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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:00

http://www.hobo-bonobo.co.uk/topten/images/0807162311308.jpg C'est un signe du Destin. Batman Returns déclassa Batman. The Dark Knight envoya Batman Begins se faire foutre. Je ne cite là que l'exemple Batman mais si les suites sont rarement mieux que les originaux, Spider-Man 2 n'est pas de celles-là et fait lui aussi un bon gros fuck à Spider-Man 1.

 

Ce n'est bien sûr que mon avis personnel, mais Spider-Man 2 reste de loin le meilleur des trois Spider-Man à ce jour.

 

Commençons par le commencement. Avec le succès qu'a eu le premier film, il était difficile pour les producteurs de ne pas mettre en chantier une suite.

 

Mais cette suite, aussi surprenant soit-il, ne tombe pas dans les pièges classiques, à savoir la recette du "plus et toujours plus". Spider-Man 2 reprend là où les choses du premier film se sont arrêtées, sans en rajouter au niveau des personnages.

 

Le premier film mettait en scène trois ados qui quittent le lycée. Le deuxième film les montrent avec leurs obligations de jeunes adultes : les factures, le boulot, la famille... Le plus difficile étant pour Peter Parker de concilier le tout. Un bel exemple de continuité.

 

Bien qu'il soit le seul à continuer ses études (Mary-Jane rencontre le succès en tant que mannequin et actrice, Harry a repris l'empire financier de son père), Peter doit aussi jongler avec ses jobs (livreur de pizzas et photographe pour le journal), sa famille (sa veuve de tante May) et ses amis (MJ et Harry), tout en sauvant le monde (et les enfants qui traversent la rue sans regarder : cons de mioches!).

 

La vie n'est donc pas rose pour le jeune homme (contrairement à sa chemise) puisqu'il n'a malgré tout jamais un rond et est forcé de laver son costume de superhéros (qui lui démange l'entrejambe, propos recueilli par un type dans l'ascenseur) avec son costume cravate. Mais il ne connaît pas la lessive moderne, et les couleurs vives de Spider-Man déteignent sur le gris de Peter Parker (d'où la chemise rose : tarlouze!), symbole pour dire que l'alter-ego aux superpouvoirs prend le dessus, au détriment de sa vie quotidienne où tout foire.

 

Car le seul truc qui marche pas trop mal justement, c'est sa vie de superhéros où il peut se défouler en tabassant les méchants. D'ailleurs, y sont cons, ces méchants : Spider-Man veille et eux, y font des braquages sous son nez. Autant prier pour que je n'engloutisse pas la tarte aux framboises que vous avez laissée sur mon bureau (j'adore les tartes aux framboises...), ou que je ne saute pas sur Sarah Chalke (si vous l'avez elle aussi laissée sur mon bureau).

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/16/02/18374038.jpg

 

Qu'on se rassure : Peter n'est pas plus intelligent que les méchants qu'il combat. Il fout un rateau à MJ et il veut ensuite la reconquérir en lui http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/16/02/18374037.jpglisant de la poésie. C'est so cute mais ça marche pas. La belle rousse préfère se faire démonter par un astronaute (le prestige de l'uniforme est plus fort que la gay attitude des collants). Alors pour la peine, Peter tente de manger un amuse-gueule. Mais y en a déjà plus (ces soirées sont pleines de pique-assiettes). Il décide alors de se rabattre sur l'alcool. Mais un superhéros ne boit pas. C'est mal vu. Et la voltige entre les immeubles en état d'ivresse est sévèrement réprimé par la Loi. Et puis de toute façon, le verre qu'il chope est déjà vide. Bien fait pour toi, ducon. Il te reste plus qu'à rentrer à la maison le ventre vide. Seulement, le fait de pas avoir bu t'a quand même fait tourner la tête (quel est ton secret?) puisque tu parviens malgré tout à te casser la figure et à te relever, et ce après une chute de plusieurs centaines de mètres. On t'appelle pas l'araignée pour rien! Remarque, même sans ton costume, tu tiens pas debout : tu trébuches, tu te prends des sacs à dos dans la gueule, tu balances les roues de ta motocyclette sur la tête d'un voisin innocent, tu trouves le moyen de ressortir tes infâmes culs-de-bouteille... Non, franchement, t'en rates pas une! Tu pourrais au moins te taper la fille de ton proprio (elle vient te voir avec un gâteau et elle semble mal parler ta langue : tous les paramètres sont réunis pour que tu la tringles!) mais tu n'as d'yeux que pour ton amour de jeunesse que t'as volontairement laissé filer. Désespérant. Et t'es sensé être une idole? You suck, Spidey!

 

Fin du délire.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/16/02/18376418.jpg

 

J'avoue avoir été touché par Peter Parker qui, avec ses bourdes, gagne facilement l'affection du public (ou son exaspération, selon certains). Le parti pris est intéressant puisque foncièrement humain. Spider-Man n'est qu'une des nombreuses facettes de Peter (Peter le photographe, Peter l'étudiant, Peter le neveu, Peter le looser...), et cette facette est montrée à égalité avec les autres.

 

Malheureusement, on s'ennuie toujours autant avec les phases de romance puisque, tout le long du film, Peter et MJ jouent à trape-trape ("je t'aime", "je me marie", "tu fais chier, je vais aller défoncer la fille de mon proprio pour la peine" ; oups! Je stoppe le délire -toujours aussi vulgaire, de surcroît- de nouveau).

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/16/02/18374040.jpgHeureusement, on se fait réveiller par des scènes d'action tonitruantes. Le gros méchant cette fois, c'est Doc Ock. Personnage emblématique de l'univers "spider-manien" qui n'est peut-être pas hyper fidèle au support d'origine mais qui subit un développement intéressant, ce bad guy va se révéler très attachant quand il ne tentera pas d'étouffer notre héros lors de scènes vraiment jouissives, superbement filmées. Que le combat ait lieu dans une banque, sur la façace d'un building ou sur le toit d'un train lancé à pleine vitesse, ça pète! Les effets visuels pour les tentacules du méchant sont hallucinants et sont les seuls à pas avoir pris trop de rides, contrairement aux arrières-plans de New York rapidement décelés comme faux par un oeil exercé (parfois, on dirait du Pixar).

 

Spider-Man 2 est aussi l'occasion de faire évoluer les personnages autrement qu'au niveau humain. Peter acceptera son fardeau, mais il ne sera plus aussi seul qu'au début, bien qu'il en subira des fortes conséquences dans Spider-Man 3.

 

Bilan donc plus que positif pour cette suite de qualité, plus nerveuse que l'original, plus drôle, plus maîtrisée... Un des meilleurs films de 2004.

 

 


   

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