane parle d'un homme riche et puissant, Charles Foster Kane, qui meurt dès les premières minutes. Son dernier mot est le suivant : "Rosebud" (c'est aussi un code de triche dans le célèbre jeu vidéo Les Sims, mais ça c'est une autre histoire). Les gens sont alors curieux de connaître la signification de ce mot et un journaliste est engagé à cette fin. Ce dernier va alors retracer l'ascension du défunt, de son enfant jusqu'à ses dernières années, en passant par ses rencontres, ses scandales et ses relations amoureuses. Et ce jusqu'à la découverte de la signification de cette dernière parole, signifcation que j'ai trouvé très lyrique.

 

Mais il faut avouer que Citizen Kane est un film long pour l'époque (deux heures) et certains n'ont pas hésité à dire que le visionnage des dix premières minutes et des dix dernières suffisaient à le comprendre dans son ensemble, ce que je contredirai d'ailleurs pas.

 

Cette dernière pensée est d'une beauté indescriptible à mon sens. On ne le sent pas venir, et il est même très surprenant qu'une personnalité telle que celle de Kane, homme qui a tout fait dans sa vie, vie plus que bien remplie, en soit venu à laisser vagabonder son esprit dans les méandres de son passé le plus lointain. Cela me fait d'ailleurs penser à une phrase qu'eut Picsou envers Riri, Fifi et Loulou après leur première rencontre : "Être vieux, c'est dans la tête. On est jeune tant qu'on a des rêves à réaliser!".

 

Quant à l'idée d'appeler mon blog "Citizen Cancre", l'hommage est évident. Et j'aime bien l'idée d'être un cancre de "citizen" (citoyen en Anglais, pour ceux qui ont séché les cours au lycée). Les jeux de mots à base de composantes connues et redondantes sont souvent plus faciles à retenir, d'ailleurs.

Avec un peu (beaucoup) de chance, Citizen Cancre entrera dans l'histoire comme le fit Citizen Kane! ... Ou pas (restons réalistes).

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 23:09

http://www.snof.org/vue/imagesvision/billet20E.jpgPour mon deuxième article, j'avais envie d'écrire quelque chose de vraiment personnel. Mais pas personnel au sens de ce que je pense. Justement personnel dans le sens de ce qui vient de moi. Je mentirai en disant que ceci est mon premier blog. Je me suis déjà essayé à cet exercice sur le site Excessif, anciennement DVDrama. Mais récemment, la rédaction dudit site n'a pas caché son intention de fermer la section blog, au grand désarroi des internautes. Au passage, rarement je n'ai vu une communauté de blogueurs aussi soudée et passionnée (par le cinéma la plupart du temps). Bon, après, j'avoue que je n'ai pas beaucoup vu de communautés de blogueurs. Donc mon affirmation est à prendre avec des pincettes.

 

J'entretenais également un blog sur ce site. Mes articles étaient ciblés cinéma. Quoi de plus normal quand le site est dédié au cinéma? Encore que, actuellement, le site Excessif m'a grandement déçu parce qu'il n'est plus tant que ça dédié au 7ème art. Mais cela fera sûrement l'objet d'un article futur.

 

Dans l'article ici présent, j'ai volontairement voulu attirer l'attention sur une de mes "gloires"passées, à savoir la fois où un de mes écrits m'a rapporté 20 €. Bon, je ne vous le cache pas, c'était un cas fortuit. Un concours avait été organisé par la rédaction de DVDrama (à l'époque où ça s'appelait encore DVDrama) sur la section blogs, et ce dans le but d'encourager les internautes à écrire des articles. L'article le plus intéressant était publié en première page du site et son auteur recevait un prix.

Pour ma part, j'ai gagné le premier concours sans avoir eu conscience d'y participer et ai donc eu le plaisir de me voir offrir un DVD récemment sorti : celui du film "La guerre selon Charlie Wilson", avec Tom Hanks. Alors oui, ce n'est pas 20 €. Mais le DVD venant à peine d'être commercialisé, il coûtait environ cette modique somme sur le marché. Donc je préfère dire "j'ai gagné 20 €" plutôt que "j'ai gagné un DVD". Non pas que ça fait plus classe. Mais ça fait plus "mon article m'a valu une certaine somme d'argent".

J'avoue que vingt malheureux euros, ça paraît peu. Mais ça fait plaisir quand un article écrit pour le plaisir à titre gratuit rapporte quelque chose.

C'était durant l'été 2008. Mon article était une critique portant sur le film phare de cette période, le film dont certains n'ont pas hésité à dire que c'était un des meilleurs films de ces vingt dernières années, si ce n'est le meilleur : "The Dark Knight".

  

Voici l'article en question. J'aime à penser qu'à une époque, il m'a rapporté 20 €. Souvenir, souvenir...

 


L'année 2008 a été riche. Entre un très attendu Indiana Jones 4 assez moyen, un médiocre Astérix 3 en mode
darkknight6.jpg"fric, oseille et pognon" et un poétique Wall-E, ça a bougé dans les salles obscures. On attend pourtant encore le prochain James Bond qui sort en novembre et on espère la sortie de Harry Potter 6 (qui serait repoussé à juillet 2009 selon les rumeurs). Mais au milieu de tout ça, il y a la suite d'un des cartons de l'été 2005, soit trois ans d'attente pour voir ce qu'il advient de l'homme chauve-souris. La patience n'existe d'ailleurs quasiment plus quand cet épisode met en scène le Joker et introduit par la même le personnage de Harvey Dent. Batman Begins revisitait le mythe batmanien de manière futée et inattendue, optant pour un parti pris définitivement réaliste n'hésitant pas à creuser au plus profond la psychologie du héros. Le film de Christopher Nolan avait tout pour plaire si ce n'est des scènes d'action assez confuses nuisant assez sur la qualité de l'ensemble.

  Avec The Dark Knight, le réalisateur ne tombe pas dans le piège de la suite ratée, malgré une campagne marketing assez impressionnante construite à base d'informations délivrées au compte-goutte (le visage du Joker est resté longtemps secret) quand elles ne sont tout simplement pas dévoilées avant d'avoir vu le film (le visage de Double-Face). Une promotion qui a fait donc son plein et ce pendant une très longue année pour les Bat-fans, année ayant d'ailleurs vu deux tragédies se produire : la mort d'un cascadeur et de l'acteur jouant le Joker, Heath Ledger. Le film leur est d'ailleurs dédié et nul doute que le décès soudain du jeune Australien est, quoiqu'on en dise, un argument de taille pour aller voir cet épisode, même pour les plus récalcitrants au monde de Batman.

  Il faut dire que la prestation de Heath Ledger en Joker est impressionnante. Il sublime ses apparitions, son personnage sonne extrêmement juste et réaliste et autant dire que le compliment est de taille. Mais il est cependant difficile de comparer cette interprétation avec celle de Jack Nicholson en 1989 (ambiance différente, contexte différent, réalisateur très très différent). Sans conteste, personne ne sera surpris si le regretté Ledger remporte un Oscar en 2009 à titre posthume. Mais cela ne serait pas rendre justice à The Dark Knight si l'on ne retenait le film que pour le d
éfunt car en définitive, et ce depuis Batman Begins, le casting reste toujours aussi brillant. On retrouve les acteurs marquants du premier film (Bale, Caine, Freeman, Oldman), on en remplace certains (Katie Holmes par Maggie Gyllenhaal) et on salue les petits nouveaux qui vont assurer la relève (Heath Ledger en tête, talonné de très près par Aaron Eckhart).

  On nous annonçait un film adulte plus sombre que le précédent. On n'a pas menti sur la marchandise car The Dark Knight est violent. Pas une de ces violences sanguinolentes ou tape-à-l’œil mais une violence atmosphérique, une violence qui n'est pas épurée (même si le sang est peu présent à l'écran) mais que l'on sait perpétuellement présente, d'autant plus lors de scènes au final assez soft mais avec du recul assez offensives (la drôle mais malsaine scène du stylo). Encore plus fort également, c'est l'affranchissement d'un support sur l'autre. Si les références au comic original ne sont pas gommées, les limites sont belles et bien franchies avec les libertés prises qu'on n'aurait à peine espérées et le tout sonne plus comme un thriller, un policier, un polar ou un film noir que comme un fil
m de super héros. A cela s'ajoutent des références telles au Heat de Michael Mann, ce qui ne fait que renforcer cette impression. De même que la thématique du bien et du mal, propre à chaque héros, prend ici une dimension bien plus tragique et un tournant bien plus brusque quand cela s'en retrouve couplé avec les incarnations d'une justice légale (Harvey Dent), d'une justice illégale (Batman) et de l'illégalité pure (le Joker).

A ce titre, l'incursion de Harvey Dent ne pouvait pas mieux tomber, le personnage devenant quasi-obligatoire dans l'univers construit par Nolan. Gotham City est une ville rongée par le crime, les évadés de l'asile d'Arkham courent toujours les rues et s'ajoutent aux autres malfrats, déjà très nombreux sur l'affaire. Ce qui fait qu'au final, du point de vue de l'intrigue, le lien avec le premier film se fait direct et fluide mais le deuxième épisode garde en plus l'immense qualité de s'afficher indépendant. Aussi, si la vision de Batman Begins est préférable avant celle du Dark Knight, elle n'en est pas pour autant indispensable, sauf pour bien cerner la personnalité de Bruce Wayne.


  Car Batman Begins avait pour élément principal la psychologie du héros. Passé cet étape, on passe à un autre stade avec la succession des gros méchants, le Joker en tête. Mais Christopher Nolan évite l'écueil burtonien, c'est-à-dire développer le méchant plus que le héros, ce qui fait que si on peut faire le reproche de ne pas voir souvent Batman à l’œuvre, les apparitions du Joker n'en son
t pas pour autant plus nombreuses. Pourtant, au-delà des 2h30 du film, le remplissage se fait avec des sous-intrigues et des questions existentielles (Rachel va-t-elle choisir Bruce ou Harvey ?), des successions de désespoir et d'espoir... Bref, pas le temps de s'ennuyer. Et si tel est le cas, il reste toujours le moyen de s'attarder sur la réalisation impeccable de Christopher Nolan, d'une sobriété et d'une qualité effarante, les défauts notés sur Batman Begins ayant totalement disparu, rendant les scènes d'action brutales et réalistes en même temps que des coups de feu qui résonnent dans le cerveau bien dix secondes après qu'ils aient été tirés.

 
Autant dire que le fond est aussi travaillé que la forme, et c'est peut-être le personnage de Double-Face qui concrétise le mieux cette impression. Si Heath Ledger bénéficie de son brutal décès pour faire encore sa publicité, il serait criminel d'oublier de citer la très bonne performance de Aaron Eckhart qui joue un Harvey Dent/Double-Face sublime et bien amené. Car si le Joker fait le clown et s'amuse à raconter n'importe quoi sur ses origines, sa psychologie s'avère finalement assez pataude à côté de celle de Dent, procureur culotté mais apprécié, incarnant, comme déjà dit plus haut, une sorte de justice légale, Bruce Wayne lui-même admirant cet homme qui combat le crime sans pour autant être au-dessus des lois. Mais c'est également pour cette raison que Dent est "choisi" comme souffre-douleur, étant brutalement amené à devenir un criminel après avoir absolument tout perdu, un être ivre de vengeance obsédé par le hasard. On appréciera d'ailleurs chacune des courtes apparitions de ce personnage dont la face défigurée ne laisse pas indifférent car outre Bruce Wayne, c'est bien Harvey Dent/Double-Face le personnage le plus tourmenté dans la mythologie, même si le côté schizophrène original est gommé pour ne garder que cette personne obsédée par les aléas du destin symbolisés par sa pièce de monnaie.

Et pour finir, le film se conclue sur une note affreusement pessimiste, tant et si bien que l'on se demande s'il va réellement y avoir une suite. Suite d'ailleurs indispensable tant les blancs laissés sont béants et les questions quand apparaît le générique de fin nombreuses. En définitive, 2h30, ça passe bien vite... The Dark Knight est donc la preuve incontestée que l'on peut faire un film à gros spectacle pour adultes sans tomber dans un marchandising assez indigeste (Batman Begins en avait un peu souffert mais l'exemple flagrant est la trilogie Spider-Man clairement axée sur un public large). Ce n'est peut-être pas pour rien que le titre du film ne comporte même pas le terme "Batman"...

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 22:06

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Mon dieu, mon dieu, mon dieu!

Il y a de cela quelques années, alors que les blogs ont commencé à bourgeonner sur la toile comme les boutons sur le visage d'un jeune adolescent, jamais ô grand jamais je ne m'étais dit que j'en créerai un. Et pourtant, comme vous pouvez le constater, j'ai fait le grand saut.



"Alors pourquoi un tel revirement?", me direz-vous.



Tout remonte à l'étymologie du mot "blog", contraction de
web log, weblog "journal". Mais un journal peut être intime ou d'information. Et ma croyance voulait qu'un blog soit le plus souvent un journal intime. Un journal intime public de surcroît, ce qui est assez paradoxal. Encore que certains journaux intimes peuvent s'avérer intéressants. Non pas pour le côté voyeurisme mais plutôt le côté humain, le côté ressenti, le côté réflexion. Malheuresement, ces différents côtés ne se retrouvent pas toujours, et la dérive a voulu qu'un blog "journal intime" soit ceci : un album photos (photos de vacances) avec des commentaires à tout-va écrits à l'aide d'une ortographe édifiante qui en dit long sur le niveau en ortographe.


Mais heureusement, un blog, ce n'est pas toujours ça. J'ai eu le plaisir de visiter de manière plus ou moins régulière d'excellents blogs, traitant de différents thèmes et sujets, tous plus intéressants les uns que les autres (le cinéma, le droit, la musique, la bande dessinée, l'actualité) et agrémentés de commentaires pertinents, constructifs et surtout écrits avec une ortographe et une syntaxe irréprochables.
signif

Hélas, un blog, ça a la vie dure. Il faut du temps, de l'inspiration et de l'envie pour écrire et tenir à jour un blog. Et comme dans de nombreux domaines, ce sont souvent les meilleurs qui partent les premiers. Je prends pour exemple un blog sur des critiques de films. L'auteur y écrivait des articles très professionnels, admirablement bien construits et argumentés. Tant et si bien que, même sur des longs-métrages sur lesquels nous avions tous deux une opinion complètement différente, je me surprenais à revisionner l'oeuvre litigieuse qui m'avait au premier abord déplu pour en comprendre les qualités que je n'avais su découvrir. Bien évidemment, cela ne marchait pas toujours. Et tant mieux d'ailleurs! Sinon, je serais vraiment trop influençable et n'aurais d'avis personnel sur rien.



Avoir un avis, c'est bien. Avoir connaissance des avis contraires, c'est bien aussi. Mais comprendre les deux différents avis sur une question, c'est à mon sens plus important que de choisir un camp. C'est aussi le plus difficile et le plus fatiguant.



Tout ça pour dire que c'est ce genre de blogs qui m'a donné envie d'en faire un. J'aime écrire. Je n'ai pas la prétention de dire que j'écris bien, mais je pense m'en sortir plus qu'honorablement quand il s'agit de s'exprimer sur le papier. J'aime aussi partager ce que je pense et ce que les autres pensent. Mais ce qu'on pense de quoi et sur quoi?



Ceci pose alors la question de ce que je vais traiter ici. Je ne pense pas avoir un thème de prédilection. Je suis pour la diversité. Je suis donc susceptible de parler de beaucoup de choses, mais parler de beaucoup de choses ne

fie pas pour autant avoir un avis sur toutes ces choses. Mon plaisir? Dire que j'ai un avis, dire que je n'ai pas d'avis, ou tout simplement dire que si je devais avoir un avis, ça serait celui-ci et pas celui-là.


Que de blabla, finalement!


Pour être franc, je ne sais pas si je saurais tenir un blog. Je pense même avoir très très peu de visiteurs. Mais je vais quand même tenter l'aventure : j'ai du temps à perdre, ça ne me coûte rien, et un blog en plus sur la toile, c'est comme une goutte d'eau dans l'océan.



Souhaitez-moi bonne chance, si vous me lisez.

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