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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 15:00

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/82/09/95/19807298.jpgIl n'y a pas si longtemps, j'ai émis le souhait d'aller voir un film en 3D. Oui, vous avez bien lu : en 3D. Je parle bien de cette technologie surfaite et mal utilisée qui nous fait payer plus cher le tarif déjà exorbitant d'un ticket de ciné.

 

S le procédé avait de quoi susciter la curiosité à ses débuts (Avatar) et s'est rapidement présenté comme une option plus que dispensable pour des films bons ou mauvais auxquels il n'apportait rien de plus (Toy Story 3 ou Transformers 3), l'envie de s'y frotter encore une fois a été d'autant plus forte quand cette technique fondamentalement ludique s'est mise au service d'un film dont le speech ne l'est pas moins : un épisode de la série Destination Finale.

 

Destination Finale repose sur un principe en soi extrêmement sympathique pour peu qu'on adhère au délire "cartoon-gore". Je m'adresse là à tous les connaisseurs de Happy Tree Friends (un dessin animé sur le web où des bisounours meurent dans d'atroces souffrances en raison d'accidents improbables) qui ne connaissent pas déjà cette saga : ruez-vous sur Destination Finale.

 

L'histoire est simple et efficace : la Mort poursuit des gens qui ont réussi à échapper à un accident mortel.

 

Puisant dans les peurs profondes et communes (peur de l'avion, accident de la route, phobie des Montagnes Russes), chaque épisode réserve son lot de surprises et de morts toutes aussi violentes qu'improbables.

 

Le point fort de la bonne idée repose sur la manière dont la Mort concocte son plan diabolique. La Mort à proprement parler n'est jamais montrée (il n'est nullement question de la vision classique d'un squelette vêtu d'une robe noire et d'une faux) mais on sent indubitablement sa présence via des artifices éculés mais redoutables à l'écran : ampoules qui grésillent, bougies qui s'éteignent, vent qui se lève... A cela s'ajoute la mise en place minutieuse d'incidents éventuels : flaque d'eau qui s'approche dangereusement d'une prise électrique, clou dont la pointe s'érige à l'approche d'un pied nu... Je me rappelle d'un article qui résumait parfaitement le concept de la saga : "Destination Finale où le film où même un spaghetti cuit peut devenir une arme mortel". J'adore, j'adhère.

 

Certes, les épisodes défilent et se ressemblent mais on s'en fout. La même recette est appliquée avec rigueur et la répétition se fait sentir depuis le troisième épisode mais, de la même manière que les films d'horreur des années 70-90, on est venu voir des ados libidineux se faire trucider à coups de pelle ou autre ustensile, dangereux ou non. Bien sûr, il n'est pas question d'un grand cinéma qui se prend au sérieux, contrairement à une autre série de films horrifiques comme Saw (premier épisode superbement machiavélique, épisodes suivants transformés en boucherie gratuite). Le premier Destination Finale lorgnait déjà fortement du côté "comicorrifique" malgré une certaine retenue (premier jet oblige). Les suites n'iront que plus loin dans le délire, et tant pis pour la cohérence.

 

Il est quand même temps d'évoquer ce Destination Finale 5, car il est quand même l'objet de cet article. L'accident central est cette fois un pont qui s'écroule. Depuis peu, on sent déjà l'essoufflement des scénaristes qui ne savent plus vraiment dans quelle peur commune puiser depuis le 4 (épisode demeurant le seul que je n'ai pas encore vu à ce jour et qui met en scène une course automobile). En cela, on espère de tout coeur que le 5 sera le dernier épisode, surtout quand on voit la fin qui semble définitivement boucler la boucle.

 

L'avantage de la série, c'est que les films sont de qualités assez similaires, la nouveauté résidant uniquement dans la diversité des morts subites. En cela, la saga n'a pas (trop) souffert du syndrôme des suites de films à succès qui appliquent la recette du "plus, toujours plus" (Saw 2 en est le parfait exemple) et Destination Finale 5 souffre des mêmes qualités et défauts que ses prédécesseurs : des personnages stéréotypés (mais on s'en fout, qu'ils crèvent tous, ce qui est souvent le cas), des morts violentes improbables ménageant savamment le suspense (quel va être l'instrument de la Mort?), les indices parsemés le long du métrage sur l'ordre des victimes (une excellente idée que d'avoir parfois utilisé le générique de début à cette fin), des scènes de transition chiantes (entre deux massacres, on s'ennuie), etc.

 

Un autre point de Destination Finale 5, c'est aussi celui que j'évoquais au tout début de cet article : s'amuser avec la 3D. Les projections de verre, autres débris et corps mutilés sont fun (sans être transcendantes) et il n'y avait que Destinale Finale (dans une moindre mesure Saw 3D mais je ne l'ai pas vu en 3D) pour faire ça.

 

Il n'est sûrement pas nécessaire de continuer plus longtemps. Destination Finale 5 s'adresse aux fans (comme toute suite qui se respecte) et/ou à ceux qui adhèrent au principe BCBB ("bien con bien bon") du gore comique.

 

En attendant de visionner ce petit film sans prétention, il y a toujours la possibilité de se "préparer" avec cette vidéo parodique et promotionnelle avec les principaux interprètes. Inutile de dire que, si vous n'aimez pas ce spectacle, la vision du film n'en sera que plus pénible.

 

 

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commentaires

customer support tech 08/07/2014 08:15

Dexter is a great series and I love watching Dexter kill all the bad guys. He is indeed a very brilliant and skilled serial killer and that too for the god of the people. Good cover picture too, thanks for sharing.