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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 08:00

  http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/00/02/53/35/affiche0.jpgSuccès monstrueux en décembre 2001, le premier film Harry Potter accoucha rapidement d'une suite : Harry Potter et la Chambre des Secrets (HP2), adapté du roman éponyme.

 

Pouvait-on espérer avoir chaque année un nouveau Harry Potter au cinéma? Non, hélas. Seul la saga Twilight arrivera à être aussi régulière (mais ce n'est peut-être pas bon signe, et du coup, ça sent trop le bâclage et l'opération marketing).

 

HP2 applique la dure loi des suites, tant au niveau du bouquin que du film : la loi du "plus et encore plus". La deuxième année à l'école de magie s'annonce donc plus riche, plus mouvementée, et surtout plus sombre et dangereuse puisqu'un elfe semble bien décidé à empêcher Harry de rentrer chez lui, quitte à lui faire très très mal (Vas-y! Bute le binoclard! Ca lui apprendra à jouer correctement dans un film! Hmmm... Je m'égare).

 

L'univers devient plus violent et plus adulte au fur et à mesure qu'on avance dans les tomes. Il est normal que le film suive la même voie, et pour une fois, ce n'est pas trop mal réussi.

 

En effet, HP2 adopte un ton résolument plus mature que HP1. Mais vu que nous sommes toujours dans un divertissement tout public, l'ensemble est extrêmement retenu et "disneyesque" (les gentils sont vraiment gentils, les méchants vraiment méchants, plein de couleurs, plein de jolies choses... c'est beau, le monde de l'enfance! Mais il ne dure pas...). Il n'empêche que HP2 réserve son lot de mini-frayeurs, (mini, hein!) que cela soit une course-poursuite avec des araignées géantes ou un combat dantesque contre un serpent visuellement très proche du T-rex de Jurassic Park. De même, niveau action, ça dépote enfin un peu plus. Le match de quidditch est un spectacle assez plaisant, et le voyage en voiture volante laisse rêveur.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/00/02/53/35/ph3.jpg

Et vu qu'on retrouve quasiment la même équipe que pour HP1, on est content de constater que le réalisateur Chris Columbus a pris confiance en lui pour diversifier un peu sa manière de filmer, même s'il ne sait toujours pas diriger ses acteurs ou rendre le monde Poudlard réellement vivant. Dans la même idée, les effets visuels se sont grandement améliorés, tout comme leur incrustation (qui était presque scandaleuse dans HP1), mais ça sent quand même toujours le très faux, parce que c'est justement "tout-beau-tout-lisse".


http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/12/40/18830458.jpg

Par contre, on retrouve les mêmes tares que dans le premier  épisode : une longueur excessive, un scénario calqué à la page près sur le roman, des transitions trop brusques, de jeunes acteurs inexpérimentés pas du tout rattrapés par un doublage français atroce (on a sérieusement envie de claquer Hermione avec un grimoire). L'impression de redondance est aussi très forte puisque les péripéties sont identiques à HP1 et s'enchaînent quasiment dans le même ordre (Dursley, Chemin de Travers, Voyage, cours, quidditch...).

 

L'atout du film réside sûrement dans le petit ressort comique qu'est le narcissique professeur Gilderoy Lockhart (joué par Kenneth Branagh). Si on peut lui reprocher un caractère trop caricatural et prévisible, le personnage s'empare de chaque scène où il apparaît pour en faire un agréable moment.

 

Sinon, à part ça, on a affaire à une copie carbone de HP1, en mieux fait et en plus mouvementé, mais toujours avec cette désagréable impression qu'on visionne non pas un film à part entière mais une succession de tableaux illustratifs où la grande majorité des personnages semble avoir un Nimbus 2000 coincé dans l'arrière-train.

 

Dernier point consacré à la BO : John Williams s'est surpassé en livrant une dizaine de thèmes (le Phénix, la Voiture, Dobby, la Chambre des Secrets, etc.) qu'on n'a pas fini de fredonner en se demandant où on les a entendus.


 

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