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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 17:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/88/36/18931015.jpg Les Aventuriers de l'Arche Perdue est un chef-d'oeuvre, un film culte, plusieurs fois récompensé ou nominé (réalisation, musique, scénario, montage, etc). Il faut dire que le personnage d'Indiana Jones, c'est un peu le fruit d'une collaboration tout simplement magique (Steven Spielberg et Georges Lucas).

 

Mais on ne pouvait s'arrêter à un seul film en 1981. Pour cette raison, trois suites virent le jour, respectivement en 1984, 1989 et 2008.

 

 Indiana Jones 4, bien que sympathique, reste majoritairement une déception. Indiana Jones 3 bénéficie de la présence au casting de l'immense Sean Connery (et pour cela, beaucoup ont un faible pour cet épisode). Quant à Indiana Jones 2, il demeure l'éternel vilain petit canard (si on excepte Indiana Jones 4, à côté duquel il passe pour un monument).

 

Mais Indiana Jones 2, plus connu sous le sous-titre du Temple Maudit, est une suite plus qu'honnête, qui a le mérite d'éviter la redondance dans laquelle tomberont inévitablement les 3ème (encore des nazis...) et 4ème épisodes (confrontation père-fils... bonjour l'originalité).

 

La force et la faiblesse du deuxième opus est de lorgner de manière surprenante vers de l'aventure réellement horrifique, là où le précédent film flairait bon le golden age bon enfant et naïf à la Tintin. Le rapprochement est d'ailleurs souvent fait entre le héros belge à la houppe et l'archéologue mal rasé, et ce n'est pas pour rien.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/88/36/18931036.jpg

Mais là où Indiana Jones 1 réservait quelques scènes effrayantes qui ne comptabilisaient au surplus que dix minutes de métrage, c'est les trois quarts du second épisode qui plongent dans une ambiance glauque, à la limite du gore gratuit (l'arrachage de coeur à mains nues, la scène la plus éprouvante). Et ce n'est pas la très forte présence des enfants dans l'histoire qui vient adoucir le résultat, bien au contraire : ce sont même eux les plus malmenés, ce qui aura pour conséquence de créer aux Etats-Unis le fameux logo "PG-13" (l'interdiction du film aux moins de treize ans), clairement justifié pour ce spectacle à la fois grand public et adulte (antinomique), confirmant par là même que Spielberg a le chic pour mettre en scène dans ses films des enfants sans les infantiliser à outrance (cf. Jurassic Park, dans le genre "les petiots vont en prendre plein la gueule par un T-rex et des raptors).

 

Bien sûr, l'humour et l'action sont au rendez-vous (c'est quand même la marque de fabrique de Indiana Jones!) mais le rire a lieu dans un contexte qui ne s'y prête pas toujours, rapport à la manière dont c'est tourné et amené. Il faut dire qu'une grande partie du film se déroule dans une grotte, autrement dit dans la semi-obscurité et où seules dominent les lueurs rougeâtres : on n'est pas loin de l'âtre de l'Enfer, où les enfants, symbolisant la pureté, sont exploités dans des mines par une secte au service d'une divinité maléfique.


http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/88/36/18931044.jpg

Mais avant d'y arriver, et d'avoir droit à une super course-poursuite en wagonnets (qui n'a que peu vieilli!), les  aventures débutent dans un cabaret chinois (dont le nom est une référence très claire : "Club Obi Wan") lors d'une introduction digne d'un James Bond. La suite se déroule dans la forêt indienne, cadre exotique à souhait, symbolique même du film d'aventures à l'ancienne. Bref, on va arrêter là l'énumération des lieux de l'action. Car de l'action, il y en a! Même si elle reste dans l'esprit de cet épisode, à savoir assez sombre et moralement violente.

 

La question demeure alors : pourquoi bouder ce deuxième épisode qui demeure malgré tout dans l'opinion celui le moins apprécié des trois premiers? Outre le côté sombre sus-évoqué, il y a aussi le côté extrêmement caricatural des personnages. A commencer par le personnage féminin : une blonde qui fait définitivement honneur à sa couleur de cheveux, et qui fait regretter la pétillante Marion du premier film (une brune, forcément). Le héros lui-même semble constamment se demander ce qu'il fait là, sans pour autant perdre de son charme originel. Sont-ce alors les références aux "activités nocturnes habituelles" qui ne sont pas passées?

 

Tout ça pour dire que Indiana Jones 2 mérite quand même franchement le détour. Passer après le premier film est chose ardue, et adopter un ton obscur (donc plus lourd) n'était peut-être pas la meilleure idée pour des aventures qui se veulent initialement naïves et légères. Mais on s'en fout : c'est jouissif et sans temps mort. L'éclate, quoi. Indiana Jones Forever!

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