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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:00

Le premier épisode dhttp://www.chroniquedisney.fr/imgAnimation/1990/1990-picsou-5.jpg'Indiana Jones (Les aventuriers de l'Arche perdue) est un film culte, un chef-d'oeuvre, un monument, une déclaration d'amour au grand cinéma d'aventures. Bien plus que ne le seront les suites, y compris celle avec Sean Connery (la Dernière Croisade), et tant pis si je m'attire les foudres des fans!

 

Indiana Jones, c'est aussi le type même de film qui s'est fait copié dans tous les sens, dans tous les pays, à tort et à travers, avec plus ou moins (surtout moins) de subtilité.

 

Dans le cadre de La Bande à Picsou (Duck Tales en VO), il y a une certaine subtilité.


La Bande à Picsou, c'est avant toute chose une série animée d'une centaine d'épisodes diffusée entre 1989 et 1991 qui fit les beaux jours des dessins animés du matin. L'histoire est la suivante : Donald part en service militaire en mer et confie Riri, Fifi et Loulou à Picsou. Ce dernier est donc obligé de se les coltiner dans toutes ses aventures, sans parler de Zaza, la petite-fille de sa femme de ménage Mamie Baba, et de son pilote privé Flagada Jones, incapable d'atterrir correctement.

 

Les épisodes donnent lieu à des aventures diverses et variées, dans la droite lignée des BD signées par le créateur du personnage de Picsou : Carl Barks (qui n'est pas du tout l'auteur du "badifeste du bardi gobbudiste" au passage^^), un des dessinateurs les plus populaires pour ce qui concerne le monde de Donald, et qui inspira notamment ... Steven Spielberg et Georges Lucas pour Indiana Jones. La boucle est de ce fait bouclée quand un film adapté de la série voit le jour. C'est en cela qu'on peut parler de subtilité dans la comparaison avec Indiana Jones qui, sans ces explications, n'aurait rien de subtil, en témoigne tout simplement la comparaison des affiches des deux films (même police d'écriture, même dominante de couleur jaune-orangée). Mais il n'est pas à exclure que les auteurs de l'affiche ait complètement zappé eux aussi cette subtilité...


http://ia.media-imdb.com/images/M/MV5BMjA0ODEzMTc1Nl5BMl5BanBnXkFtZTcwODM2MjAxNA@@._V1._SY317_.jpg De même, la subtilité n'est pas non plus au rendez-vous concernant le scénario et surtout les vingt premières minutes qui reprennent quasiment les mêmes décors que le premier Indiana Jones. Mais il sera inutile d'aller plus loin sur ce point. Si Indiana Jones est LE personnage de l'aventurier au cinéma, il n'en reste pas moins que d'autres peuvent se vanter d'un tel qualificatif sur d'autres supports, comme cela peut être le cas de Tintin en BD mais également de Picsou et ses neveux (ce qui sera particulièrement et extrêmement bien développé par Don Rosa, successeur spirituel de Carl Barks).

 

En effet, il n'est pas rare de voir Picsou, Donald et les triplés partir à la chasse au trésor. Cela est une énième fois le cas dans le film consacré à La Bande à Picsou qui reprend la trame classique d'un film d'aventures et l'adapte pour les enfants. Comprendre donc par là une infantilisation à outrance. Après tout, on a affaire à la maison Disney qui entame justement à cette période (début des années 90) un gros râtissage parmi le public pour rameuter le plus de monde (surtout que le studio a à cette époque de gros problèmes financiers). On n'est quand même à quelques années, même pas, de ces deux succès colossaux que seront Aladdin (1991) et Le Roi Lion (1994) (qui les remettront à flot). On est d'ailleurs en droit de se demander qui de Picsou ou de Aladdin a lancé en premier l'idée de la thématique tournant autour de la Lampe magique...

 

Quoiqu'il en soit, La Bande à Picsou : le film a pour qualité majeure de mettre sur le devant de la scène un personnage qu'on a vraiment très peu eu l'habitude de voir au cinéma, à savoir Balthazar Picsou, incarnation moderne de l'Avare de Molière, même si, hélas, que cela soit dans le film, la série ou les autres (et rares) médias où il apparaît, il est souvent relayé au rang de personnage quasi-secondaire. Une adaptation en film ou série de cette oeuvre colossale de Don Rosa qu'est La Jeunesse de Picsou (où il a enfin le premier et seul véritable rôle) relèvera sûrement du pur fantasme...

 

http://www.anthec.com/images/picsou.jpg

Le plaisir relatif au film reste aussi très limité puisque, comme cela est le cas pour la série éponyme, les véritables héros sont surtout Riri, Fifi et Loulou (dessin animé pour mouflets oblige : les enfants sont souvent plus intelligents que les adultes), ainsi que Zaza (les petites filles aussi ont leur mot à dire!). Pour cette pure et simple raison, et à moins d'être un vrai fan de la famille Duck, le spectacle est clairement à réserver aux jeunes voire aux très très jeunes. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la rediffusion de ce long-métrage se fait pendant les périodes de fêtes de fin d'année, histoire que les plus grands aient la paix pour quelques heures en collant les moutards devant l'écran.

 

Enfin, La Bande à Picsou : le film souffre au final des mêmes tards que Les Simpson : le film, à savoir n'être qu'un énième épisode supplémentaire, juste un peu plus long et produit avec plus de soin. La même chose en techniquement mieux. Ni plus, ni moins. On sait donc à quoi s'attendre.

 

 

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