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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 13:00

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/4/6/5050582506648.jpgIl y a plus de trois ans et demi, j'errai à la Fnac. C'était début décembre. Les promotions de Noël battaient leur plein. Au passage, les périodes novembre/décembre et mai/juillet sont les meilleures pour réaliser des achats à la Fnac sans se ruiner. A part les nouveautés, beaucoup de produits sont en promo, à commencer par les coffrets séries TV (dont le prix passe de 60 € à ... 20 €), et les coffrets thématiques (les sagas, les trilogies, les coffrets dédiés à tel acteur ou réalisateur...).

 

Lors de cette errance, je suis tombé sur un coffret assez intéressant : deux films qui rassemblaient le réalisateur Brian De Palma et l'acteur Al Pacino dans deux films cultes (surtout le premier) que sont Scarface et L'Impasse (Carlito's Way en V.O.). Le prix? 15 €. A 7.50 € les deux DVD neufs, ça vaut à mon avis le coup.

 

Et j'avais déjà eu le plaisir de regarder ces deux films il y a quatre ou cinq ans, bien avant que je les acquiers personnellement.

 

Même si je dois avouer que, ce qui m'avait réellement motivé, c'était le film L'Impasse, que je trouve bien supérieur sur de nombreux points au très surestimé Scarface (beaucoup de longueurs, un Pacino qui se la joue trop...).

 

L'Impasse, c'est un peu un Scarface 2. Et spirituellement, c'est même la suite logique du destin de Tony Montana, même si là, il s'appelle Carlito Brigante (toujours interprété par le grand Al Pacino).

 

Scarface racontait l'ascension et la déchéance. L'Impasse parle de rédemption. Scarface était violent et se passait à Miami. L'Impasse prend le cadre de New York (le Bronx) et apparaît plus calme, plus posé, moins violent et plus romantique, à l'image du héros, vieux gangster fatigué qui ne rêve que d'une vie longue et tranquille, après s'être racheté une conduite. Mais le milieu est rude. On ne sort pas si facilement de cet univers qu'est la Rue, et quand on a des dettes, il faut les payer. Carlito le sait et doit malheureusement, avant de repartir à zéro, se livrer à des actes peu catholiques pour le compte des personnes qui l'ont aidé, notamment son avocat (joué par un Sean Penn méconnaissable).

 

L'Impasse, c'est aussi un finale de quinze minutes monstrueux, qui fit que Quentin Tarantino fut aller revoir le film plusieurs fois juste pour mater cette scène virtuose qu'est celle de la gare. Car oui, Brian De Palma, réalisateur dont je n'ai vu que très peu de films, livre ici, et rien qu'avec cette fin, une des meilleures réalisations qui m'ait été donné de voir. Les longs plans-séquences, cette caméra qui entre et sort du métro, et qui se cache comme Carlito à un angle de mur... Même si on ne voit pas le film en entier, cette scène de la gare doit être vue. Ce n'est pas un choix mais une obligation. Désolé pour le format de la vidéo, je n'ai pas trouvé mieux. Par contre, pour ne pas vous gâcher (totalement) la fin, stoppez la vidéo à 10 minutes et 10 secondes.

 

 

L'Impasse aussi, contrairement à Scarface, est un film qui va mieux vieillir. Car autant le dire tout de suite, Scarface accuse un sérieux coup de vieux, même pour un film de 1983. La faute sûrement à une musique trop attachée à son époque. L'Impasse s'en sort bien mieux de ce côté-là et, bien que réalisé 10 ans plus tard (1993), franchira le cap des années plus facilement (il n'y a déjà pas ce défaut dans la musique, qui se veut ici plus classique, et est signée Patrick Doyle, compositeur que j'affectionne beaucoup).

 

Petit détail également. Si Scarface a beaucoup inspiré le jeu vidéo GTA Vice City, L'Impasse également. Et cela se voit par le personnage de l'avocat véreux (à gauche Ken Rosenberg, à droite David Kleinfeld).

http://img514.imageshack.us/img514/648/jewsre3.jpg

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