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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 08:00

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Dédié à tous les gens de mon entourage fans de Harry Potter, et plus particulièrement à la personne veinarde qui a reçu, pour ses 21 ans, le CD de HP2.

 

L'année 2001 s'est terminé en France avec un mois de décembre assez chargé. Il faut dire que, lorsque les fêtes approchent, en plus d'un climat assez rude selon les régions, on aime bien aller se terrer dans les salles obscures profiter du chauffage. Et si, en plus, cela donne des idées pour les cadeaux de Noël (au hasard, les produits dérivés), on ne crache pas dessus.

 

2001, c'est l'année de sortie de l'adaptation d'un célèbre roman : Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau (SDA1). Du lourd. Du très lourd.

 

Tout aussi lourd, c'est également l'arrivée de Harry Potter à l'Ecole des Sorciers (HP1) sur nos écrans, lui-même adaption du premier tome d'une saga littéraire plus récente qui rencontra le succès que l'on sait.

 

Le public visé par ces deux grosses productions n'est, certes, pas le même. Mais quand on a des enfants, le choix est vite fait une fois arrivé devant l'ado boutonneux qui vend les tickets d'entrée.

 

Comme espéré, les deux films rencontrèrent la consécration. Et j'arrêterai là pour quelques paragraphes la comparaison entre HP1 et SDA1 pour me consacrer plus amplement à ... HP1 (quelle surprise).

 

A l'heure où nous parlons, il ne nous reste plus que quatre mois avant la sortie de la première partie de HP7 (HP7.1). J'estime avoir assez de recul pour porter un regard objectif sur les six premiers épisodes de cette saga qui ont rythmé le ciné des 2000, malgré la qualité très relative de certains épisodes (les mauvaises langues diront de tous les épisodes). J'ai donc de quoi tenir six articles, voire huit, si le blog (ou moi-même) existe encore quand j'aurais vu HP7.1 et HP7.2.

 

Commençons tout de suite le travail avec la toute première bande-annonce du tout premier film (on pourrait même l'appeler la première bande-annonce de la saga) :



Et je commence tout de suite avec le premier reproche à faire à HP1 : la fidélité. Alors, vous me direz, pour une adaption, la fidélité, c'est cool. Malheureusement, il faut faire la différence entre l'adaptation et la transposition. Les deux peuvent être assez facilement confondus, que cela soit volontaire ou non, mais en chipotant un bon coup, on se rend compte que ces deux termes sont très différents. Dans une adaptation, on adapte pour le cinéma, donc exit les longueurs inutiles et ce qui passerait mal à l'écran : on sculpte l'oeuvre originale pour ne garder que le meilleur et le façonner. Dans une transposition, on transpose, donc on en met le plus possible à l'écran, sans vraiment faire de tri, histoire qu'on dise bien qu'on a respecté le support papier.

 

http://vincztbofilm.ifrance.com/image_109.jpgDans le cas de HP1, nous sommes clairement dans une transposition. On a voulu absolument tout mettre dans le film sans vraiment chercher si c'était important pour la suite. Résultat : le film est long (2h30, sachant qu'un film pour enfants ne dépasse que rarement les 1h30) et mal rythmé. Le scénariste Steve Kloves ne s'est pas particulièrement cassé la nénette et a donc livré un scénario très (trop) proche du livre sans vraiment réaliser un travail d'adaptation convenable ("Amoindrir les longueurs et améliorer le rythme? Diable, pour quoi faire? Tout est dans le livre"). Bon, à la rigueur, le livre pèse 300 pages. C'est relativement peu. Pourquoi ne pas tenter le coup? Ca passe ou ça casse. Pour les exigeants, ça casse. Pour les enfants, ça passe (c'est un public plus indulgent).

 

Seulement, un film, ce n'est pas qu'un scénario. Et l'autre grosse partie du boulot revient au réalisateur. En l'occurrence, le réalisateur ici est Chris Columbus, un habitué des comédies familiales à qui l'on doit Mrs Doubtfire et Maman, j'ai raté l'avion. Soit. HP1 est un film familial après tout.


http://vincztbofilm.ifrance.com/image_111.jpg

N'empêche que, pour mettre en scène un monde féérique où se côtoient de nombreuses créatures mythologiques (troll, licorne, dragon), il faut un tantinet maîtriser le truc et savoir les mettre en valeur sans compter uniquement sur les effets visuels. Et Chris Columbus est loin d'être une référence dans ce domaine. Il filme donc des scènes assez plates sans inventivité, rehaussées de temps en temps par des effets spéciaux qu'on aurait dit de qualité dans un téléfilm, mais pas dans une telle production. Pour comparaison, le troll de SDA1 (sorti au même moment) est beaucoup plus réussi et effrayant que celui de HP1.  Et pourtant, le budget de HP1 (125 millions de dollars) est plus élevé que celui de SDA1 (109 millions). Incompréhensible. De même, les quelques scènes d'action sont incroyablement molles. Ca bouge un peu lors du bruyant match de quidditch mais les couleurs trop vives et médiocrité des effets visuels donnent l'impression d'avoir affaire à un étudiant en cinéma qui a tenté de copier Pixar.


http://vincztbofilm.ifrance.com/image_110.jpg

De même, si les images sont jolies et plutôt fidèles à ce qu'on pouvait imaginer à la lecture du premier tome, les décors sont assez fades. Pas de vie en arrière-plan, pas de plan marquant... HP1 est tout simplement un livre d'images. Et cette impression est confirmée par les trois acteurs principaux (des enfants d'une douzaine d'années) qui récitent leur texte comme si c'était un spectacle pour l'école. A côté de ces petits inexpérimentés, on n'avait quand même pas n'importe qui au casting adulte (Maggie Smith, Richard Harris, Alan Rickman), qui sera malheureusement tout aussi sous-exploité.

 

Le seul truc réellement positif dans cette grosse production très moyenne, c'est la musique. Car, à ce poste, on retrouve John Williams (à qui l'on doit de nombreuses musiques de films hyper connues comme Star Wars, Indiana Jones, etc.) qui compose pour HP1 un thème inoubliable répondant au doux nom de Hedwig's Theme. J'ai tellement été marqué par cette musique (même à l'époque de la sortie du film où je n'avais que 13 ans) que, moins d'un an plus tard, ma mère m'a acheté le CD. Et là débuta mon amour pour la musique de films... On connaît la suite.

 

 

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commentaires

Luna 01/03/2011 12:02


Je pense que le monde d'Harry Potter est le plus célèbre au monde et je le conçois sans problème ! C'est magique, plein de courage, avec un méchant vraiment très méchant, de bonne intentions, des
complots, des rêves...
Harry Potter pourrait être le meilleur ami de n'importe qui :)

Je viens d'ailleurs de publier mon avis sur "Harry Potter à l'école des sorciers" de J.K. Rowling.

Joli article, je reviendrais ;)
Bonne continuation !!