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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 15:00

http://image.com.com/gamespot/images/bigboxshots/8/561978_61309_front.jpgEn septembre 2007, pour la première fois de ma vie, mon frère m'a offert un cadeau. Il faut dire qu'on n'est pas très cadeau dans la famille. Excepté pour Noël. Et encore. Donc, en septembre 2007, pour mon anniversaire, mon frère m'a offert un cadeau (ce fut la seule et unique fois : quel infernal petit égoïste! :-D). Un cadeau judicieux, puisque moins de deux mois auparavant, je venais de m'offrir mon premier PC portable, et que j'hésitais à prendre certains jeux dont la réputation peu glorieuse me faisait réfléchir à deux fois avant d'investir dedans la somme de 10 €. Driv3r était un de ces jeux que j'hésitais à acheter.

 

Sorti trois ans auparavant, ce troisième épisode de la série Driver avait fait un flop retentissant. Les développeurs annonçaient un rival sérieux pour GTA. Il n'en fut rien. La presse spécialisée se déchaîna dessus. Après un premier épisode qui avait créé un genre en révolutionnant le jeu de courses, et un Driver 2 que j'ai adoré (ce fut mon premier jeu sur console) mais qui n'a pas non plus fait l'unanimité, Driv3r était sérieusement attendu au tournant.

 

Le jeu fut accusé de presque toutes les tares qu'un soft peut avoir. Mais ce défonçage de réputation était-il légitime?

 

Graphiquement, on pensait en prendre plein les mirettes. Les screenshots et autres vidéos promo avaient laissé rêveur. Le résultat final fut décevant. Si les véhicules sont plutôt bien modélisés, c'est la seule chose de réussie sur le plan visuel. Car le reste respire le bâclé, l'inachevé, le brouillon, la version bêta. Les passants sont moches, et Tanner (le héros qu'on joue) n'est pas mieux. Les décors sont extraordinairement vides, et les villes (Miami, Nice et Isbanbul) sont incroyablement peu peuplées. C'était déjà le cas des premiers Driver, mais ces jeux étaient sortis sur PlayStation. Driv3r aurait pu rectifier le tir sur consoles Next Gen. Il n'a rien fait. Dommage. Seules les cinématiques sont un quasi-sans faute. Mais on a affaire à un jeu. Pas à un film.

 


Niveau maniabilité, la conduite chez Driver a toujours été très nerveuse. Ce qui a fait d'ailleurs le succès du soft. Accélération brusque, dérapages (in)contrôlés, virage à 180° ... Dans Driv3r, c'est hélas trop nerveux. Car cette maniabilité, plutôt bien gérée dans les modes virée et autres mini-jeux, est insupportable lors des missions où les véhicules glissent littéralement sur la route (jeuxvideos.com a parlé de "caisses à savon" : ils n'avaient pas tort).

De même, si le nombre de voitures est plus élevé (auquel on peut y rajouter les motos, scooters, camions et bateaux), on n'en aura jamais autant que dans GTA (mais c'est déjà pas mal). Le hic, c'est que là où GTA insistait sur la conduite particulière de chaque véhicule (les sportives, les berlines, les 4x4), on a la désagréable impression que, dans Driv3r, tous se conduisent de la même manière et ont les mêmes caractéristiques (la R5 va aussi vite que la Ferrari). Et pour ce qui est de l'impression de vitesse, elle est quasiment absente. Difficile de ne pas ressentir un énorme sentiment de frustration, car Driv3r est avant toute chose un jeu de voitures où la vitesse joue un rôle qui n'est pas minime...

Quant aux phases à pied, inutile d'attendre quelque chose d'elles. Le titre du jeu dit clairement l'attrait principal du soft (driver : conducteur, chauffeur). Et la présence d'armes n'arrange rien à l'affaire car elles sont assez difficiles à manier et en nombre anecdotique.

 

http://i165.photobucket.com/albums/u42/moondoggie91/driv3r-20050322034745372.jpgDu point de vue sonore, on est plutôt bien servis. Le doublage français est de bonne facture, et les bruitages convaincants. Là où ça se gâte, c'est au niveau des musiques. Les chansons du CD (qui fut commercialisé), qui étaient à une époque en écoute libre sur le site officiel du jeu, étaient bien choisies. Personnellement, je pensais qu'on aurait droit à un mode de radio comme dans GTA. Niet. Ces chansons n'apparaissent que dans les cinématiques. Les phases de jeu sont quant à elles agrémentées de petites mélodies répétitives qui deviennent très vite insupportables.

 

Mais ce qui a sûrement le plus desservi Driv3r à mon humble avis, c'est son mode de jeu. Ou plutôt ses modes de jeu. A l'heure où GTA et tous ses copieurs ne conçoivent qu'un mode de jeu unique où les missions (annexes comme principales) ne se lancent qu'à partir du moment où l'on se trouve à un point déterminé de la carte, Driv3r reprend le système des épisodes précédents avec son menu principal et ses sous-menus, ce qui apparaît ici vieillot et éculé. Les fans de la première heure de Driver premier du nom ne seront pas perdus, mais ce n'est pas en revenant à ce système "archaïque" qu'on va faire de l'ombre à GTA. Résultat : dès qu'on joue, on se sent enfermé dans un rôle, et par conséquent, l'impression de liberté est tout bonnement absente. Tout simplement scandaleux. Seul un mode s'en tire : le mode réalisateur qui permet d'enregistrer ses parties et de les monter en changeant les angles de caméra, pour faire des court-métrages (on en trouve des bien foutus sur YouTube et sur Dailymotion). Mais le mode réalisateur est à réservé à ceux qui prennent vraiment plaisir à se prendre pour des cinéastes (et ce n'est pas le premier venu).

 



Dernier point, et pas des moindres : la mauvaise optimisation de la version PC. Le jeu prend 5 Go, ce qui est énorme compte tenu des possibilités relativement réduites du soft. En effet, là où GTA San Andreas pèse le même espace disque pour 100 fois plus de possibilités, on se demande vraiment pourquoi Driv3r est aussi lourd (ce ne sont quand même pas les graphismes très moyens qui jouent autant sur la balance, j'espère!). La configuration demandée est tout ausi gourmande, et le noeud du problème provient vraisemblablement du fait que rien ne le justifie.

 

Conclusion : Driv3r est clairement un flop, si on le prend pour un GTA-like. Par contre, il comblera les vrais fans de Driver, car plus que tout, cet épisode est fidèle à l'esprit de la série. Seul hic : cet esprit ne fait pas le poids devant l'esprit GTA, et a pris de sacrées rides. A part ça, il reste un petit jeu de voitures très moyen qui a eu les yeux plus gros que le ventre, et qui n'a pas reçu les finitions nécessaires (au niveau des graphismes, notamment).

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commentaires

QStainer 12/08/2010 11:25


C'était pas sur celui là qu'on s'amusait à faire des accidents bien débiles ? ;)