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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 23:00

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/35/19/42/18376045.jpgUn film d'action qui mêle à la fois Dracula, Frankeinstein et des loups-garous, ça vous tente? Et non, on ne parle pas de Twilight...!

 

Si l'idée sur le papier a de quoi allécher, c'est sans oublier que les Américains sont très doués pour mélanger de nombreuses icônes et livrer une bouillie infâme qu'on n'ose jamais regarder droit dans les yeux.

 

Van Helsing est de ceux-là.

 

Mandaté par le Vatican, Abraham Van Helsing est un mercenaire armé jusqu'aux dents qui affrontent les différents monstres de l'époque victorienne. Autant dire qu'on est loin du vieil érudit de l'oeuvre de Bram Stoker, précédemment interprété par Anthony Hopkins dans le Dracula de 1992 !

 

On a même plutôt affaire à un mix de James Bond et de Buffy contre les Vampires, la british-attitude et la dérision en moins, le grandiloquent et l'absurde en plus.

 

Si on pourra saluer de superbes effets spéciaux, on pourra crier au gavage de par leur utilisation abusive et une réalisation survitaminée qui ne sait jamais mettre en avant la beauté des images. Le réalisateur Stephen Sommers, à qui l'on doit les deux premiers épisodes de La Momie, aurait dû, pour le coup, mieux fait de s'attarder sur le Sleepy Hollow de Tim Burton pour tirer le meilleur des décors qu'il avait à sa disposition.

 

A vrai dire, ce Van Helsing souffre du syndrôme du Retour de la Momie. Trop d'action, trop de bravoure, trop d'effets spéciaux, trop de musique héroïque... Trop de tout en fait. Alors que certains films crient sans vergogne leur parenté avec l'univers du jeu vidéo (la trilogie Matrix), Van Helsing tente vainement de le cacher et fait fortement penser à Devil May Cry (on tire constamment sur des monstres dans de jolis décors gothiques).

 

Résultat des courses : entre deux bastons (et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans ce long-métrage), on s'ennuie ferme avec des personnages insupportables au possible (le moine en premier). Les deux têtes d'affiche ont de quoi se défendre via leur C.V. mais ce n'est pas ici qu'ils signent leur meilleur prestation. Même chose pour les autres interprètes, tous plus lisses les uns que les autres.


On ne prendra même pas la peine d'évoquer le scénario qui tient à tout casser sur deux pages. Pourtant, il y avait du potentiel car les histoires originales de Dracula et de Frankenstein ont de quoi nourrir les plus romantiques des intrigues (si, si, vous avez bien lu). Hélas, en sacrifiant le tout sur l'autel de l'action et des effets spéciaux made in Hollywood, Van Helsing se prend les pieds dans le tapis et fera office d'exemple à ne pas suivre quand il s'agit de marier deux classiques pour en tirer une mixture lourde et indigeste.

 

A voir pour de l'action décérébrée, à tout-va et malgré tout bien foutue. Mais c'est tout.

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