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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:00

http://www.elbakin.net/plume/xmedia/fantasy/interviews/coulais.jpgTitre un peu à rallonge pour cet article. Un ami qui m'est cher m'a fait la remarque que mes derniers articles commençaient un peu à ne ressembler qu'à des commentaires de mes pics de visites. Ce n'est pas faux. Pour la peine, je corrige le tir avec un billet un peu plus spécialisé sur une de mes passions : la musique de films.

 

Néanmoins, je ne peux passer sous silence l'extraordinaire pic de la journée de hier : 66 visites uniques! Un record pour Citizen Cancre qui bousille littéralement le pic 53 intervenu 24 heures avant. De quoi attiser encore plus ma curiosité avec la traditionnelle question qui demeure sur l'effectivité de ces 66 visites. Un clic sur le blog équivaut à une visite unique, mais plusieurs clics lors de la même journée ne donnera pas lieu à plusieurs visites uniques. Là est la subtilité. 66 personnes différentes ont donc cliqué sur le blog.

 

Bon, bien sûr, en étudiant un peu les statistiques quant à la provenance des visiteurs, je modère mon enthousiasme. Surtout quand je vois quel type de mots-clés ont été tapés pour finalement aboutir ici (y a de quoi être surpris!).

 

Bref! 

 

Passons au coeur de l'article. Je parlais pas mal de compositeurs de musiques de films récemment. Je n'ai parlé que de ceux américains. Mais je voulais m'attarder ici sur un compositeur français.

 

Certains pourraient penser à Alexandre Desplat, compositeur français très en vogue, qui signa notamment les BO de Twilight 2, de Harry Potter 7.1 et de L'étrange histoire de Benjamin Button, et qui faisait parti du jury au dernier Festival de Cannes.

 

Mais non.

 

Je pense ici à Bruno Coulais. Et à deux de ses B.O., que je trouve extrêmement intéressantes : Coraline et Vidocq. Mais Bruno Coulais est surtout bien plus connu pour savoir signé des musiques assez populaires, comme celle du documentaire Microscomos, ou encore, en 2004, celle d'un film tout aussi populaire (au sens strict du terme), Les Choristes.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/18/77/18373973.jpg

 

Soulignons à ce titre les réactions très inflammables de l'opinion publique qui croit détenir un chef-d'oeuvre du cinéma français dès lors que le long-métrage trône au box-office pendant un mois ou deux. De quoi énerver et aboutir à un résultat contre-productif. Il suffit de se rappeler de Bienvenue chez les Ch'tis, dernier cas en date, pour illustrer au mieux le propos. Pas des bouses, mais de gentils petits films inoffensifs, pas transcendants pour un sou, sur lesquels on mise bien trop (d'où les déceptions qui en découlent par la suite).

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/00/02/23/05/69215342_af.jpgBref (oui, encore). Je reviens donc sur Bruno Coulais, et ses deux CD phares à mon sens. Un poil trop spécialisé peut-être. Autant la musique de Coraline peut susciter l'intérêt, autant celle de Vidocq peut étonner.

 

D'autant plus que Vidocq peut sûrement être considéré à juste titre comme un gros flop du cinéma français à la manière de Astérix aux Jeux Olympiques. Une énième tentative ratée de copier les Américains en livrant des spectacles boursouflés et prétentieux où des acteurs souvent mauvais côtoient un scénario d'un vide abyssale.

 

Le plus dommage pour Vidocq, c'est sûrement le fait qu'il y avait un sérieux potentiel. L'introduction du fantastique dans une enquête se déroulant dans le Paris de 1830... Je sais pas pour vous, mais moi, ça m'intriguait. Sans compter la présence au casting de Depardieu et Dussollier, qui sont quand même de grosses grosses valeurs sûres du cinéma français (et qui le prouvent une nouvelle fois ici). De même, visuellement, l'image se targue d'une photographie jaunie d'un effet superbe.

 

Hélas! Patatra du côté de Guillaume Canet qui, s'il a convaincu avec ses réalisations, n'est pas aussi performant du côté de l'interprétation. Sans oublier Pitof, le réalisateur, qui ne parvient pas à faire oublier qu'il sort du milieu des effets spéciaux, tant sa réalisation est marquée par l'esbrouffe la plus totale et la plus gratuite, mention spéciale à la manière dont il filme un cheval au galop.

 

La musique de Bruno Coulais fait partie des quelques forces de Vidocq et participe à l'ambiance si particulière et mystérieuse qui pouvait séduire au premier abord. Prise à part ou écoutée durant le film, elle est extrêmement efficace, en témoigne le générique de début, et prouve une nouvelle fois que M. Coulais est un grand compositeur.

 

http://www.elbakin.net/plume/xmedia/fantasy/news/animation/coraline/coralineCD.jpg

Et un grand compositeur français, c'est avant tout un compositeur qui s'exploite. Comme le fera après lui Alexandre Desplat (Harry Potter, quoi!), il s'attèle donc à des musiques de films américains. Et la B.O. qui me vient à l'esprit en premier lieu est celle de Coraline. Bon, j'avoue que je ne connais de lui que trois B.O. (Les Choristes, Vidocq et Coraline). Mais quelles B.O.!

 

La force de la musique de Coraline est que, tout comme le film qui fait très burtonien, la musique fait très elfmanienne, mais avec subtilité. Car M. Coulais a un style qui lui est propre, et qui transpire véritablement tout le long du CD.

 

Et en fait, je ne sais que dire de plus. Parler de musique en disant que c'est trop bien et tout, c'est facile. Mais je ne m'y connais pas assez pour partir dans de grosses grosses reviews vantant les mérites de l'idée d'avoir placer un instrument insolite pour donner un certain effet.

 

Pour ça, je renvoie aux critiques de Quentin Billard du site Goldenscore, qui fait ça très bien mais qui s'adresse vraiment aux vrais vrais fans de musiques de films (je ne suis qu'un vrai pas, pas un vrai vrai fan^^).

 

=> Review de Vidocq

=> Review de Coraline

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