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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 23:00

 

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/98/77/19692981.jpgRépondons d'emblée à la question que l'on pouvait légitimement se poser quant à ce quatrième épisode : il n'est nullement en trop.

 

Il est même bien plus légitime et bien plus jouissif que le troisième, désormais considéré comme le plus faiblard de la saga par la majorité des spectateurs.

 

Scream 4 renoue avec la force des deux premiers opus et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'on retrouve une nouvelle fois les éternels (c'est le cas de le dire) héros campés par Neve Campbell, Courteney Cox et David Arquette.

 

A l'heure où les films d'horreur rivalisent d'idées plus gores et malsaines que les autres afin de "faire le buzz", Wes Craven et Kevin Williamson, les deux créateurs de Scream, respectivement réalisateur et scénariste, perpétuent le concept de l'original.

 

Un concept relativement simple, qui a déjà fait ses preuves, et qui offre le double avantage de séduire à la fois le profane et le cinéphile. Le premier Scream reprenait les codes très classiques du slasher et les agrémentait d'une certaine touche de dérision.

 

La dérision, ce sont ces personnages qui connaissent par coeur leurs grands classiques (Psychose, Massacre à la tronçonneuse, Halloween, Vendredi 13, etc.) et en critiquent les rouages absurdes tels que la fille qui se fait attaquer alors qu'elle est en sous-vêtements, ou encore le tueur qui a l'étonnante capacité de se déplacer à la vitesse de la lumière sans qu'on puisse le voir courir une seule fois. Ces mêmes personnages seront inévitablement victimes des mêmes rouages et, comble du comble, ça sera alors au tour des spectateurs que nous sommes de pointer du doigt l'absurdité de leur comportement (en attendant peut-être notre tour, qui sait?).

 

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Scream 2, en tant que suite, prolongeait cet esprit avec, en guise de valeur ajoutée, les traditionnels écueils qu'on fait aux "seconds épisodes". Cette volonté est d'ailleurs marquée par la scène d'ouverture où des élèves en cinéma font l'inventaire des suites "meilleures que l'original" (dans lesquelles on retrouvera Terminator 2, L'Empire contre-attaque ou encore Le Parrain 2).

 

Bref, tout ça pour dire que la saga Scream, c'est un peu le petit guide illustré des règles classiques du film d'horreur, une sorte de comédie horrifique très second degré parfaitement assumée, jouant à fond sur les clichés sans pour autant s'y enliser, et ce malgré le ton de prime abord très sérieux de l'histoire.

 

Scream 4 va plus loin et dresse un bilan sociologique du film d'horreur en général. Un bilan qui se ressent au travers de son casting, majoritairement composé d'acteurs de séries TV, Neve Campbell (La vie à cinq) et Courteney Cox en tête (Friends). Scream 2 s'était enrichi des "stars" de l'époque (Sarah Michelle Gellar de Buffy, et Jerry O'Connell de Sliders) et force est de constater que la tradition se perpétue avec Hayden Panettiere (Heroes) ou, dans une moindre mesure deux autres blondes (Kristen Bell de Veronica Mars et Anna Paquin de True Blood) lors d'une scène d'ouverture proprement hilarante pour qui est habitué au second degré de la saga. On peut aussi citer Adam Brody (l'inoubliable Seth Cohen de Newport Beach).

 

C'est sans compter le "choc des générations". Quinze années séparent le premier du quatrième opus. Et le scénario joue à fond sur cette idée. Après les clichés du film d'horreur et les clichés des suites, c'est au tour des clichés entourant les remakes (le remake du premier Scream lui-même, qui illustre le concept du "film dans le film"), le gore gratuit (Saw) et les nouvelles technologies (Iphone et streaming) de passer à la moulinette.

 

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En plus de cela s'ajoute quelques têtes d'affiche dont le nom n'est pas un hasard. Si la jeune Emma Roberts interprète une ado qui souffre de la triste célébrité de sa cousine, c'est avec délice qu'on apprend qu'elle est la nièce de l'actrice Julia Roberts (dont on peut légitimement croire qu'elle a également pu "souffrir" de cette même célébrité). Dans le même esprit peut-on compter Rory Culkin, le frère de Macaulay Culkin, le jeune héros de Maman, j'ai raté l'avion.

 

Un casting est donc tout sauf anodin et se livre au traditionnel jeu de massacre auquel on a droit dans chaque épisode de Scream, le spectateur se demandant par la même occasion qui se cache derrière le masque du tueur. Sans faire de chichi, l'action se veut classique et nostalgique. Scream 4 n'est pas plus gore que les autres, pas non plus très effrayant (voire pas effrayant du tout en fait) et demeurera toujours beaucoup beaucoup beaucoup moins gore que les films d'horreur moyens avec lesquels on nous bassine aujourd'hui. Exemple le plus parlant : la saga Saw, dont un des jeunes acteurs, échappé de Saw 2, joue aussi dans Scream 4. Définitivement, les films d'horreur sont une bien grande famille !

 

Mais surtout, Scream 4 ne déçoit jamais. Sous ses apparences de films d'horreur de bas étage pour ados attardés, la saga Scream cultive un réel amour pour le cinéma horrifique et un humour cajoleur envers ce même cinéma. Cependant, pour ça faut-il encore être familier de cet univers. Et beaucoup passeront sûrement à côté.

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commentaires

argan oil for hair 09/10/2014 09:37

Certitude ou de paternité a jambe Considéré comme important dans un large éventail d'époques et de cultures, BHI Lorsque l'héritage et la citoyenneté des ulcères en jeu, ce qui rend le suivi de la succession et la généalogie de l'homme un élément central de ce défini une naissance légitime.

http://www.b-ureself.fr 20/06/2014 07:04

Merci beaucoup pour cet extrait de littérature. Merci.