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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 12:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/00/02/49/18/affiche.jpgTout commença par la volonté de Steven Spielberg de réaliser un épisode de James Bond. Or, comme chacun le sait, le personnage est britannique et les producteurs, fiers de cet attachement, réservent les postes de réalisateur et d'acteur principal à des ressortissants 100 % british.

 

Malheureusement pour Spielberg, il n'a donc pas le profil et, lors d'une discussion avec son ami George Lucas, tout auréolé de gloire grâce à la récente sortie du premier Star Wars en 1977, lui confie son projet : réaliser un hommage aux serials.

 

"Un quoi" me direz-vous ? Je viens de choper la définition sur Wikipédia. Un serial est un film à petit budget fonctionnant selon le principe du feuilleton.

 

Aujourd'hui désuet, le succès a surtout été au rendez-vous pendant la première moitié du XXe siècle et offrait au public du pur divertissement sans réelle ambition artistique. Les genres de prédilection étaient surtout le western, la science-fiction et le film d'aventures.

 

En gros, l'ancêtre de la série B, qui ressuscitera un temps en 1999 avec le très sympathique La Momie de Stephen Sommers.

 

A sa sortie en 1981, le film recueille de nombreux avis positifs, tant publics que critiques. Tant et si bien que, trente ans après, il est considéré à juste titre comme une réussite indéniable, un classique du genre, un objet de culte et un des meilleurs films, toutes catégories confondues.

 

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Avec Les Aventuriers de l'Arche Perdue (ou Raiders Of The Lost Ark), le film d'aventures a été redéfini et il n'est pas faux aujourd'hui de dire que ce premier épisode est à ranger dans le Panthéon du Cinéma aux côtés du King Kong de 1933.

 

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Aujourd'hui, le syndrôme George Lucas est sûrement passé par là puisqu'originellement, le titre du film était Les Aventuriers de l'Arche Perdue et non pas Indiana Jones et les Aventuriers de l'Arche Perdue comme on l'entend souvent aujourd'hui (un peu comme le premier Star Wars qui sera renommé par la suite Episode IV : Un Nouvel Espoir...).


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Mais surtout, syndrôme oblige, le personnage de Indiana Jones a fait l'objet de suites (plutôt de bonne facture dans l'ensemble) mais également de multiples déclinaisons sur de nombreux autres supports (romans, jeux vidéos, séries TV, etc). Un déballage mercantile assez énervant mais hélas! habituel avec M. Lucas qui démontre surtout que le succès de l'entreprise réside dans la maîtrise de Steven Spielberg de son sujet.

 

Le célèbre réalisateur livre là son cinquième long-métrage pour le cinéma, long-métrage qui suit de près le succès planétaire des Dents de la Mer. Spielberg est donc un nom qui commence à devenir redondant et synonyme de qualité, tout comme Indiana Jones est aujourd'hui associé, pour toujours et à jamais, au cinéma d'aventures. Sexy, mal rasé, chemise entr'ouverte, chapeau, fouet... Indiana Jones est l'Aventurier avec un grand A.

 

Dans le succès du personnage, nul doute aussi que son interprète y est pour quelque chose. Nick Nolte, Tom Selleck ou Jeff Bridges ont failli obtenir le rôle mais le sort en a décidé autrement et c'est finalement à Harrison Ford (le Han Solo de Star Wars) que la tâche est confiée. L'acteur livre d'ailleurs une de ses performances les plus marquantes, si ce n'est la plus marquante (tout dépend de si l'on est fan de Star Wars ou non).

 

Pourtant, si aujourd'hui, Indiana Jones est le pilier du film et de la saga, il est curieux de constater que ça ne semblait pas être la démarche première si on se fie à plusieurs indices.

 

A commencer par le premier titre retenu qui prenait un malin plaisir à ne parler que de plusieurs "aventuriers" (un professeur d'université, une tenancière de bar, un mercenaire, des nazis) qui se livrent à une chasse au trésor. Et quel trésor! puisqu'il s'agit de l'Arche d'Alliance, le coffre contenant les tablettes des Dix Commandements.

 

Ensuite, il y a la scène d'introduction. Une randonnée difficile dans la jungle tropical. Les visages transpirent. On y sent bien que le climat doit être chaud et humide. Une bande de types s'enfoncent dans la forêt, menée par un mystérieux homme à chapeau. La musique (de John Williams évidemment) n'est guère rassurante, tout comme l'ambiance qui règne à ce moment là. Et, soudain, c'est le drame, "et surgit, face au vent, le vrai héros de tous le temps" (air connu).

 

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Gentil ? Méchant ? Suspense. Volonté claire de ne pas trop en dire sur le personnage, renforcée par une musique relativement neutre qui n'est pas encore celle que tout le monde sifflote aujourd'hui : la célèbre Raiders March.

 


 

Car Indiana Jones, c'est aussi une musique. Une musique culte, tout comme celle des Dents de la Mer ou de Star Wars. Un classique béophile indémodable, ainsi qu'une des meilleures B.O. de John Williams. L'autre thème marquant est également celui associé à l'Arche, le Ark Theme (il faut écouter The Map Room : Dawn et The Miracle Of The Ark pour ressentir toute la puissance musicale du truc), moins connu mais tout aussi apprécié, à ranger à côté de la célèbre Marche Impériale de Dark Vador.

 


Les Aventuriers de l'Arche Perdue, c'est aussi un déferlement de scènes anthologiques. Le Temple de l'Idole, la poursuite dans le Caire avec les paniers, la maquette, la poursuite en camion, le combat de l'avion et bien sûr la terrible scène finale, effrayante et puissante (divine, dira-t-on), etc. Sans oublier, dans une moindre mesure, la dernière image qui conclut merveillement une aventure qui fera date dans l'histoire du Cinéma.

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A chaque scène culte correspond d'ailleurs une petite anecdote, comme le combat au sabre avorté qui a donné lieu à un moment inoubliable, alors même qu'il était complètement imprévu.

 

Mais en dire plus serait un crime tant il faut se donner la peine de voir au moins une fois dans sa vie ce monument filmique qu'est Raiders Of The Lost Ark. Malgré ce qu'on en dit, les suites n'arriveront jamais à hisser la barre aussi haut, et ce n'est pas l'argument Sean Connery du 3e film qui fera pencher la balance.

 

 

 

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