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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 15:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/88/40/18895516.jpgIl y a de quoi s'attirer pas mal de foudres en débutant un article consacré à Indiana Jones 3 en sous-entendant fortement qu'il est loin d'être le meilleur épisode de la saga. Mais tant pis : autant l'assumer jusqu'au bout.

 

Pourtant, au tout début, l'auteur de ces lignes était prêt à reconnaître qu'il s'agissait là de l'opus parfait et intouchable, savant mélange d'humour et d'action, rehaussé par la présence au casting de Sir Sean Connery (excusez du peu).

 

Il n'y a cependant que les imbébiles qui ne changent pas d'avis et, le temps passant, on se rend rapidement compte que l'humour a pris le pas sur l'action et, qu'au final, si on enlève la valeur ajoutée "Connery", on est loin du chef-d'oeuvre (pas du film culte, cela dit).

 

Force est de constater que, même avec cette valeur ajoutée, il y a peu de qualités qui font passer cette "Dernière Croisade" devant "l'Arche Perdue".

 

Qu'on ne se méprenne pas, toutefois! Il n'est nullement dit ici que Indiana Jones 3 est un film où rien n'est à sauver. On a quand même affaire à la marque "Indy" qui a d'ailleurs permis à l'épisode 4 de ne pas trop se faire marcher sur les pieds (et encore...) et qui fait de cet épisode 3 un classique du film d'aventures.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/88/40/18895515.jpg

 

Mais un classique qui n'échappe pas à la redite par rapport à l'épisode 1 (dont il est communément admis qu'il est officiellement le meilleur, selon les classements des Instituts et des internautes) : encore des nazis, encore une relique biblique, encore une poursuite dans le désert (mais le camion laisse place à un tank), etc.

 

Bref : plus que jamais, on a affaire à une suite, une vraie, là où l'épisode 2 se démarquait considérablement de par son orientation à la fois plus drôle mais aussi plus sombre (beaucoup plus sombre...). Et le manque d'inspiration des scénaristes s'en ressent dans le besoin d'aller fouiner dans le passé du héros et d'en ramener Papa Jones, la seule et véritable attraction de cet opus, comme le scandaient les affiches de l'époque : "Il est de retour. Et cette fois-ci avec son père." Est-il nécessaire d'aller plus loin?

 

Mais cela ne serait que pure mauvaise foi d'avouer que l'on passe un mauvais moment. La scène d'introduction relatant la toute première aventure du héros alors qu'il n'était qu'un ado est un moment très sympathique. De même que les courses-poursuites en hors-bord, en side-car, en avion (coup du tunnel un peu too much) et en tank. Mais le reste sonne assez creux en dehors de tout ça. Harrison Ford assure le minimum syndical mais est loin de demeurer le héros sans peur, sans reproche et attachant du premier épisode face à son géniteur, qui lui vole la vedette et le remet à sa place comme seuls les pères savent le faire. Le flegme et l'aura de Sean Connery y sont pour quelque chose, c'est évident (scène culte du briquet). Mais en dehors des scènes où il apparaît, on va pas dire qu'on s'ennuit mais presque. Idem concernant les décors : le temple de la fin pue le décor en studio.

 


 
Par contre, c'est toujours aussi bien filmé, les effets spéciaux sont excellents également (quoiqu'un peu vieilli mais "la Joconde aussi subit les outrages du temps"), et la musique de John Williams est comme d'habitude : riche en thèmes (le thème de Papa Jones est un classique).

 

Au final, que retenir de ce troisième épisode? Un capital sympathie indéniable (côté humour privilégié à l'action, forcément), la présence de Sean Connery incontournable, mais quant à affirmer que cela est suffisant pour le hisser à la première place du podium de la trilogie, c'est limite limite. Raison pour laquelle il ne l'est pas pour l'auteur de ces lignes.

 

 

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