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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:00

http://blogs.wefrag.com/Foine/files/2009/02/preview_hitman_blood_money_2.jpg

 

En 2006 sortait le quatrième épisode de la série vidéoludique Hitman, où l'on incarne l'agent 47, un tueur à gages d'une classe infinie caractérisé par son crâne chauve marqué par un code-barre.

 

Avec Lara Croft, Sam Fisher et plein d'autres, l'agent 47 fait définitivement parti de ces personnages les plus célèbres et appréciés du monde du jeu vidéo. Il faut dire qu'incarner un grand type baraqué se baladant le plus souvent en costume noir et cravate rouge, le tout avec un flingue silencieux dissimulé dans la poche, a quelque chose de grandiose. Bien plus que courir dans tous les sens en mini-short, en se heurtant aux murs et en assassinant les animaux locaux qui sont la plupart du temps en voie de disparition.

 

Pour témoigner de la popularité du personnage, une adaptation cinématograhique a vu le jour en 2007. Une production Europa Corp (comprendre par là "made in Luc Besson"), réalisée par le Français Xavier Gens, avec Timothy Oliphant dans le rôle-titre (choix plus que contestable) et la sublime Olga Kurylenko (photo ci-dessous : bavez, petits pervers).


http://blog.abdominaux.tv/public/Olga-Kurylenko.jpg

 

Le film dans son ensemble fait d'ailleurs vachement penser à un autre long-métrage du genre, Le Transporteur, lui aussi produit par Europa Corp, et dont le personnage principal (incarné par Jason Statham, qui aurait fait un agent 47 du tonnerre) est fortement inspiré du tueur chauve, mais dans le contexte différent des courses de voitures (et non des assassinats prémédités).

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/00/02/53/48/ph4.jpg

Manque plus que la cravate rouge :-)

 

La boucle est bouclée, ou comment un jeu vidéo inspirera un film qui inspirera un autre film, lui-même tiré du jeu.

 

Mais depuis Hitman : Blood Money (Hitman 4), plus aucune nouvelle de l'agent 47. Quatre ans d'absence. Y aura-t-il un Hitman 5? Si oui, la barre est haute car le dernier épisode en date avoinait du lourd. Et récemment, deux affiches ont pointé le bout de leur nez.


http://image.jeuxvideo.com/imd/h/hitman_5_2.jpg

 

Digne d'une affiche de film, on reconnaît le célèbre logo du tueur. Et l'autre affiche confirme bien le retour de l'agent 47.


http://image.jeuxvideo.com/imd/h/hitman_5.jpg

 

Il faut dire que la fin de Hitman 4 était largement ouverte, même si elle convenait parfaitement pour délivrer le message suivant lequel l'agent 47 ne serait qu'un fantôme, une légende urbaine, le genre d'histoire que racontent les grands malfrats à leurs enfants pour qu'ils dorment le soir (un peu à la manière du Kaiser Söze de Usual Suspects).

 

Là où l'ont peut hélas craindre pour ce Hitman 5 (comme l'avait souligné mon cher ami Q.), c'est que ces affiches teaser font très (trop?) action. Or, les jeux Hitman sont des jeux d'infiltration, même si le joueur peut à sa guise préférer sortir les fusils et dégainer sur tout ce qui bouge.


http://image.jeuxvideo.com/images/pc/h/i/hibmpc026.jpg

Ces deux manières de jouer (infiltration ou bourrinage) ont leurs avantages comme leurs inconvénients. Mais en tant que tueur professionnel, le must est quand même de parvenir à éliminer la cible sans qu'on se rende compte de rien (et tous les moyens sont bons : explosifs, poison, étranglement, scène de crime maquillée en accident ou en suicide, etc), plutôt que d'y aller au culot avec toutes les munitions du niveau et éclabousser les murs des cervelles de la cible, des gardes du corps, des forces de l'ordre et des passants innocents (pour les plus sadiques).

 

Ce style bourrin rapporte moins bien que le mode discret, car les récompenses décernées (qui sont plus là pour flatter l'ego que débloquer des bonus quasi-absents) auront une incidence sur les niveaux suivants : si on n'a pas tué un témoin capable d'identifier l'agent 47, ce dernier fera l'objet d'un portrait-robot dans la presse, ce qui ne l'aidera pas à passer inaperçu dès que les passants le reconnaissent dans la rue et appellent les autorités. Non, vraiment, le must du must, c'est de liquider la cible (et elle seule), sans faire de vague, sans témoin, sans bruit. Et là, on atteint le rang ultime d'assassin silencieux (ce qui est plus sympa à entendre que terroriste ou simple d'esprit).

 

http://image.jeuxvideo.com/images/pc/h/i/hibmpc118.jpg

 

Mais plus que tout, Hitman 4 se démarque des épisodes précédents (déjà excellents) de part sa réalisation plus soignée (les niveaux sont immenses et variés : hôtel, centre de désintox, opéra, carnaval de la Nouvelle Orléans... Maison Blanche!) et sa musique d'une classe internationale, signée Jesper Kyd. La musique du menu est devenue immédiatement un classique du genre avec sa reprise fragile du Ave Maria de Schubert.

 

Mais comme parfois, mille mots ne valent pas une vidéo, admirez ces différents bandes-annonces (la musique étant bien celle du jeu et non pas une musique promo ad hoc).


J'adore vraiment la dernière vidéo : la mise en scène est magistrale...

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commentaires

QStainer 05/08/2010 14:08


Haaaa la série Hitman ... De vrais chefs d'oeuvre, rarement vu autant de possibilités de résolution de la mission. Entre l'attaque frontale ultra violente et le faux accident, miam miam ! Espérons
que le 5 ne soit pas édulcoré et orienté pour les kikoo ...