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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 14:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/03/66/76/036676_af.jpgIl y a eu Chabat et son cultissime Mission Cléopâtre. Il y a eu bien après les désastreux Jeux Olympiques avec Poelvoorde et Delon.

 

Mais bien avant ça, il y a eu Astérix et Obélix contre César, première adaptation de la célèbre BD de Urderzo et Goscinny.

 

Adapter l'inadaptable, cela n'a jamais fait peur. Cela fut même un défi plusieurs fois tenté, mais rarement relevé concernant la BD franco-belge (Tintin et Gaston Lagaffe en ont fait les frais).

 

Les Européens ne sont pas aussi doués que les Américains pour adapter les supports écrits, même si cela a pu donner lieu à des résultats plus que satisfaisants car sachant s'éloigner juste ce qu'il faut du matériau d'origine pour ne pas livrer un banal copier-coller figé.

 

Ce fut le cas de Mission Cléopâtre qui se servait de la forme de l'album original pour déverser toute la folie de l'humour Canal + en substance (Les Nuls, les Robins des Bois, Jamel Debbouze), le tout avec un budget confortable assurant un spectacle visuel pas trancendant mais tenant plus que bien la route.

 

Ce côté visuel n'a d'ailleurs jamais été oublié dans les trois films live mettant en scène le Gaulois à moustaches jaunes. Le troisième épisode lui-même était doté de superbes images mais ... c'était tout (et insuffisant).

 

Le premier film lui-même avait fait l'objet d'un soin particulier du côté purement technique.

Outre les effets numériques (signés Pitof, futur réalisateur de Catwoman et Vidocq) aujourd'hui plus que honteux, les décors, les costumes, les accessoires et la musique étaient réunis dans le but fournir un spectacle à la hauteur des attentes pour cette première et très attendue adaptation live de Astérix et Obélix.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/15/38/18833735.jpg

Si le résultat est au final bien chargé, il n'est pas déplaisant mais rarement mis en valeur ce qu'il faut, la faute à une réalisation qui prouve que l'homme derrière la caméra, Claude Zidi (réalisateur pourtant bien connu pour ses divertissements franchouillards), n'était pas celui de la situation. Un mauvais point qui sera, hélas, loin d'être le dernier.

 

La suite ne s'améliore pas avec des acteurs qui, si judicieusement choisis, sont tous en roue libre, seul Depardieu sortant du lot avec son rôle d'Obélix. Clavier joue un Astérix hystérique trop proche de Jacquouille, au même titre que Begnigni qui en fait des tonnes (comme à son habitude) et Claude Piéplu qui apparaît plus sénile que sage pour le calme et posé Panoramix.

 

Le reste du casting s'offre d'autres figures biens connues du cinéma hexagonal (Michel Galabru et j'en passe) mais ce n'est pas dans ce film-là qu'elles livrent leur meilleure prestation. En effet, tout le monde surjoue. La palme peut sûrement être décernée à Jean-Pierre Castaldi, bien peu convaincant en centurion blasé, et à Laetitia Casta qui, bien qu'elle ait un physique avantageux, fait passer Falbala pour une blonde aux gros seins complètement nunuche (et je passe le fait qu'elle ne sait absolument pas jouer).

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/15/38/19159884.jpg

Le scénario ne s'en tire pas mieux, de même que des répliques dignes de la cour de récré. Le pire dans tout ça est de se rendre compte que ce n'est pas du tout une trahison envers la BD. C'est juste là qu'on se rend compte que Astérix est difficile à adapter. Des efforts ont beau avoir été fait sur certains aspects (vêtements, musique, ambiance celtique bien pensée), ce n'est pas le cas d'autres.

 

Astérix et Obélix contre César est juste une adaptation qui a fait du bruit en son temps et qui séduira les plus jeunes, à la manière des films Tintin (Les Oranges Bleues et La Toison d'Or), et ça ne reste au final qu'un décalquage grossier du support d'origine (en témoigne la prothèse nasale pour Jules César) qui rappelle avant toute chose qu'un film ne se fait pas tout à fait de la même manière qu'une bande dessinée.

 

 

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