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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 12:00

http://www.lecinema.free.fr/images/Films/science%20fiction/The%20Island.jpg

Recyclage, quand tu nous tiens... Des fois, je relis certains articles et je me dis : "inutile d'écrire quelque chose d'autre sur ce film, je ne dirai rien de plus que ce qu'il y a déjà là". C'est le cas de cette critique sur The Island, à peine améliorée pour rendre la lecture plus fluide et réduire les éventuelles fautes de frappe/grammaire/syntaxe. Enjoy.

 

Michael Bay est ce qu'on peut appeler un actif artisan du cinéma ses dix dernières années. Un peu comme Roland Emmerich (Stargate, Godzilla), il est un maître du blockbuster (=film à grand spectacle qui pète de partout) et livre de manière régulière des produits estivaux calibrés. On lui doit donc pas mal de gros films d'action, dont les plus connus sont le très patriotique Armagueddon (Bruce Willis sauve le monde, pour changer) et le très classe Rock (avec Sean Connery, Nicholas Cage et Ed Harris).

 

Michael Bay est aussi un fidèle collaborateur de Jerry Bruckheimer, un producteur malin qui sait exploiter les bons filons (un seul exemple et pas le moindre : la trilogie Pirates des Caraïbes). Seulement, The Island est le premier film que le réalisateur fait sans son ami de toujours, et est produit cette fois-ci par la DreamWorks, la célèbre maison de production de Spielberg (la collaboration Bay/Spielberg a aussi donné Transformers).

 

Michael Bay n'est pas à proprement parler un mauvais réalisateur, loin de là. On lui connaît une réalisation nerveuse et une certaine affection pour les scènes d'action dont il ponctue très souvent ses films (il est mieux apprécié que Roland Emmerich). Ainsi, nul doute que lorsque vous allez voir un film de Michael Bay, vous aurez votre quota de castagnes, d'explosions, de destructions massives, de poursuites en voiture et de tout ce qui fait le charme de nos divertissements hollywoodiens avec lesquels on achète un gros paquet de pop-corn.

 

The Island ne déroge pas à cette règle, et ce n'est pas le changement de producteur qui va y changer quelque chose. On aura beau vous faire croire que The Island est un film qui fait réfléchir par son scénario, le spectateur lambda n'en a rien à carrer. Mais dire que le scénario de The Island est mauvais relèverait de la mauvaise foi. On aurait pu trouver le concept original s'il n'avait pas déjà été maintes et maintes fois réutilisé dans d'autres films, séries télé et, en revenant aux origines, les classiques de la littérature de science-fiction.

 

L'histoire de The Island est en fait une espèce de mélange de références, qui, avec du recul, fait bel et bien réfléchir (l'éternel débat sur le clonage et sa réelle nécessité). On retrouve ainsi dès les premières minutes un monde au premier abord utopique mais au fonctionnement despotique (référence n°1 : 1984 de George Orwell). Plus tard, on peut apercevoir des clones subir un bourrage de crâne intensif (référence n°2 : Le Meilleur des Mondes de Aldous Huxley). Ensuite, l'idée de prélever des organes 100% compatibles sur des clones n'est pas née d'hier (référence n°3 : heu...ce qui me vient à l'esprit est un épisode de la série Sliders : les mondes parallèles). Et enfin, sur la fin, on a droit à une avalanche de références historiques et mythologiques (les clones qui se font gazer comme dans les camps d'extermination de 39-45, leur évasion qui fait penser à la libération des Hébreux par Moïse).

 

Tout ça pour dire que, décomposé, le scénario de The Island n'offrira rien de bien nouveau ni d'exceptionnel, et que l'on retiendra plus l'oeuvre de Michael Bay par ses scènes musclées, sa maîtrise technique et son glorieux casting : Ewan McGregor n'a rien à se reprocher ; Scarlett Johansson, la ravissante blonde qui monte, livre là sa première prestation de "sois belle et tais-toi" ; Sean Bean se la joue encore "mec pas net" (Le Seigneur des Anneaux, Hitcher) ; Steve Buscemi fait le comique de service et Michael Clarke Duncan fait un petit coucou pour le fun (c'est un ami de Bay). Il y a aussi le mercenaire, interprété par le discret Djimon Hounsou (Blood Diamond), un personnage certes très classe mais aussi très cliché.

 

Pour énumérer des qualités pour The Island, on notera sa vision très réaliste d'un futur pas si éloigné que ça (2050), où la pub et le numérique bourgeonnent de partout. Les scènes d'action sont nombreuses et bien corsées (la violence est très très minimisée : pas une goutte de sang ne perle), le design des véhicules est vraiment magnifique, et pour se faire plaisir, on ne tarira pas d'éloges sur la plastique généreuse de Scarlett Johansson.

Pour conclure, rien d'extraordinaire à retenir pour cet énième divertissement estival (qui ne fait pas trop dans la discrétion pour ce qui est de la publicité : Audi, X-Box, Puma...). Plaisir des yeux et des oreilles mais pas de la réflexion, The Island est un pop-corn movie qui remplit avec une classe indéniable son rôle de grosse production pétaradante pas trop recherchée.

 

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commentaires

Margot 08/09/2010 13:08


Je trouve que tu y vas un peu fort avec Moïse, mais à part ça, il me plait bcp moi ce film (qui, il est vrai, ne demande pas bcp de QI pr etre vu).
Et puis tu parles de Mlle Johansson qui est tres charmante, mais il ne faut pas oublier Mr McGregor :p moi je fond !


Citizen Cancre 08/09/2010 14:21



Ah mais je suis sensible au charme de M. McGregor^^ Mais un peu moins qu'à celui de Miss Johansson ;-)